Un Franc-Comtois sur deux vit dans un bassin de vie rural

Publié le 13/12/2012 - 17:28
Mis à jour le 14/12/2012 - 09:14

La Franche-Comté est un territoire rural, avait-on besoin de le rappeler ? Une récente étude de l’Insee portant sur le découpage du territoire national en bassins de vie, déclinée en région, a en tout cas eu le mérite de le confirmer.

45 bassins de vie

Au total, 1666 bassins de vie ont été répertoriés sur le territoire français (dont 22 dans les DOM). Ces bassins sont définis comme les plus petits territoires au sein desquels les habitants ont accès aux équipements et aux services les plus courants. En Franche-Comté, on en recense 45 (voir notre carte), dont 13 dans le Doubs.

79% du territoire occupé par des bassins ruraux

Parmi eux, 34 bassins sont qualifiés de "ruraux". Ils occupent 79% du territoire et rassemblent 47% des Francs-Comtois. Soit l’équivalent de 555 250 habitants, un Franc-Comtois sur deux : c'est plus que la moyenne française.

"À l’échelle nationale, seule 31% de la population vit dans un bassin de vie rural", commente Aline Faure, chargée d’études à l’Insee. En région, on vivrait ainsi plus facilement en campagne. Pour autant, cela ne signifie pas que l’on a accès à moins de commerces ou de services. L’offre serait même supérieure à la moyenne française. "Localement, les bassins de vie ruraux sont dotés d’un ou deux équipements supplémentaires", souligne Aline Faure.

L’Insee différencie les types d’équipements. Il y a la gamme de proximité qui regroupe les écoles, la poste, les boulangeries, les supérettes…, la gamme intermédiaire avec les collèges, les librairies, les services de police et de gendarmerie et la gamme supérieure qui dispose de lycées, de services médicaux d’urgence, de maternité...

Moins d’équipements dans les zones isolées et périurbaines

Globalement, ce sont les bassins ruraux structurés autour d’un petit pôle d’emploi (entre 1500 et 5000 emplois) qui sont le mieux équipés. C’est le cas notamment sur les premiers et seconds plateaux du Jura entre Maîche et Champagnole, ainsi qu’à Saint-Loup-sur-Semouse, Delle et Saint-Amour. Tout comme pour le bassin de Pontarlier, classé lui aussi en zone rurale en raison de sa faible densité de population.

Bien sûr, cette accessibilité reste plus difficile dans les bassins de vie les plus isolés. Ceux-ci se situent dans les zones les moins denses de la région, en Haute-Saône (Jussey, Champlitte et Villersexel) et dans le sud Jura (Saint-Laurent-en-Grandvaux, Les Rousses, Clairvaux-les-lacs). "Il faut en moyenne 20 minutes pour accéder aux services dans ces bassins contre 17 minutes au niveau national."

Reste que le taux d’équipements varie selon si l’on se trouve à proximité d’un grand pôle urbain. Les bassins de vie ruraux périurbains disposeraient en effet de moins de services, bien qu’ayant une croissance démographique soutenue. Saint-Vit et Saône en font partie.

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