Alerte aux plantes invasives en Franche-Comté !

Publié le 06/04/2009 - 15:26
Mis à jour le 06/04/2009 - 15:26

Elles sont petites, vertes, mais surtout très envahissantes. Nous ne parlons pas ici d’extra-terrestres, mais de ces nouvelles plantes qui envahissent petit à petit notre région. Le conservatoire botanique national de Franche-Comté en a recensé 87 espèces. Parmi les plus connues : l’ambroisie ou encore, la renouée du Japon.

Pour être qualifiée « d’invasive », une plante doit réunir plusieurs critères : elle doit être exotique, c'est-à-dire provenir d’une région du monde différente de sa zone d’adaptation. Elle doit avoir ensuite réussi à se développer sans que la faune ou la flore déjà présentes ne puissent la concurrencer.

 

En Franche-Comté, l’une des plus répandues est la renouée du Japon. Considérée comme une plante très décorative avec ses petites fleurs blanches apparaissant en septembre-octobre,  elle a longtemps été introduite dans beaucoup de jardins et vendue par des jardineries. Dépourvue de prédateurs locaux et de compétiteurs, elle s’est très vite avérée défavorable à la biodiversité et donc potentiellement dangereuse.

 

Cette plante est présente principalement le long des cours d'eau mais également sur des terrains nouvellement remblayés par des matériaux contenant un résidu de plante. Sa propagation se fait soit naturellement par les crues qui la transporte, soit par l'homme (fauche, transport par le matériel, …)

 

En 2009, le Conseil général du Doubs a même décidé de lutter contre la renouée du Japon le long de la RD 39 Vallée du Dessoubre. Plusieurs agents sont  chargés de faucher et de recoloniser les sites en replantant une végétation autochtone.

 

Autre plante, autres problèmes : l’ambroisie. Cette plante, originaire d’Amérique du Nord est reconnue pour son pollen très allergisant. En Rhône-Alpes, où l’espèce est bien implantée, 6 à 12% de la population serait allergique à son pollen. Un plan de lutte a d’ailleurs été mené dans le Jura, avec notamment une campagne de prévention par le biais de plaquettes d’informations.

 

Pour l’instant, les techniques les plus fiables et les plus écologiques resteraient le fauchage répété. Autre solution : la manger ! En effet, l’ambroisie est une lointaine cousine de la rhubarbe, parait-il très consommée par les japonais. Avis aux amateurs…

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