Doubs : un homme habitant dans une cabane menacée de destruction, saisit la CEDH

Publié le 30/06/2020 - 18:05
Mis à jour le 30/06/2020 - 18:03

Xavier Marmier vit dans une cabane accrochée à un arbre, au coeur d’une forêt à Cléron : sommé par la mairie de la détruire, il a saisi la Cour européenne des droits de l’homme pour sauver son lieu de vie, a indiqué mardi 30 juin 2020 son avocat.

 ©
©

Solidement accrochée au tronc d'un grand hêtre, à plusieurs mètres de haut, la cabane en bois de Xavier Marmier est "un rêve d'enfant" en parfaite harmonie avec la nature, comme il aime à le répéter. L'habitation d'environ 40 m2 dans laquelle il vit toute l'année avec sa compagne est chauffée avec un poêle à bois, alimentée en électricité par des panneaux solaires et en eau grâce à la récupération de la pluie.

 "Avec l'accord tacite du maire" de l'époque, M. Marmier a débuté la construction en 2008 sur un terrain boisé qu'il venait d'acheter à Cléron. Lorsqu'un nouvel édile arrive à la mairie en 2014, il lui demande de
régulariser sa situation en déposant une demande de permis de construire, ce que le propriétaire fait. Mais la demande est aussitôt refusée par la mairie.

Le maire saisit ensuite le tribunal de grande instance de Besançon, qui se prononce en faveur de M. Marmier. Mais en mars 2019, la cour d'appel donne raison à la commune et condamne le grimpeur-élagueur de 50 ans à détruire sa construction, considérée comme son habitation principale et située en zone Natura 2000.

Le droit de toute personne au respect "de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance"

Après le rejet de son pourvoi en cassation le 13 février, les avocats de M. Marmier ont envoyé en fin de semaine passée un recours à la CEDH. Il s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui protège le droit de toute personne au respect "de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance".

"C'est l'ultime recours car toutes les voies de droit internes sont éteintes", a déclaré Elise Gheidene, juriste auprès de Me Randall Schwerdorffer qui assure la défense de Xavier Marmier. "Cette maison reste une cabane dans les arbres, en harmonie avec la nature, pas du tout la construction classique d'une maison en béton". "La cour d'appel a fait une application stricte des textes, sans se demander quelles seraient les conséquences pour la vie de M. Marmier : il se retrouvera à la rue", souligne Mme Gheidene.

(AFP)

Justice

Jugement de Frédéric Vuillaume et Toufik de Planoise à Besançon : un rassemblement de soutien le 12 mars

Frédéric Vuillaume secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, seront jugés en appel le 12 mars prochain par la Cour d'appel de Besançon. Un rassemblement pour soutenir les accusés est prévu par le syndicat Force Ouvrière. 

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 10.45
couvert
le 10/03 à 18h00
Vent
1.59 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
89 %