C’est une affaire hors norme qui a demandé des moyens hors norme et notamment une coopération Franco-Suisse ainsi que l’intervention d’une dizaine d’enquêteurs de l’unité nationale d’investigation de la gendarmerie.
Au total, 250 plaquettes d’or soit 6,2 kg ont été dérobés à Renens près de la Chaux-de-Fonds en Suisse dans un fourgon d’entreprise transportant des plaquettes d’or et des pièces détachées de montres de luxe. Le véhicule a ensuite pris la fuite, direction la France.
À première vue, tout semblait diriger vers un vol à main armé, l’employé expliquant aux autorités suisses avoir été mis en joue par deux hommes armés. Après avoir mené des investigations, il s’est finalement avéré que ce dernier était co-auteur du vol…
80 gendarmes mobilisés et une coopération franco-suisse
D’importants moyens ont été mis en place notamment grâce à une demande d’entraide pénale internationale. "Il a été proposé de travailler en équipe commune d’enquête (afin de dédoubler les investigations) pour faciliter la coopération et mener deux enquêtes jointes avec des modalités de communication facilitées", a précisé Lucas Maillard-Salin, substitut du procureur de la République, qui précise que les premières investigations ont mené à la recherche de ressortissants français ou résidentes France.
La zone frontalière est-elle un terrain propice au vol d’or ? Selon le colonel Vila commandant la section recherche de la gendarmerie du Doubs, 30 personnes ont été interpellées et 15 ont été incarcérées sur des sujets similaires depuis les 12 derniers mois.
Pour l’opération citée ce jour, 80 militaires ont été sollicités ainsi que trois équipes cynophiles sans compter le travail des 10 enquêteurs spécialisés de l’unité nationale d’investigation de la gendarmerie, des enquêteurs locaux et suisses.
Sept hommes interpellés dont quatre mis en examen
Sur les sept personnes quatre sont mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation : vol en bande organisée, blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime.
Pour les trois autres personnes restantes, une est sous le coup d’une ouverture d’information judiciaire et les deux autres ont été laissées libres.
S’ils sont reconnus coupables des différents chefs d’accusation, ils encourent jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle.
L’or, lui, n’a pas encore été retrouvé.


