Le trafic aérien sera plus dense de 9h00 à 16h00 jusqu’au 31 juillet 2026. Des avions civils décollent de Besançon, des Rafale de Nancy et des Mirage 2000 de Saint-Dizier.
À ne pas confondre avec les aiguilleurs du ciel, les JTAC parlent, eux, directement avec les avions de chasse déployés sur les terrains de guerre. Ils commandent ainsi leurs frappes en temps réel.
Sur le terrain, ils sont soit positionnés dans un commandement extérieur, ce qui leur permet de diriger à distance les opérations aériennes, soit sur place pour décider de la stratégie à adopter (notamment en début de mission). Ils sont alors accompagnés de quatre à six opérateurs qui disposent d’un matériel technologique permettant de déterminer les stratégies à adopter (à l’aide de radios logicielles, lampes tactiques infrarouge, récepteurs vidéos).

Des ateliers pratiques de Valdahon à Pierrefontaine-les-Varans en passant par la Vallée de la Loue
Jusqu’au 31 juillet, ce sont 27 militaires (dont 10 Allemands et 15 Français) qui suivent des ateliers pratiques à Valdahon mais aussi à Pierrefontaine-les-Varans ou encore dans la Vallée de la Loue. "On va avoir de l’appui aérien en zone urbaine, une patrouille motorisée, un environnement non-permissif et un guidage depuis un centre d’opération", nous explique le lieutenant-colonel Alexandre.
Une accréditation délivrée par l’OTAN depuis 2010
Tous les JTAC français et allemands sont formés en anglais par les instructeurs de la base aérienne 133 Nancy-Ochey. Ils peuvent intervenir partout dans le monde dans le cadre des interventions commandées par l’OTAN. Ils sont 45 à être formés chaque année.
Au total, ils effectuent huit semaines de formation : trois en cours théoriques à Nancy avec l’appui d’un simulateur, trois semaines d’apprentissage des techniques tactiques puis deux semaines où la mise en pratique des outils est requise. À l’issue, ils passeront une évaluation lors de laquelle il leur sera demandé de résoudre un problème au cours d’une mission au sol.
Être JTAC n’est "pas acquis à vie", précise le lieutenant-colonel. Tous les ans, les JTAC repassent une évaluation pratique et théorique. S’ils ne la réussissent pas, ils ne seront plus autorisés à parler à un avion à la radio.
Qui peut devenir JTAC ?
Celles et ceux qui sont entrés dans l’armée et qui justifient de plusieurs années de service en unité opérationnelle. La formation est ouverte aussi bien aux officiers et sous-officiers qu’aux militaires du rang.
Enfin, les JTAC peuvent aussi bien venir de l’armée de Terre que de l’Air ou de la Marine.


