Chaud au boulot : vos témoignages à Besançon...

Publié le 26/07/2013 - 17:55
Mis à jour le 26/07/2013 - 18:23

Pas facile de savoir quoi porter avec cette chaleur caniculaire ! On aurait bien envie de faire tomber la chemise ou de sortir le mini short… Dans certaines entreprises, les employés sont libres de porter ce qu’ils veulent. En revanche, certains chef d’entreprise n’hésitent pas à imposer un code vestimentaire » dans leur règlement intérieur, et peuvent exiger une tenue de travail obligatoire pour les salariés en contact avec du public, comme par exemple l’uniforme pour des hôtesses d’accueil. Voici quelques témoignages...

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Photo d'illustration ©roman

« il fait trop chaud pour travailler !?! »

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Pascale travaille au sein de l’administration d’un magasin de bricolage bisontin et doit porter sa “tenue de travail” composée d’un pantalon jean, d’un tshirt et de chaussures de sécurité. “J’ai parfois à intervenir en réserve ou à la réception marchandise, donc les chaussures de sécu sont obligatoires. Même les ressources humaines sont en chaussures de sécu, c’est pour que tout le monde soit traité de la même façon ».

Dans la banque où travaille Nicolas, conseiller financier, il fait près de 23°C. Il porte un costume avec une chemise à manche longue et pour lui « la chemisette est interdite par la police du bon goût ». Certaines personnes peuvent, climatiquement parlant, se permettre de jouer les fashion victims quand d’autres étouffent…

Comme par exemple Toufik, vendeur dans un magasin de boissons, qui a très chaud sur son lieu de travail. Il peut toutefois porter ce qu’il veut : short, t-shirt, chemisette pour pousser des palettes dans le magasin. « Je n’ai pas la clim il fait 30 degré en continue et il n’y a rien du tout a part une clim dans le bureau mais bien sûr, je ne vais pas dans le bureau… « 

Aurélie, chargée d’accueil, doit porter un pantalon, une chemise, un gilet sans manche et des chaussures fermées. « La climatisation fonctionne jusqu’à 17h environ… mais elle n’est pas forte et il fait tout de même très chaud, surtout aux pieds ! « 

Justine, apprentie pâtissière doit porter un pantalon de travail, une chemise de travail, un tablier et des chaussure de sécurité. « Je garde un petit débardeur sous ma chemise de travail. On a pas vraiment de climatisation, juste un vieux moteur de frigo qui tourne sans trop rafraichir… Autrement dit, il fait très chaud, dans un laboratoire de pâtisserie, surtout vers les fours « .

Elodie est vendeuse dans un magasin de prêt-à-porter à Besançon climatisé et peut porter t-shirt, débardeur, juper et pantalon. Son employeur refuse cependant que ses employés portent des tongs et le short. Autre chose : les tatouages ne doivent pas être apparents.

Sid-Ahmed est sapeur-pompier à Besançon. Dans le cadre de son métier, “la tenue d’été est la même qu’en hiver”. En effet, ce métier à risque requière une veste et un pantalon d’intervention et une pair de rangers de sécurité.

Pauline est vendeuse dans un grand magasin (trop ?) climatisé. Pour éviter de tomber malade, elle n’hésite pas à porter le pantalon : “si je pouvais porter une combinaison de ski, je le ferais ! Ca m’éviterait de tomber malade comme la semaine dernière !” s’amuse-t-elle.

Chaleur au travail : tenue “correcte” exigée ?

L’article L 1121-1 du Code du travail dispose que « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ». Cela signifie qu’un employeur peut pour des raisons de sécurité ou d’hygiène imposer à ses salariés le port d’une tenue obligatoire : par exemple, le port de la blouse pour le personnel soignant comme les infirmiers, ou des tenues de protection sur les chantiers de travaux publics. Par contre, la restriction imposée par l’employeur doit être justifiée. Il a été jugé qu’une salariée embauchée en qualité d’agent d’entretien ne peut se voir imposer le port d’une jupe qui descend jusqu’au genou. Pour les juges, cette contrainte vestimentaire n’était pas justifiée par la tâche à accomplir, ni proportionnée au but recherché.

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