Franche-Comté : de jeunes majeurs sans papiers créent un collectif

Publié le 18/02/2021 - 17:27
Mis à jour le 19/02/2021 - 14:13

Arrivés lorsqu’ils étaient mineurs en Franche-Comté, de jeunes majeurs issus de différents pays se retrouvent aujourd’hui sans formation, sans logement ni couverture sociale. Ils viennent de créer le collectif JMSP (jeunes majeurs sans papier) pour demander aux préfectures de « reconsidérer leur dossier » et ainsi obtenir un titre de séjour et continuer leur vie…

 © Jeunes majeurs sans papiers Franche-Comte - Facebook
© Jeunes majeurs sans papiers Franche-Comte - Facebook

Après avoir passé 1 an, 2 ans, 3 ans ou plus en Franche-Comté en tant que mineurs isolés et sous la Protection de l'enfance, des réfugiés aujourd'hui jeunes majeurs se retrouvent sans ressource ni formation. "Nous avons perdu tout ce qui nous permettait d'être intégrés dans la société française : scolarisation, hébergement, couverture médicale, etc. nous nous sommes retrouvés à la rue après avoir été exclus de la Protection de l'enfance", indiquent-ils dans un communiqué transmis par l'association SolMiRé de Besançon.

Considérés comme des "fraudeurs"

Les préfectures de départements ont refusé de donner un titre de séjour à ces jeunes tout en leur délivrant une obligation de quitter le territoire français. "Raison invoquée pour ce refus : la police aux frontières n'a pas authentifié nos documents d'état civil et les préfets nous considèrent comme des fraudeurs", affirment-ils.

"Nous vivons constamment dans la peur"

C'est pourquoi ils ont décidé de créer leur collectif de "jeunes majeurs sans papier" avec pour objectifs donner un "message fort" aux préfectures et leur demander de "reconsidérer nos dossiers et de nous délivrer les titres de séjour dont nous avons besoin pour poursuivre nos formations (menuisier, cuisinier, électricien, mécanicien, couvreur, etc.) et avoir le droit de travailler. Actuellement, nous n’avons pas le droit de continuer nos apprentissages, nous n’avons plus de revenus et nous vivons constamment dans la peur."

 "De lycéens apprentis très motivés, nous avons été contraints à devenir des clandestins"

Ces jeunes adultes justifient leur souhait en expliquant avoir contribué à l'économie française, mais pas seulement : "nous avons également construit nos réseaux, nos cercles amicaux et sociaux (clubs sportifs, associations…) et le plus important, notre identité. Du statut d'adolescents, nous sommes passés à celui d'adulte. Puis de lycéens apprentis très motivés, nous avons été contraints à devenir des clandestins."

Social

Grève à La Poste au centre-ville de Besançon : “Les factrices et facteurs n’en peuvent plus”

Après quatre jours de grève quotidienne de 59 minutes, de 11 h à 11 h 59, les factrices et facteurs de l'îlot Proudhon de La Poste à Besançon ne comptent pas mettre fin à leur mouvement. Leur objectif reste inchangé : obtenir une rencontre avec la direction afin d'exposer leurs difficultés et leurs revendications. Nous les avons rencontrés vendredi 26 juin.

Canicule : la CGT du Centre hospitalier de Novillars réclame des mesures durables

Alors que le Doubs est placé en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, la CGT du centre hospitalier de Novillars prend acte des mesures annoncées par la direction à l’issue de la cellule de crise du 25 juin. Brumisateurs, aménagements d’horaires, suspension de certaines activités et adaptations organisationnelles apportent, selon le syndicat, une réponse immédiate à la situation. La CGT rappelle toutefois avoir alerté la direction dès septembre 2025 sur la nécessité d’anticiper des épisodes de fortes chaleurs devenus récurrents.

Canicule à Pontarlier : le CHI de Haute-Comté active le “Plan Bleu” dans ses EHPAD

Face à l'épisode de fortes chaleurs annoncé ces prochains jours, le Centre hospitalier intercommunal (CHI) de Haute-Comté a déclenché le "Plan Bleu" dans l'ensemble de ses établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Objectif : assurer la sécurité, le bien-être et la prise en charge des résidents les plus vulnérables.

Deux réalisateurs bisontins portent la voix des enfants placés jusqu’au ministère du Travail et des Solidarités à Paris

Projeté dimanche 21 juin 2026 au ministère du Travail et des Solidarités, le documentaire Des ”K-Soss” comme vous dites, co-réalisé par Alexis Amiotte et Bertrand Vinsu, met en lumière la parole de quatre adolescents confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Présenté en présence de professionnels du secteur et de représentants institutionnels, le film s’attache à restituer le vécu des jeunes placés à travers leurs propres témoignages.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.82
peu nuageux
le 07/07 à 02h00
Vent
1.73 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
69 %

Sondage