Haute-Saône : les éleveurs appelés à tuer les loups par le président des agriculteurs

Publié le 03/10/2024 - 11:26
Mis à jour le 04/10/2024 - 08:10

Ajout réaction préfet • Le président des agriculteurs de Haute-Saône a appelé les éleveurs de son département à s'armer et à "taper" des loups afin de protéger leurs troupeaux, un "délit" dénoncé jeudi 3 octobre 2024 par le préfet.

"Je considère que l'Etat n'applique pas à l'élevage le principe général de protection de +l'intégrité des personnes+ et qu'il y a carence de l'Etat et de la République", dénonce Thierry Chalmin, président de la Chambre d'agriculture de Haute-Saône, dans un courrier publié par le quotidien régional L'Est républicain. "J'enjoins donc les éleveurs à protéger vous-mêmes vos biens, à sortir armés et à +taper+ un loup si vous en voyez un!", ajoute-t-il dans ce courrier daté du 23 septembre. "C'est très malheureux d'en arriver là mais ça suffit."

Contacté par l'AFP, M. Chalmin a confirmé ses propos, expliquant qu'ils sont consécutifs à l'attaque d'un loup, qui a tué une vache et huit brebis en septembre dans le secteur de Villersexel.

D'autres attaques ont été signalées dans le département voisin du Doubs, où deux loups "en situation d'attaque" ont été abattus en août sur arrêté préfectoral.

3 ans de prison et 150.000€ d'amende

Le loup est une espèce protégée et en tuer un est punissable de trois ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Dans une lettre transmise à la presse, le préfet de Haute-Saône, Romain Royet, a répondu à M. Chalmin. "Je ne peux accepter que vous continuiez à appeler, au nom de la Chambre d'agriculture, les éleveurs du département à agir en dehors de tout cadre légal et à commettre un délit", écrit le représentant de l'Etat. "La défense de l'agriculture haute-saônoise en général, et la réponse aux prédations du loup en particulier, méritent d'abord un travail de fond et une forte collaboration de tous les acteurs, loin des postures provocantes et des appels à la désobéissance", ajoute le préfet.

Interrogé sur le risque de voir un éleveur local poursuivi pour avoir tué un loup, M. Chalmin avait répondu à l'AFP: "On verra bien". "Est-ce que c'est légal que le loup vienne se servir +comme au McDo+ sur nos troupeaux ? Il faut que la peur change de camp, que le loup réapprenne à avoir peur des hommes."

M. Chalmin avait dit ne pas redouter des poursuites pour incitation à la désobéissance civile. "Contre le loup, il n'y a rien qui marche", avait-il assuré, citant un cas où un canidé est parvenu à entrer dans un bâtiment agricole pour attaquer le bétail. "Même dans un bâtiment, les animaux ne sont pas protégés".

20% de loup tués chaque année

L'Hexagone compte environ un millier de loups, dont 20% sont tués chaque année. En 2022, les indemnisations pour des dégâts causés par les loups se montaient à quatre millions d'euros.

Les Etats membres de l'Union européenne ont donné leur feu vert mercredi pour abaisser le statut de protection du loup, allant dans le sens des éleveurs malgré la levée de boucliers des associations écologistes. L'UE veut passer d'une "protection stricte" à une "protection simple", qui permettrait d'éliminer plus facilement les loups quand ils sont jugés trop nombreux dans certaines régions, avec des quotas de chasse.

(AFP)

Nature

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Des bénévoles recherchés pour protéger l’œdicnème criard de la basse vallée du Doubs

La Basse vallée du Doubs abrite l’une des biodiversités les plus remarquables de Bourgogne-Franche-Comté. Parmi les espèces qui y trouvent refuge figure l’œdicnème criard, un oiseau discret et menacé, dont la préservation dépend autant de la protection de ses habitats que de la mobilisation des habitants et usagers du territoire. Pour mieux connaître et protéger cette espèce emblématique, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) Bourgogne–Franche-Comté poursuit en 2026 son programme de suivi scientifique et lance un appel aux bénévoles pour accompagner ses écogardes dans leurs missions de sensibilisation et de surveillance sur le terrain.

Sècheresse : la situation s’aggrave pour l’ensemble du département désormais placé en “Alerte renforcée”

Le 26 juin dernier, le préfet du Doubs Rémi Bastille avait déjà placé une partie du département en "Alerte renforcée sécheresse". Après la passage de la canicule la semaide dernière, la situation s'est une fois de plus détérioirée. Une situation qui a amené le préfet à étendre cett vigilance à l'ensemble du département à compter de ce vendredi 3 juillet 2026. 

Vital’Ete est maintenu “pour le moment” aux dates prévues à Besançon

Suite à la deuxième vague de chaleur annoncée pour la fin de la semaine et face à la mobilisation des agents à la piscine Mallarmé, Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, s’interrogeait le 30 juin sur la tenue de Vital'été aux dates prévues. Contactée ce 2 juillet, la Ville précise qu’aucun changement n’est prévu pour le moment.

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

Une nouvelle école d’ornithologie de la LPO ouvrira en Haute-Saône à la rentrée 2026

La LPO Bourgogne-Franche-Comté poursuit le développement de son offre de formation en ouvrant une nouvelle école d’ornithologie à Vaivre-et-Montoille, Haute-Saône, pour l’année 2026-2027. Cette initiative fait suite au succès de la première école implantée à Belfort.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.88
ciel dégagé
le 10/07 à 05h00
Vent
2 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
86 %

Sondage