25 policiers passent les Clairs-Soleils au peigne fin

Publié le 06/02/2014 - 11:46
Mis à jour le 08/02/2014 - 15:10

Cages d’escaliers, garages, commerces : des policiers de Besançon ont passé au peigne une partie du quartier des Clairs-Soleils, ce mercredi 6 février 2014. Une opération de contrôle pour sécuriser le secteur.

La police dans les quartiers

Véhicules banalisés, voitures siglées et motards arrivent dans le quartier des Clairs-Soleils. Il est 15 heures. Objectif : rechercher des stupéfiants, des objets volés et libérer des lieux communs anormalement privatisés. "Ce type d'opération nous permet de sécuriser un quartier et de montrer notre présence", explique le commissaire Matthieu Lapeyre, responsable du Service de sécurité de proximité (SSP) du commissariat de Besançon, qui dirige l'opération sur réquisition du procureur de la République.

Quelque 25 policiers du SSP et de la sûreté départementale, ainsi que des CRS et une brigade cynophile, se déploient autour des différentes "cibles". Pour commencer, ils vérifient les identités des clients d'un bar, tabac, kebab. Un chien dressé pour la recherche de stupéfiants flaire les locaux, "marque" à quelques endroits, sans rien trouver de concret.

Des portes enfoncées au bélier

Direction ensuite vers une barre d'immeuble située à quelques centaines de mètres. Par des investigations ultérieures, les policiers ont identifié un certain nombre de pièces normalement communes aux habitants de l'immeuble, mais privatisées par des individus ayant installé des serrures pour s'approprier les lieux.

Sous le regard discret de rares habitants du quartier, une première équipe de policiers pénètre dans une cage d'escalier. Une deuxième et une troisième équipe sont en protection et d'autres collègues armés restent à l'extérieur du bâtiment. Munis d'outils et d'un lourd bélier en métal, deux hommes enfoncent les portes anormalement verrouillées des parties communes de l'immeuble. Le "chien stup", Ghost, inspecte ensuite les locaux, tantôt vides, tantôt transformés en salon de fortune ou en vaste capharnaüm.

Un habitant arrive en criant. Il est furieux, explique que le local dont la porte vient d'être pliée à coups de bélier lui appartient. "C'est le local à vélo, si vous m'aviez demandé, j'aurais ouvert", affirme-t-il. Il ne convint pas les policiers qui vérifient son identité. "Ce sont des locaux communs que certaines personnes s'approprient pour stocker toutes sortes de choses ou des stupéfiants. Nous sommes là pour vérifier les parties communes et leur accessibilité", explique un policier. Quatre cages d'escaliers sont ainsi passées au peigne fin par les fonctionnaires de police.

Une moto-cross refrappée découverte dans un garage

Vient le tour des garages de l'immeuble. Ceux qui ne sont plus attribués devraient être vides, or ils sont occupés. À l'intérieur de l'un d'eux, Ghost marque sur des pneus de voiture découpés. D'après les policiers, ils ont probablement servi à transporter de la drogue, mais pas un gramme de stupéfiant ne sera trouvé sur place.

En revanche, une moto-cross dont le numéro de moteur original a été limé, puis refrappé, est découverte dans un des garages. "Il y a des problèmes de rodéo à moto dans le quartier et c'est typiquement le type de véhicule qui est utilisé", constate le commissaire Lapeyre. La moto est embarquée par les policiers qui ouvrent plus d'une dizaine de garages au total.

"Nous faisons régulièrement ce type d'opération dans différents quartiers de Besançon, environ une fois par mois, et nous avons l'intention de les intensifier, précise le commissaire. Aujourd'hui nous sommes à Clairs-Soleils, demain nous serons dans un autre quartier".

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