Covid-19 : "Une lueur d'espoir" en cette rentrée pour le cinéma Mégarama Beaux-Arts

Publié le 07/09/2020 - 15:04
Mis à jour le 12/02/2021 - 17:41

Depuis la réouverture des cinémas après le confinement le 22 juin 2020, une baisse de -75 à -80% de la fréquentation a été constatée en moyenne dans tous les cinémas de France. A Besançon, le Mégarama Beaux-Arts n’a malheureusement pas fait l’exception. Malgré tout, depuis la sortie du blockbuster américain Tenet la semaine dernière, « une lueur d’espoir » sur une possible relance se dessine…

Cédric Louvet, directeur du Mégarama Beaux-Arts s'est senti très inquiet les semaines suivant la réouverture de son complexe place de la Révolution. La fermeture du Grand Rex à Paris ne lui a pas donné confiance en l'avenir et une question principale se posait : "pourquoi les gens ne reviennent-ils pas au cinéma ?"

 Le virus, l'après-confinement, un effet VOD, pas de blockbusters…

 Selon le directeur, qui travaille dans le secteur du cinéma depuis 7 ans, il y a plusieurs hypothèses dont la première concernant un "effet confinement" : "Après avoir été enfermés pendant 2 mois, les gens n'avaient sans doute pas envie de s'enfermer au cinéma et voulaient certainement rester dehors, ce que je peux comprendre", nous dit-il.

Ensuite, Cédric Louvet admet qu'"il n'y a pas eu de sorties de films comme on en a l'habitude. Il faut savoir que les 2/3 des entrées concernent les films américains et des blockbusters, mais cet été, il n'y en a pas eu." A titre de comparaison, Le Roi Lion qui était sorti à l'été 2019 avait été une bonne locomotive pour terminer l'année en beauté. Cet été 2020, le film attendu Mulan, n'est finalement pas sorti au cinéma, mais sur la plateforme Disney… un gros manque à gagner pour les salles françaises. "Heureusement, d'autres distributeurs ont joué le jeu !", positive Cédric Louvet.

Il suppose également que le public "avait peur du virus, de se retrouver dans une salle avec d'autres gens, ce que je comprends également, mais nous avons protocole sanitaire strict".

 Enfin, les spectateurs ont-ils pris de nouvelles habitudes, notamment en regardant les plateformes de VOD comme Netflix ou Amazon ? "C'est également une raison que nous n'écartons évidemment pas", nous répond le directeur.

Le masque obligatoire dans les salles obscures

Depuis le 22 juin, les cinémas doivent respecter un protocole sanitaire strict : désinfection des caisses et des bornes d'achat de places de cinéma régulièrement, gel hydroalcoolique à disposition, des inter-séances plus longues pour renouveler l'air des salles, et les portes restent ouvertes pour que le public touche le moins de choses possibles. Dans les salles, les familles et les amis peuvent s'asseoir les uns à côté des autres, mais un siège "bloqué" les séparent des autres spectateurs.

© Alexane Alfaro

Et si jusqu'à récemment le port du masque n'était obligatoire que dans les espaces communs (file d'attente, caisses, couloirs…), depuis le 29 août dernier, il est également obligatoire dans les salles pendant toute la durée des films. Bonne nouvelle pour les gourmand-es : il est possible d'ôter le masque pour grignoter du pop corn et d'autres friandises proposées par le cinéma. Attention à ne pas oublier de le remettre ensuite !

"Une lueur d'espoir" avec le film Tenet

La superproduction américaine Tenet de Christopher Nolan, sortie la semaine dernière, a apporté une note positive après "des pertes importantes", souligne Cédric Louvet. "Pour la première fois depuis la réouverture, nous pouvons dire que nous avons fait exactement le même nombre d'entrées que l'année dernière à la même période !", se réjouit-il, "c'est une lueur d'espoir, on est aujourd'hui plutôt confiant parce qu'on a vu que les gens étaient revenus."

Prochains rendez-vous et sorties à ne pas manquer :

  • 25 septembre : nouveau spectacle de Mickey Mitch à 20h30
  • 30 septembre : Wonderwoman, de Patty Jenkins
  • 7 octobre : Poly, de Nicolas Vanier
  • 14 octobre : Les Trolls 2, de Walt Dohrn et 30 jours max de Tarek Boudali
  • 28 octobre : Black Widow, de Cate Shortland
  • 11 novembre : Mourir peut attendre (James Bond) de Cary Joji Fukunaga
  • 18 novembre : Aline, de Valérie Lemercier
  • 25 novembre : Kaamelott, de Alexandre Astier
  • 9 décembre : Les Tuche 4, de Olivier Baroux

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