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Violences à Dijon : importante opération de police aux Grésilles

Publié le 19/06/2020 - 14:05
Mis à jour le 19/06/2020 - 14:10

MISE À JOUR À 14H05 •

Une vaste opération de perquisitions mobilisant 140 CRS était en cours ce vendredi 19 juin 2020 dans la matinée dans les quartiers sensibles des Grésilles, à Dijon, et du Mail à Chenôve, à la suite des violences survenues du 12 au 15 juin dans l'agglomération, a indiqué le préfet. Les gardes à vue de quatre membres de la communauté tchétchène interpellés jeudi ont été prolongées.

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©Alexane Alfaro

"Les opérations de police visent à rechercher des armes, des munitions et des stupéfiants", a indiqué à l'AFP Bernard Schmeltz, préfet de région.  "Le gouvernement a souhaité une action extrêmement déterminée et résolue pour rétablir la paix", à la suite des journées de tensions aux Grésilles et à Chenôve, a par la suite déclaré le préfet lors d'une conférence de presse sur place.

"Cette action résolue s'est traduite par l'envoi d'un renfort de deux compagnies de CRS dès mardi. Une autre illustration en est cette opération", a-t-il ajouté, sans vouloir indiquer le résultat des recherches. Mobilisant un escadron de gendarmes mobiles et une compagnie de CRS, soit environ 140 fonctionnaires, cette opération de police ne visait pas à procéder à des interpellations.

Le procureur de la République Eric Mathais avait indiqué mercredi que les investigations se poursuivaient "pour parvenir à identifier les participants" aux violences qui ont secoué les Grésilles mais aussi Chenôve, dans la banlieue sud-ouest de Dijon, lundi soir.

Dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, des hommes cagoulés sont apparus munis de ce qui semblaient être des fusils d'assaut ou des pistolets automatiques. Ils s'en sont également pris à des caméras de sécurité et ont incendié des véhicules.

Quatre gardes à vue prolongées

Ces violences ont fait suite à une série d'actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène désirant se venger de l'agression d'un adolescent par, selon eux, des habitants des Grésilles. Le calme est revenu depuis mardi et le père tchétchène de l'adolescent agressé a demandé que cessent ces exactions qui ont fortement marqué les esprits dans une capitale bourguignonne peu habituée à ce type de tensions.

Six Tchétchènes ont été interpellés et placés en garde à vue jeudi dans le cadre de l'enquête séparée sur les raids punitifs. Deux ont été mis hors de cause tandis que les gardes à vue des quatre autres ont été prolongées, a indiqué le parquet vendredi.

Interrogé sur les accusations de laxisme de la part de politiques et d'habitants des Grésilles, le préfet a dit vouloir "arrêter cette polémique". "La mobilisation a été complète et adaptée. Nous avons pris toutes les dispositions pour protéger la population", a-t-il assuré, démentant que la police ait "escorté" les Tchétchènes, comme l'affirme une partie de la population des Grésilles.

"Les Tchétchènes n'ont évidemment pas été escortés. Il ont été encerclés pour éviter qu'ils se dispersent. Aucune policier, aucun gendarme n'est resté inactif", a asséné M. Schmeltz. Le préfet a refusé de commenter un appel de certains habitants des
Grésilles à manifester samedi à Dijon pour réclamer sa démission. Aucune déclaration de manifestation n'avait encore été déposée vendredi en milieu de journée.

(Source AFP)

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