Départ à la retraite de Guy Peigner, un homme au service du collectif

Publié le 31/05/2022 - 14:55
Mis à jour le 02/06/2022 - 17:14

Directeur technique des services de la Ville depuis 2008, Guy Peigner est parti en retraite. Retour sur ses 14 années au service de Besançon, de l’agglomération et de ses habitants.

Guy Peignier © JC Sexe - Ville de Besançon
Guy Peignier © JC Sexe - Ville de Besançon

Originaire de la Mayenne près de Laval, Guy Peigner a obtenu un diplôme d'ingénieur génie civil et urbanisme de l'INSA de Rennes avant de rejoindre Grandville dans le Manche et Alençon dans l'Orne. Direction l'est de la France en 2000 pour la ville et l'agglomération de Chalon-sur-Saône. Contacté par un cabinet de recrutement, il rejoint finalement Besançon en 2008, à la Ville puis à la communauté urbaine lors de la mutualisation en 2019. "J'ai tout de suite trouvé beaucoup d'attrait à cette ville", commente Guy Peigner. "Les habitants ne se rendent pas compte du patrimoine de leur ville. C'est d'ailleurs pour cela que je reste Bisontin et que je ne retourne pas dans ma région d'origine", poursuit-il.

"Je pense avoir développé le sens du service public, avec l'envie de donner satisfaction aux Bisontins et grands Bisontins. Je n'ai jamais personnifié les projets, j'ai toujours travaillé au service des autres et c'est comme cela que j'ai toujours vu ma fonction." Guy Peigner

Le cabinet de la maire de Besançon tient à saluer le fonctionnaire, mais aussi et surtout l'homme. "Travailleur, compétent, toujours disponible et éminemment agréable, il a fait l'unanimité ici à Besançon. Très fin dans la coordination, il connait ses équipes et sait composer avec les différents tempéraments de ses contacts…"

Preuve de cette communauté de vues, Guy Peigner a longuement été applaudi lors de son dernier conseil municipal le 19 mai 2022, la veille de son départ en retraite. Il a dirigé de 2008 jusqu'à aujourd'hui une vingtaine de directions représentant environ 1.100 agents territoriaux. Anne Vignot, la maire EELV de Besançon ne tarit pas d'éloges à son égard. "On dit, lorsque l'on parle de la fonction publique, que nul n'est indispensable, nul n'est irremplaçable. Mais nous avons une exception, car il me semble que ce n'est pas vrai lorsque l'on parle de Guy Peigner…"

Sur le plan professionnel, le directeur technique se souvient des grands chantiers, comme celui du tramway avec le dévoiement des réseaux sur l'ensemble du tracé.  "Un chantier très délicat" se souvient-il en citant également d'autres opérations comme les Prés-de-Vaux, la déconstruction de la Rodia, puis l'aménagement de parc. Sans oublier la mutation de la gare Viotte transformée en pôle d'activité tertiaire et pôle multimodal. "Nous avons réalisé un passage sous-terrain, une ouverture vers le Nord, réaménagé tout le pôle d'échange pour les mobilités, réaménagé les Glacis…"

Mais au-delà des projets, ce qui l'a le plus marqué, "c'est la qualité des équipes techniques". "Pour avoir travaillé dans d'autres villes, j'ai trouvé qu'il y avait ici de multiples compétences en interne et des équipes avec lesquelles il était vraiment agréable de travailler…"

Connu pour son sens de l'écoute, il a fait de l'adaptabilité un maitre mot dans sa gestion humaine. "Il y a toujours quelque chose de bien en chaque personne. Je pense que cela est lié à mon éducation, j'avais un père extrêmement tolérant, qui n'était jamais dans la critique et toujours dans l'optimisation (…) Lorsque l'on manage des agents, il ne faut pas demander à tout le monde de s'adapter à votre vision des choses. Mais il faut les écouter, entendre leurs attentes et essayer de faire en sorte que les personnes se sentent bien là où elles sont… "

S'il devait donner son point de vue sur l'évolution de son métier, il estime que l'on sollicite toujours plus la technique pour pallier les comportements des habitants. "Je le constate de plus en plus. Par exemple, quand les gens vont trop vite dans les rues de la ville, on nous dit - vous n'avez pas mis de ralentisseur, c'est de votre faute ! Je pense que ce n'est pas rendre service de toujours demander à la technique de palier les comportements et autres incivilités… "

Après une vie professionnelle aussi riche, Guy Peigner ne se fait pas de souci. Il a tout d'abord une grande passion pour le vélo. Il faisait de la compétition lorsqu'il était jeune, mais il a fait le choix des études…  "Sur un vélo on réfléchit et on peut murir sur beaucoup de projets".  Le fringant retraité est également passionné par l'histoire de France et souhaite s'adonner au bricolage. "Fils d'agriculteur, j'ai gardé cette passion de faire de mes propres mains." Il ne compte donc pas s'ennuyer. Excellente retraite !

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Vie locale

À Besançon, la place de la Révolution se transforme…

La Ville de Besançon a initié un projet de revégétalisation de la place de la Révolution afin de s’inscrire dans un processus de transition écologique et ainsi lui rendre sa verdure et sa fraîcheur. Lancés en septembre 2023, les travaux de cette “révolution végétale” ne cessent de faire évoluer la place. En ce mercredi 14 février 2024, où en sont ces transformations ?

Planoise : “le traitement de la situation place de l’Europe est une priorité” (préfet du Doubs)

Le collectif de co-propriétaires de l’immeuble "Le Molière" s’est installé depuis dimanche 11 février 2024 dans le hall du bâtiment, situé 5 place de l’Europe à Planoise pour s’opposer aux dealers. Interpellé lors de sa venue sur le sujet, Gérald Darmanin assurait que le préfet du Doubs allait se rendre sur place. C’est chose faite.

Bottière nouvellement installée à Besançon, Marine Fay partage ses astuces bichonnage

Arrivée de Paris, Marine Fay est une jeune bottière qui dispose depuis cet été d’un atelier dans les locaux du collectif Hop hop hop place Saint-Jacques à Besançon. Elle propose depuis le début d'année des ateliers de "bichonnage" pour chaussures en cuir tous les premiers samedis du mois de 15h à 16h15 à Besançon. 

Développement international, éducation, citoyenneté, solidarité… L’appel à projets 2024 de la Ville de Besançon est ouvert aux associations

La Ville de Besançon soutient les associations bisontines engagées dans un projet de solidarité internationale ou d’éducation à la citoyenneté mondiale, en leur apportant une aide financière d’un montant total de 15.000 euros répartis entre les différents projets retenus, par le biais d’un appel à projets. Les associations peuvent candidater avant le 1er avril 2024.

Pas encore installées, les bornes du quartier Battant font déjà parler d’elles…

Décrété prochain quartier apaisé par la municipalité de Besançon, autrement dit sans voiture, le quartier de Battant sera bientôt équipé de six bornes escamotables permettant de limiter l’accès aux seuls ayants-droits. Une habitante du quartier est venue nous faire part de son agacement concernant l’une d’entre elles, située rue Richebourg.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 2.88
couvert
le 21/02 à 0h00
Vent
1.37 m/s
Pression
1030 hPa
Humidité
92 %