Bac jaune, bac gris, bac vert, déchetterie... Comment éviter les erreurs de tri pendant les fêtes ?

Publié le 16/12/2022 - 12:02
Mis à jour le 16/12/2022 - 16:14

À l’occasion des fêtes de fin d’année, nous avons rencontré André Terzo, vice-président du Sybert en charge du tri et Guillaume Sellier, responsable du centre de tri et maintenance du Sybert à Besançon pour faire le point sur les erreurs de tri des déchets à éviter…

Pendant l’année, avant que le Covid ne vienne perturber nos habitudes, le Sybert relevait 18% d’erreurs de tri. Depuis le Covid, ce chiffre a largement augmenté pour atteindre les 28% d’erreurs. Pourquoi ? "Pour une question d’hygiène, on ne touchait plus à rien, on mettait tout dans un sac fermé, direction le bac jaune », nous explique André Terzo, « mais ces erreurs continuent aujourd’hui donc c’est important de re-sensibiliser la population aux bons gestes."

Les sacs fermés, l’un des fléaux du Sybert

La principale erreur que rencontre le Sybert et qui pose problème au centre de tri, ce sont les sacs-poubelle fermés dans le bac jaune. "Nous n’ouvrons pas les sacs fermés au centre de tri, donc les déchets imbriqués dans un sac-poubelle ne peuvent pas être triés par la machine et le sac-poubelle n’est pas recyclable", détaille Guillaume Sellier, "la meilleure solution, c’est de mettre les déchets séparés les uns des autres dans un sac chez vous et de les jeter en vrac dans le bac jaune."

Carcasse de mouton, de chevreuil, excréments, pot d’échappement, casseroles, acide…

Les erreurs de tri, tout le monde en fait, mais il y a les erreurs de tri involontaires et les erreurs de tri intentionnelles. Régulièrement, le Sybert rencontre des objets particulièrement insolites dans son centre de tri dont certains peuvent mettre la santé du personnel en danger. "On trouve de tout au centre de tri, il n’y a pas longtemps, on a retrouvé une carcasse de mouton, une carcasse de chevreuil, 100kg d’excréments, une scie à métaux, des extincteurs, des casseroles, une batterie lithium-ion, un pot d’échappement, de l’acide, des seringues… entre autres", énumère le responsable du centre de tri.

Les capsules de protoxyde d’azote ne vont pas à la poubelle

Et l’un des déchet les plus récurrent et particulièrement dangereux pour les femmes et les hommes qui travaillent sur le circuit de tri, ce sont les capsules de protoxyde d’azote. Normalement, les capsules de protoxyde d’azote sont utilisées pour cuisiner, mais son usage détourné par de nombreux adolescents pour bénéficier d’effets euphorisants lors de soirées entraîne une sur-consommation et de très nombreuses erreurs de tri. "Ces capsules peuvent flamber donc ça provoque régulièrement des départs de feu, c’est dangereux et en plus, ces erreurs de tri coûtent cher à la collectivité", précise Guillaume Sellier. Les capsules de protoxyde d’azote doivent être amenées en déchetterie.

+ 10% d’erreurs de tri pendant les fêtes

Entre décembre et début janvier, les habitants du territoire du Sybert (Grand Besançon Métropole - communauté de communes Loue Lison - communauté de communes du Val Marnaysien) font plus d’erreurs de tri avec leurs déchets. En période de fêtes de fin d’année, les déchets sont plus nombreux et plus variés, c’est pourquoi une « remise à niveau » des bon réflexes de tri peut être utile. C’est ce que nous avons réalisé avec André Terzo et Guillaume Sellier dans une vidéo.

Infos +

Le Sybert compte 35 valoristes et 10 personnes qui accompagnent, encadrent les équipes, ainsi que des caristes.

Le centre de tri fonctionne 5 jours sur 7, du lundi au samedi, de 6h à 21h avec deux équipes de personnels. En cas de jour férié dans la semaine, il est amené à fonctionner le samedi.

Infos pratiques

  • En cas de doute sur le tri des déchets, le site internet du Sybert répond à toutes les questions : www.sybert.fr
  • Une boîte contact est également à disposition : contact@sybert.fr

Société

Marche LGBTQIA+ à Besançon : “C’est encore insupportable de savoir que deux hommes couchent ensemble”

La marche militante LGBTQIA+ (ou marche des fiertés) de Besançon se tiendra le samedi 16 mai 2026. Organisée par le collectif 17 mai, cet événement revendicatif et festif s’inscrit dans une dynamique locale initiée depuis 2020, avec le soutien de l'ancienne maire Anne Vignot et la participation de nombreuses associations du territoire. On en parle en détail avec Lucie Dernière Minute, responsable de l’organisation de l’évènement.

Besançon est-elle menacée par la mouvance “masculiniste” ?

La préfecture du Doubs organisait ce mercredi 6 avril un exercice de sécurité grandeur nature simulant une attaque terroriste menée par des assaillants se réclamant du courant “masculiniste”. Ce choix de scénario soulève des interrogations. Faut-il y voir une menace réelle pour Besançon ? Et cette mouvance vise-t-elle uniquement les femmes ? Éléments de réponse.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Attaque masculiniste au collège : un exercice grandeur nature avec deux morts simulés à Quingey

VIDÉOS + DIAPORAMA • Un exercice de sécurité civile grandeur nature s’est tenu mercredi 6 mai au collège Félix Gaffiot, dans la commune de Quingey. Organisée à l’initiative de Rémi Bastille, cette simulation visait à entraîner les différents services de secours et de gestion de crise à la prise en charge d’un événement provoquant de nombreuses victimes.

Dans le Doubs, la contestation de l’expulsion d’un ressortissant kosovar adressée au préfet

Dans une lettre ouverte datée du 22 avril 2026 et adressée au préfet du Doubs, le président du Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers (CDDLE) exprime son désaccord après l’expulsion d'un père de famille originaire du Kosovo, une mesure qui a conduit, selon la lettre, à la séparation de l’intéressé avec son épouse et leurs trois enfants restés en France à ce moment-là.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.1
couvert
le 09/05 à 03h00
Vent
1.3 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
92 %

Sondage