Agriculture en Bourgogne-Franche-Comté : la force du collectif pour répondre aux enjeux de demain

Publié le 10/09/2025 - 16:02
Mis à jour le 10/09/2025 - 15:53

La conférence agricole régionale s’est tenue mardi 9 septembre 2025 à Besançon. Réunis au sein du palais des congrès de Micropolis, les acteurs du monde agricole ont effectué un tour d’horizon de la santé économique de la production agricole de Bourgogne-Franche-Comté pour l’année 2024. 

Fruit d’une collaboration entre la chambre régionale d’Agriculture, Cerfrance, l’État et la Région, l’observatoire prospectif de l’Agriculture de Bourgogne-Franche-Comté a souhaité explorer cette année la thématique de "la force du collectif en agriculture". Objectif : mettre en valeur les exemples de réussites régionales collectives pour préserver ces engagements afin de répondre aux enjeux de demain. 

En introduction de séance, le président de la Chambre régionale d’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté, Vincent Lavier a rappelé que cette conférence était "un moment important de la vie de notre agriculture mais aussi le moyen de pouvoir échanger entre nous". Elle permet notamment de dresser un panorama intéressant et d’avoir "une vision globale de notre agriculture", notamment sur les secteurs en souffrance, mais également ceux qui tirent leur épingle du jeu. 

Vincent Lavier, président de la Chambre régionale d’agriculture de Bourgogne-Franche-Comté. © Élodie R.

Vincent Lavier s’est également adressé aux jeunes et futurs agriculteurs en leur rappelant l’importance  de "rentrer dans un collectif quand on prend la décision de s’installer en agriculture". Pour en illustrer l’importance, il a d’ailleurs partagé son expérience d’agriculteur en Côte d’Or où le travail collectif lui a pour sa part permis de "sécuriser mon installation, gagner en efficacité et en performances sur mon système mais aussi de porter de nombreux projets que je n’aurais jamais pu conduire seul sur mon installation". 

80% des exploitations adhèrent à une CUMA

Cet engagement collectif est d’ailleurs on ne peut plus présent en Bourgogne-Franche-Comté où la région compte 80% d’exploitations adhérant à une Coopérative d’utilisation du matériel agricole (Cuma). 

Concernant les données économiques de 2024, celles-ci font apparaître des résultats fort différents selon les productions ont résumé Agathe Chevalier de la Chambre régionale d’agriculture Bourgogne-Franche-Comté et Marine Le Fer (Cerfrance Alliance Comtoise). L’année a par ailleurs été émaillée de grosses difficultés météorologiques telles que la grêle, la pluie, le gel, l’excès d’eau ou encore un manque de lumière. Celles-ci ont par exemple fortement affectées le secteur des grandes cultures touché par des rendements historiquement bas. L’année pluvieuse et chaude a impacté la qualité des fourrages et la production. D’après les données Cerfrance, pour 80% des exploitations, le résultat courant par unité de travail annuel fourni (UTAF) en 2024 est négatif contre 50% en 2023. Il atteint également son niveau le plus bas depuis 2014 avec -27.700€ contre -2.700€ en 2023. 

Une météo capricieuse qui complique les rendements

Après avoir été longtemps en difficulté, l’élevage allaitant se porte aujourd’hui beaucoup mieux depuis deux ans mais a été fortement perturbé en 2024 en raison d’une météo capricieuse. Les éleveurs ont été confrontés à la complexification des protocoles sanitaires en fin d'été à cause de la propagation de la Fièvre Catarrhale Ovine. Toutefois, la pénurie de viande bovine sur le marché européen entraîne une nouvelle hausse des cours pour toutes les catégories d'animaux. Mais les prix soutenus ne suffisent pas à compenser la hausse de certaines charges (mécanisation, entretien de matériel, fermages, amortissements), occasionnant une nouvelle baisse des résultats économiques dans la continuité de 2023 (résultat courant de 20.000€/UTAF, bovins+cultures : -400€).

Constat similaire pour la filière élevage ovin viande où tous les départements ont été touchés par  la fièvre catarrhale ovine causant une surmortalité importante pour les ovins et affectant la fertilité des brebis. Malgré des prix plus haut en 2024, le prix de la viande ne suffit cependant pas à maîtriser un résultat courant affecté par la hausse des charges. 

Une année 2024 éprouvante

L’élevage bovin lait de plaine bénéficie quant à lui d’une conjoncture économique positive en partie grâce à une baisse de charges et un prix du lait qui résiste. Les revenus restent ainsi "bons" ont commenté Agathe Chevalier et Marine Le Fer. Le secteur affiche un résultat courant de 18.300€/UTAF en 2024 mais rencontre des difficultés de renouvellement des générations. Lui aussi affecté par une pluviométrie record en 2024, l’élevage bovin lait AOP du massif jurassien affiche une productivité stagnante et une production fromagère en baisse. Le secteur affiche toutefois un résultat courant en moyenne de 58.100€ par exploitation. 

Malgré une année 2024 éprouvante, la viticulture régionale se porte bien avec des exportations en hausse. La campagne 2023-2024 a également permis de retrouver des volumes normaux qui ont permis de reconstituer les stocks. De bon augure avant l’arrivée d’un millésime 2024 réduit. L’observatoire prospectif de l’Agriculture de Bourgogne-Franche-Comté émet toutefois une inquiétude sur les taxes Trump car une bouteille sur cinq de la région est exportée aux États-Unis. 

Plusieurs vidéos d'exemples d'exploitations mettant en avant le travail collectif sont venues ponctuer la présentation de l'observatoire prospectif de l'agriculture. La seconde partie de la matinée a été consacrée à une conférence suivie d’échanges sur le thème "la force du collectif en agriculture" avec l’intervention d’Emmanuel Vasseneix, président de la Laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel, acteur clé du lait équitable et de la juste rémunération au sein des filières.

Economie

Aymée Vanhée, graveuse de pierre : faire revivre un métier d’art à travers chaque inscription

À 26 ans, Aymée Vanhée exerce un métier dont beaucoup ignorent encore l'existence. Installée à Besançon, cette jeune artisane vient de créer son entreprise, Papier de pierre, spécialisée dans la gravure manuelle sur pierre. Derrière chaque nom inscrit sur un monument funéraire, elle revendique un savoir-faire artisanal, hérité d'une longue tradition, mais aussi une approche plus directe et plus juste pour les familles.

Selon une étude, 75 % des Français préfèrent les commerces indépendants aux grandes enseignes

75 % des consommateurs français estiment que les commerces indépendants offrent une meilleure expérience en boutique que les grandes chaînes et les grands magasins. Selon une étude menée pour Faire, une ambiance soigneusement pensée pourrait inciter les clients à rester plus longtemps et à dépenser davantage.

À Besançon, Simon Leclair lance “Bissapéti” pour faire découvrir le bissap au grand public

Simon Leclair, jeune entrepreneur franco-sénégalais et bisontin de 25 ans, a créé Bissapéti, une boisson naturelle à base d’hibiscus inspirée d’une recette familiale, disponible depuis mi juillet 2026. De Besançon, il ambitionne de faire connaître cette spécialité d’Afrique de l’Ouest en France, puis à l’international.

À Dijon, Cycles Lapierre demande son redressement judiciaire pour préparer son avenir

L'entreprise dijonnaise Cycles Lapierre, qui célèbre cette année ses 80 ans, a demandé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Dijon, selon un communiqué du 5 août. Une décision présentée par la direction comme une étape destinée à assurer la poursuite de l'activité, préserver le maximum des 106 emplois et permettre l'entrée d'un nouvel investisseur.

Besançon : le restaurant Le Calice Enchanté va fermer, sa gérante lance un appel pour trouver un repreneur

Ouvert rue Péclet à Besançon depuis 2020, le restaurant Le Calice Enchanté, spécialisé dans la cuisine médiévale historiquement documentée, va cesser son activité. Dans une vidéo publiée sur Instagram le 5 août, sa gérante, Eva Oberson, explique les raisons de cette décision et appelle à partager son annonce afin de trouver un repreneur pour le local. Elle souhaite désormais poursuivre son projet sous une forme itinérante.

Un tiers des véhicules neufs vendus en France sont électriques

Selon le dernier rapport de la Plateforme automobile (PFA) concernant les ventes de voitures neuves en juillet 2026, les véhicules électriques poursuivent leur belle progression en France. Ils ont représenté plus d'un tiers des immatriculations de juillet. Une dynamique dont profite notamment Renault, qui place quatre modèles dans le top 5 des ventes.

Au Clavelin, Jules Laude sert la Franche-Comté aux Parisiens…

Dans une rue calme du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue des Martyrs, le Clavelin ne ressemble pas à un bar à vin comme les autres. Derrière le comptoir, Jules Laude a choisi de faire de son établissement une véritable vitrine de la Franche-Comté. Vins du Jura, fromages régionaux, recettes familiales et rencontres avec des vignerons composent l'identité de ce lieu ouvert depuis août 2023, où le terroir franc-comtois s'exprime dans une ambiance décontractée.

Sécheresse dans le Doubs : préserver l’eau, un combat de long terme aux conséquences déjà très visibles

Le Doubs est en "crise sécheresse", niveau maximum, depuis le 17 juillet 2026. À cela s'ajoute la quatrième vague de chaleur qui frappe la région. L'écosystème du département est mis à rude épreuve. Quel est l’impact sur ce territoire où l’eau est une ressource devenue fragile ? Qu’en est-il de la production laitière, premier produit agricole de la région, qui est vulnérable vis à vis du manque de précipitations ? On en parle avec le directeur de l'EPAGE et un agriculteur.

Le groupe haute-saônois ABEO rachète 60 % de Hurricane Group, spécialiste des sports urbains

Le groupe ABEO poursuit son développement dans l'univers des sports urbains. L'entreprise a annoncé, ce mardi 4 août, l'acquisition de 60 % du capital de Hurricane Group, société montpelliéraine reconnue pour l'organisation du FISE et la conception d'infrastructures dédiées aux disciplines urbaines.

Où prendre un petit-déjeuner à Besançon ?

INFOS PRATIQUES • Le réveil a sonné un peu trop tard ? Ou une envie de troquer la routine matinale contre une pause gourmande ailleurs que chez soi ? À Besançon, de nombreux établissements ouvrent leurs portes dès tôt le matin pour accueillir les amateurs de petit-déjeuner. Du traditionnel café-croissant aux formules plus généreuses et élaborées, voici une sélection d'adresses pratiques où savourer un petit-déjeuner à Besançon.

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage