Financement 2025 : la Mission locale à Besançon tire la sonnette d’alarme

Publié le 23/01/2025 - 15:10
Mis à jour le 23/01/2025 - 18:45

Dans un communiqué du 23 janvier, la Mission locale du bassin d’emploi de Besançon lance une campagne au niveau nationale pour sensibiliser le public, alerter les élu(e)s et les institutions et défendre l’avenir des jeunes. ”Au moment où l’État et les collectivités votent leurs budgets, des milliers de jeunes risquent de se retrouver sans solution d’accompagnement cette année”, selon l’organisation.

 © Hélène Loget
© Hélène Loget

Malgré une augmentation constante des jeunes sollicitant les services de la Mission locale partout en France, des décisions nationales prises avant 2025 ont déjà fragilisé leur capacité à répondre à leurs besoins : contrats d'Engagement Jeune (CEJ) plafonnés : depuis 2024, leur nombre est limité à 200.000 bénéficiaires par an, laissant beaucoup de jeunes sans solution ; baisse du budget alloué du PACEA (un autre dispositif d'accompagnement) passé de 100 millions à 47 millions d’euros ; exclusion de certains publics de France Travail : des jeunes, notamment étrangers ou scolaires, sont désormais orientés exclusivement vers les Missions locales renforçant la pression sur nos structures sans moyens supplémentaires.

Pourquoi est-ce grave ?

Sans un financement suffisant, l’organisation annonce plusieurs conséquences :

  • ”Des milliers de jeunes vulnérables risquent de se retrouver sans emploi, sans qualification et sans solution, dans un contexte déjà tendu” ;
  • ”Les inégalités s'aggraveront, avec des répercussions majeures pour l'avenir collectif”.
  • ”Les Missions Locales, souvent le dernier recours pour ces jeunes, ne pourront plus garantir leur rôle fondamental dans l'accompagnement de proximité”.

À travers cette campagne nationale, la Mission locale souhaite :

  • Le maintien des financements nécessaires ”pour un accompagnement de qualité et de proximité” ;
  • Un dialogue entre l'État et les collectivités territoriales, ”pour des décisions tenant compte des réalités locales” ;
  • L'accès équitable aux dispositifs pour tous les jeunes, sans discrimination.

Social

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

Au moins 4.500 personnes au rendez-vous de " l’Acte II " à Besançon

Mise à jour régulière • Après une première mobilisation qui a rassemblé le 17 octobre 2026 entre 9.500 et 12.000 personnes dans les rues de Besançon, l’acte II a une nouvelle fois mobilisé les manifestants malgré l’interdiction de la préfecture. Au lieu de se rendre place de la Révolution, ces derniers ont préféré répondre à l’appel de la mobilisation déclarée du PCF et se rendre aux Glacis à Besançon.

L’intersyndicale et de la Ligue des droits de l’Homme déposent un référé contre l’interdiction de manifester à Besançon

L’intersyndicale du Doubs FSU, Solidaires, FO, CGT en association avec la Ligue des droits de l’Homme, confirme le dépôt d’un référé devant le tribunal administratif afin de contester l’interdiction par le Préfet de toute manifestation dans la boucle du Doubs ce samedi 24 octobre 2026. 

”Danger grave et imminent” : FO demande la suspension des bus et tramways le 24 octobre à Besançon

Dans une lettre ouverte du 23 octobre 2026 et adressée au préfet du Doubs, le syndicat Force ouvrière Besançon Mobilités alerte sur les risques pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko alors que des manifestations sont organisées, même non déclarées, au centre-ville. Il demande la prise d’un arrêté préfectoral pour suspendre la circulation des transports en commun dans les secteurs jugés sensibles.

Les manifestations non déclarées interdites samedi 24 octobre dans le centre-ville de Besançon

Selon un communiqué du 23 octobre 2026, la préfecture du Doubs interdit tout rassemblement sur la voie publique dans le centre-ville de Besançon, samedi 24 octobre, de 9 h à minuit. Cette décision fait suite à des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, alors qu’aucun organisateur ni parcours n’ont été identifiés. Des restrictions supplémentaires s’appliqueront dans l’ensemble du département.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

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