La confédération paysanne appelle à poursuivre la mobilisation

Publié le 02/02/2024 - 11:31
Mis à jour le 02/02/2024 - 11:22

Faute de réponse sur le revenu paysan, le syndicat de la confédération paysanne de Bourgogne-Franche-Comté appelle à une poursuite de la mobilisation, apprend-on vendredi 2 février 2024. Pour rappel, les syndicats majoritaires FNSEA et Jeunes agriculteurs ont, eux, appelés jeudi à suspendre les blocages suite aux annonces du Premier ministre.

 © Facebook - confédération paysanne Doubs
© Facebook - confédération paysanne Doubs

"Rien de concret sur le revenu, c’est bien le drame de ces annonces face à une telle mobilisation. Annoncer le « renforcement de la loi Egalim » est une vaste fumisterie. Six ans que cette loi a été votée et le problème serait le manque de contrôle ! Ce qu’il faut c’est l'interdiction d'achat en-dessous du prix de revient de nos produits agricoles. Ce que ne permet pas la loi Egalim", s’insurge dans un communiqué la confédération paysanne de Bourgogne-Franche-Comté.

Pour le syndicat, le gouvernement ne "remet pas réellement en cause le libre-échange" mais annonce des "clauses miroirs". Quant au Mercosur, la confédération précise que le Premier ministre se contente de "redire que la France ne le signera pas en l’état". Selon elle, "il faut stopper les négociations en cours" : "le Premier ministre ne dit rien des autres accords de libre-échange dans les tuyaux (Nouvelle-Zélande, Kenya, Chili) et sans clauses miroirs", s’indigne le syndicat.

Une rémunération "indigne"

La confédération paysanne dénonce également "une rémunération indigne" due à un système économique "libéral inégalitaire" : "Pour détourner l’attention, le gouvernement a annoncé des reculs inadmissibles pour l’autonomie paysanne, via notamment la promotion des OGM et la poursuite d'un recours massif aux pesticides, et pour l’urgence écologique s’agissant par exemple de la fuite en avant sur la politique de l'eau ou de l'insuffisance de soutien et de reconnaissance des productrices et producteurs engagés dans la transition agroécologique et l'agriculture biologique".

 Enfin, le syndicat inique que l’élevage a besoin "de mesures structurelles fortes" pour "son maintien et sa valorisation" : "Le Premier ministre se contente d’annoncer une -"législation sur la dénomination"- de la viande de synthèse alors qu’il faut l’interdire. Nous restons mobilisés pour arracher un droit au revenu afin de maintenir des fermes et des paysannes et paysans nombreux et rémunérés", conclut le syndicat.

Social

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

Au moins 4.500 personnes au rendez-vous de l' "Acte II " à Besançon

Mise à jour régulière • Après une première mobilisation qui a rassemblé le 17 octobre 2026 entre 9.500 et 12.000 personnes dans les rues de Besançon, l’acte II a une nouvelle fois mobilisé les manifestants malgré l’interdiction de la préfecture. Au lieu de se rendre place de la Révolution ou parking Battant, ces derniers ont répondu à l’appel au rassemblement du PCF au parc des Glacis.

L’intersyndicale et de la Ligue des droits de l’Homme déposent un référé contre l’interdiction de manifester à Besançon

L’intersyndicale du Doubs FSU, Solidaires, FO, CGT en association avec la Ligue des droits de l’Homme, confirme le dépôt d’un référé devant le tribunal administratif afin de contester l’interdiction par le Préfet de toute manifestation dans la boucle du Doubs ce samedi 24 octobre 2026. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage