À peine dévoilée ce mardi 22 septembre 2026 sur les réseaux sociaux, que la nouvelle fresque du graffeur bisontin fait déjà parler d’elle. Réalisée sur le mur d’expression libre de la Malcombe, elle met en scène un policier CRS grimé en grande faucheuse entouré des mentions "la police tue", "non au permis de tuer" et de plusieurs cibles rouges. En bas de celle-ci, le street artiste a indiqué les noms de plusieurs victimes de violences policières.
Un thème et une fresque qui de toute évidence n’est pas au goût du maire de Besançon, Ludovic Fagaut qui a indiqué "se désolidariser du message" et annoncé son intention "d’effacer cette fresque inacceptable".
Le Maire de Besançon précise dans son communiqué avoir échangé avec le préfet du Doubs et le directeur interdépartemental de la police nationale. À la suite de cet entretien, la Ville de Besançon précise qu’elle se "désolidarise clairement de ce message, qui ne correspond ni à la position de la municipalité, ni aux valeurs républicaines que la Ville entend défendre". Elle entend également condamner "fermement ce type de tag, même situé sur un mur d’expression libre".
La fresque recouverte par la Ville dans l'après-midi
Si le nouvel édile, qui a fait le choix d’armer sa police municipale, reconnaît que "la liberté d’expression et la création artistique doivent être préservées", il ajoute néanmoins qu'elles "supposent certaines limites et ne sauraient justifier une mise en cause globale des femmes et des hommes qui exercent leur mission au sein des forces de police".
Peu de temps après l’envoi de son communiqué et moins de 3h après que l’artiste ait publié le rendu de sa fresque sur ses réseaux, le maire de Besançon annonçait avoir recouvert la fresque sur sa page Facebook.


