De 20 à 25 ans de réclusion requis au procès d’un violent braquage en Suisse

Publié le 15/11/2016 - 17:09
Mis à jour le 15/11/2016 - 17:37

Des peines de 20 à 25 ans de réclusion ont été requises ce mardi 15 novembre 2016 à l'encontre de 4 hommes jugés en France devant les assises du Rhône pour le braquage raté d'un bureau de change en 2010, près de Genève, en Suisse.

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L’avocat général, Joël Sollier, a également requis 4 ans de prison contre un cinquième accusé, poursuivi pour le vol d’une des voitures ayant servi au hold-up.

« La justice, c’est le dernier rempart. Si elle ne joue pas son rôle, il ne reste plus rien« , a déclaré le magistrat pour justifier le niveau des peines requises. Selon lui, le verdict de la Cour d’assises doit s’inscrire dans « une logique de démantèlement » de réseaux de criminalité organisée.

Âgés de 30 à 49 ans, les accusés ont de lourds casiers judiciaires. 3 des 5 accusés, en état de récidive légale, encourent la réclusion criminelle à perpétuité. L’affaire est jugée en France, en vertu d’une convention de coopération entre les deux pays.

« Ce qui m’a frappé dans ce hold-up, c’est la violence des malfrats, leur mépris total de la vie humaine. En Suisse, c’est du jamais-vu« , a plaidé Me Robert Assael, avocat du barreau de Genève, constitué partie civile pour deux policiers et le caissier du bureau de change.

Au soir du 26 novembre 2010, le groupe de malfaiteurs avait attaqué un bureau de change de la société Migros sur la commune de Chêne-Bourg, entre Genève et la ville frontalière française d’Annemasse (Haute-Savoie). Arrivés à bord de deux voitures volées avec violence, armés de fusils d’assaut, ils avaient tiré à plusieurs reprises, surpris par deux policiers sortis d’un poste de police tout proche, avant de prendre la fuite en abandonnant un complice sur place. Ce dernier, Mohamed Drine, 30 ans, blessé aux bras par trois tirs policiers, avait été interpellé en possession du butin de 660.000 euros.

A l’exception de Drine, les autres accusés contestent formellement leur participation au braquage. Mais leurs empreintes génétiques ont été relevées dans les deux Audi volées que les braqueurs n’ont pas eu le temps d’incendier. « L’ADN est un élément déterminant mais pas le seul de ce dossier« , a insisté l’avocat général, évoquant un « faisceau d’indices« . Pour M. Sollier, la présence d’ADN de tous les protagonistes dans les deux voitures volées depuis peu « ne doit rien au hasard« .

Des hommes qui se connaissaient, impliqués de longue date dans la délinquance, avec des alibis « peu crédibles » : autant d’éléments qui permettent d’écarter « tout doute raisonnable« , a conclu l’avocat général.

Les avocats de la défense s’apprêtaient dans l’après-midi à plaider l’acquittement au bénéfice du doute. « On trouve de l’ADN de mon client sur le volant des deux voitures. Mais personne ne peut me prouver ce qu’il faisait ce jour-là« , a déclaré l’un d’eux, Me David Metaxas.

Le verdict est attendu mercredi dans la journée. 

(Source AFP)

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