Covid-19 : Santé publique France adopte de nouvelles méthodes de calcul pour certains indicateurs

Publié le 09/12/2020 - 06:43
Mis à jour le 08/12/2020 - 20:52

Certains indicateurs de suivi de l’épidémie de Covid-19 diffusés par Santé publique France vont connaître une brusque variation mais cela est dû à des changements de calcul, pas à une dynamique de circulation du virus différente, prévient l’agence sanitaire.

 © D Poirier
© D Poirier

D’une part, l’intégration des tests antigéniques rapides dans la base nationale Sidep (Système d’information de dépistage populationnel), qui ne comprenait jusqu’ici que les tests virologiques RT-PCR va modifier à la hausse le taux d’incidence, mais « la tendance de la dynamique de l’épidémie reste identique », prévient Santé publique France dans un communiqué.

Ce taux d'incidence, qui donne le nombre de nouveaux cas détectés sur sept jours pour 100.000 habitants, se situait à 86 au 4 décembre et la nouvelle méthode de calcul le fait grimper à 107 à la même date, du fait de la comptabilisation des tests antigéniques, indique-t-on à l'agence sanitaire.

Ces tests étaient déjà inclus dans le calcul des nouveaux cas quotidiens que SpF diffuse tous les soirs et qui stagne actuellement à une moyenne d'environ 10.000 par jour, alors que le gouvernement tablait sur 5.000 nouveaux cas par jour au 15 décembre pour alléger les restrictions sanitaires.

"Tous les résultats de tests, RT-PCR ou TAg (antigéniques), entrent dorénavant dans la production des indicateurs SI-DEP (taux d'incidence, taux de positivité et taux de dépistage)"

L'autre changement porte sur le taux de positivité (pourcentage de cas positifs sur le total des personnes testées) et le taux de dépistage (pourcentage de personnes testées par rapport à la population totale). Auparavant, Spf ne prenait en compte que les personnes testées positives ou négatives pour la première fois.

"Ainsi, étaient exclues les personnes multi-testées négatives avec comme conséquence une sous-estimation croissante au cours du temps du nombre de personnes testées", puisqu'il est désormais "fréquent qu'une même personne effectue plusieurs tests, notamment lorsque les précédents étaient négatifs."

Désormais, les personnes "re-testées positives pour la première fois depuis plus de 60 jours" et toutes les personnes testées négatives, même celles qui l'ont déjà été, sont intégrées. "Le risque de réinfection, qui est aujourd'hui considéré très faible mais possible après 60 jours, doit pouvoir être identifié", explique l'agence sanitaire.

Avec le nouveau calcul, le taux de positivité, qui se situait à 10,7% au 4 décembre sur les sept derniers jours, chute mécaniquement à 6,4% à la même date, car la base sur laquelle est calculée la proportion de tests positifs est plus large.

(AFP)

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