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Des gendarmes francs-comtois se perfectionnent à l'Académie de police en Suisse !

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Ce n'est pas à Saint Tropez mais en Suisse ! Pour la première fois, c'est à l'académie de police de Savatan que 21 gendarmes officiers de police judiciaire (OPJ) francs-comtois (dont 7 femmes) sont venus suivre une formation complémentaire hors du commun pendant une semaine. Sur un site de 600.000 m2 en hauteur, ces gendarmes ont travaillé des mises en situation dans des salles adaptées de scènes de crimes, d'agressions, de vols à main armée. Objectif du stage : maintenir les "excellentes" relations transfrontalières et permettre aux gendarmes d'apprendre les ficelles du métier dans des conditions "optimales". Nous les avons rencontrés ce mercredi 3 septembre 2014.

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Dès les premières heures de stage, les OPJ de Franche-Comté ont fait face à des problématiques judiciaires transfrontalières et à appliquer les règles des accords de Paris en collaboration avec les magistrats, policiers, et gendarmes suisses.

Le faux pour agir en vrai

Les conditions de l'académie de Savatan sont "exceptionnelles" tant en terme de confort que de conditions de travail. Elles permettent entre autres la reconstitution ou la simulation dans des salles créées, décorées, installées pour reproduire des scènes de crimes, d'agressions, de vols à main armée… en appartement ou dans une discothèque par exemple. (Voir photos ci-dessus) Ces différents lieux se trouvent dans une sorte d'immense bunker construit dans une colline avec 35 km de galeries appartenant à l'armée, l'académie étant actuellement locataire. (Voir photos ci-dessus)

Une vraie enquête, avec un vrai gendarme dans un faux tribunal avec un faux accusé… 

Avec cet aspect "très pratique", comme le dit le commandant Alain Sevilla, les OPJ francs-comtois bénéficient de cours théoriques animés par des intervenants. Ce mercredi 3 septembre, les intervenants étaient Elisabeth Philiponet, substitut général en Franche-Comté, et le procureur de la République à Vesoul, Jean-François Parietti.

Après une heure d'échanges entre les stagiaires et Elisabeth Philiponet sur les astuces, conseils et les façons de témoigner d'une enquête lors d'un procès, la mise en pratique n'a pas tardé. C'est dans une autre salle aménagée en tribunal (voir photos ci-dessus) que la gendarme Magalie Navarro témoigne à la barre. À la présidence : Elisabeth Philiponet, l'avocat de la défense est Jean-François Parietti, à la barre, le gendarme en charge de l'enquête. L'homme sur le banc des accusés est accusé d'avoir tué son ex-concubine avec un fusil de chasse. Après avoir énoncé le déroulé des événements et de l'enquête, Maître Philiponet lui pose de nombreuses questions comme elle le ferait en réalité. Bilan : la gendarme Navarro s'est bien exprimée, mais ses propos étaient "trop édulcorés", "mais c'est très prometteur !" a indiqué la magistrate.

Après cette première expérience à l'académie de police de Servatan, une seconde édition est déjà organisée en septembre 2015. "Nous aimerions faire entrer cette formation dans la durée, la continuité en améliorant encore cette formation, car avec l'évolution de la délinquance, il que nous restions à niveau et même développer de nouvelles compétences (…)" nous confie le commandant Alain Sevilla.

Alexane

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