Dîner blanc à Besançon et nuit blanche à la Nouvelle-Orléans

Publié le 06/08/2009 - 09:44
Mis à jour le 06/08/2009 - 09:44

Avec macommune.info, on est bien informé sur l’actualité locale, à condition de consulter le site ! C’est à cette conclusion quelque peu empreinte de culpabilité que j’aboutis, après quelques heures passées sur le site cet après-midi, alors que je viens à peine de rentrer chez moi à la Nouvelle Orléans après un mois et demi de vacances passées à Besançon.

 ©
©
C’est ainsi que, désireuse de “rattraper l’info”, je tombe sur le fameux “dîner en blanc à Besançon”. Un groupe d’environ 80 personnes, toutes vêtues de blanc se sont retrouvées à la Gare d’Eau, dans ce magnifique écrin de verdure en face duquel j’habitais avant mon départ en 1996.

Une petite polémique semble s’être engagée à propos du commentaire “militaro-catho” de macommune.info. Alors pour vous, chers Bisontins et Bisontines, je voudrais mettre en perspective deux fêtes “du blanc” celle de Besançon et le “White Linen Night” qui a eu lieu samedi soir à la Nouvelle-Orléans.

Dans le quartier des galeries d’art, une rencontre annuelle, a été instaurée il y a une quinzaine d’années par le syndicat des marchands d’art qui désespérait de la mollesse des ventes du mois d’août. Les propriétaires de galeries d’art, pour ancrer l’événement dans un passé pas si lointain, avant l’ère des bienfaits de la climatisation, avaient incité leurs visiteurs à imiter leurs ancêtres qui se vêtaient de blanc pour refléter les rayons du soleil. C’est ainsi qu’environ 20 000 personnes se sont retrouvées samedi soir dans quelques rues bordées de galeries d’art, toutes à quelques très rares exceptions près, vêtues de blanc.

Dans les rues, des stands proposaient des boissons, servies dans de petits verres en plastique pour $5. De même, quelques restaurants locaux réputés vendaient leurs spécialités, en portions destinées à des Liliputiens, une tactique sans doute employée pour permettre d’afficher un prix décent.
 
Trois scènes avaient été installées dans la rue principale, sur lesquelles se produisaient des groupes plutôt bons. (En particulier, JD Hill and the Jammers qui interprétaient Jimi de façon plutôt convaincante.
Impossible de le croire, avant de l’avoir vu “de ses yeux vu”. Imaginez la scène !
 
Le blanc étant la seule et unique règle, les participants s’en donnent à cœur joie si bien qu’on se croirait embarqué au beau milieu d’un défilé de mode, chacun examinant tout le monde, à la recherche peut-être d’une idée pour l’an prochain. Tout y passe : costumes-cravate, nœuds pap, chapeaux, robes mousselines transparentes, jeans et t-shirts, coton, dentelle, lin et satin rivalisent, déclinés dans tous les styles. Maquillage et accessoires les plus sophistiqués s’imposent, chacun et chacune voulant sortir du lot.
 
On se complimente sur la tenue, -- j’ai même mon petit succès avec mon ensemble collier-boucles d’oreilles en nacre de chez Maty, cadeau de ma mère-- on se présente les uns les autres. Il s’agit là d’une des sorties les plus prisées de l’année. On scrute la foule, à la recherche d’un visage connu. C’est une occasion de rencontrer des gens du même monde, ou peut-être la chance d’être présenté à quelqu’un qui vous sera utile. C’est une foule joyeuse qui s’interpelle, mais une foule BCBG, la “crème” de la ville. Car vous pouvez chercher autant que vous voulez : dans une ville à population 60% afro-américaine, moins d’un pour cent, d’afro-américains, selon mon estimation, aura participé à la fête, ce qui n’empêche d’ailleurs pas la première page du journal le lendemain, d’exhiber en gros plan, la photo d’un couple afro-américain participant à cette même fête. Parce qu’on refuse toujours d’admettre une évidence toute simple: que tout ceci n’est qu’une affaire de classe sociale, et aussi une affaire de “race”. Car à n’en pas douter… Il n’y a pas que le vêtement qui soit blanc.
 
Je n’y étais pas, mais je serais prête à parier que lors du Essence Music Festival début juillet, les journaux auront montré une photo du seul couple de blancs présents (on dit « caucasien » ici quand on est politiquement correct), alors que 270 000 afro-américains auront fréquenté le festival sur une période de trois jours. Une façon bien puérile, et qui ne trompe personne, de nier la ségrégation qui sévit encore aux Etats-Unis et plus particulièrement en Louisiane.
 
Mais revenons à Besançon et au pique-nique au bord du Doubs, et à la petite polémique qui s’en est suivie quant à l’appartenance supposée ou avérée des participants à tel ou tel groupe “catho” ou non, “militaro” ou non ! En interprétant comme royaliste le choix des fleurs (des lys, excusez du peu !) posées sur une table, je me dis qu’on aurait pu trouver d’autres symboles à « interpréter » pour en déduire à peu près n’importe quoi de ce groupe de dîneurs. Mais après tout, ne voit-on pas que ce qu’on veut voir ?
 
D’un autre côté, je me dis que tout ce blanc affiché à New Orleans n’était peut-être que l’expression d’une foule qui regrette la grandeur de Louis le XIVème, les fastes de la Cour, sa pompe et ses intrigues - le symbole de la ville est toujours la fleur de lys - une foule qui manifeste son désir de rattachement à la France, purement et simplement. C’est décidé, l’an prochain, j’y retourne et je fais la chasse aux fleurs de lys ! Il faut que j’en aie le cœur net!
- Et l’art dans tout ça?
-L’art? Oh, mais c’était très “accessoire”!

Société

En Bourgogne-Franche-Comté, les micro-entreprises gagnent du terrain, mais restent fragiles

En forte progression depuis plusieurs années, les micro-entreprises représentent désormais un tiers des très petites entreprises de Bourgogne-Franche-Comté. Si elles contribuent à l'emploi et au maintien des services, leurs revenus demeurent modestes et leur pérennité reste limitée, selon une étude de l'Insee publiée jeudi 9 juillet 2026 par Patrice Perron et Bénédicte Piffaut.

Camp-chantier : les jeunes viennent prêter main-forte à la Citadelle de Besançon

Pour la dixième édition, la Citadelle de Besançon accueille du 4 au 18 juillet 2026 un chantier de jeunes organisé conjointement par la Ville de Besançon et l’association Le Club du Vieux Manoir, spécialiste des chantiers patrimoniaux depuis plus de 70 ans. Vingt jeunes volontaires travaillent ainsi sur plusieurs éléments abîmés de la Citadelle tout en profitant d’activités sportives et ludiques.

France-Maroc : “aucun débordement ne devra être toléré” prévient Laurent Nuñez

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a ordonné aux préfets "un renforcement des dispositifs de sécurisation" en vue des prochains matches de la Coupe du monde de football, dont le prochain quart de finale qui opposera la France au Maroc, ce jeudi 9 juillet à 22 h.

Des cartes postales numériques à envoyer pour les seniors isolés durant vos vacances d’été

Pour l'été 2026, l'association solidaire en Bourgogne-Franche-Comté reconduit son opération à destination des personnes isolées. Il est possible d'envoyer pendant vos vacances une carte postale numérique aux personnes âgées bénéficiant des services de lutte contre la solitude de Petits Frères des Pauvres. 

Un nouvel ouvrage retrace l’histoire et l’architecture de Salins-les-Bains

Jeudi 2 juillet 2026, en compagnie du vice-président à la culture et au patrimoine, du maire de Salins et du président du Syndicat mixte de la Grande Saline, le président de la Région Jérôme Durain a officiellement présenté l’ouvrage « Salins-les-Bains, la bien nommée - Histoire et architecture », disponible aux Éditions Lieux Dits de la collection Images du patrimoine.

Loi intégrale contre les violences sexuelles : nouveau rassemblement ce lundi à Besançon

Ce samedi 4 juillet 2026, une grande marche citoyenne contre les violences sexuelles se tiendra à Paris et dans des dizaines de villes en France. En raison de la braderie, l’intersyndicale féministe du Doubs appelle à un nouveau rassemblement devant le tribunal judiciaire de Besançon samedi 4 juillet 2026 à 10h.

Le tribunal de Besançon valide l’arrêté anti-mendicité déposé par la Ville de Besançon

À la suite de l’arrêté anti-mendicité agressive déposé par le maire de Besançon, Ludovic Fagaut le 29 mai dernier, une procédure d’urgence avait été déposée au tribunal administratif de Besançon par des élus de l’opposition et une personne sans domicile fixe domiciliée au CCAS de Besançon. Elle a été examinée lundi dernier par le tribunal qui a rendu sa décision ce jeudi 2 juillet 2026.

Loi d’urgence agricole : le Sénat tient tête au gouvernement sur la gestion de l’eau

En plein débat sur l'adaptation de la France aux canicules, le Sénat a irrité mardi 30 juin 2026 le gouvernement en votant des assouplissements supplémentaires dans la gestion de l'eau pour l'agriculture, fixant notamment des objectifs de stockage jugés "pharaoniques" par la ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.8
ciel dégagé
le 09/07 à 23h00
Vent
2.48 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
44 %

Sondage