La cuisine centrale de Besançon : un dossier chaud bouillant

Publié le 04/09/2013 - 12:29
Mis à jour le 16/04/2019 - 15:11

Le 14 octobre 2004, le conseil municipal de Besançon actait la construction d’une « cuisine centrale » pour la restauration scolaire des petits bisontins.  Oui, mais voilà, le premier projet avec ses « Césars« , sortes de figidaires innovants mobiles suspendus au plafond (pour permettre aux cuisiners de travailler à temprature ambiante) n’a jamais vu le jour.  « Nous avons été victimes d’un architecte qui depuis a été radié de l’ordre des architectes et qui aujourd’hui se trouve en Malaisie » explique Jean-Louis Fousseret. La Ville a porté l’affaire devant le tribunal administratif et espère, à minima, récupérer 5 millions d’euros sans compter les dommages-intérêts pour le préjudice subi.

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11 millions d’euros ?

Si la facture totale s'élève à 11 millions d'euros, la Ville compte bien récupérer sa mise initiale de départ. Le premier projet a connu avarie sur avarie malgré l'aval des cabinets d'études et des services sanitaires, eux aussi à l'époque sous le charme de l'innovation. "Lorsque nous avons constaté que cela ne fonctionnait pas et qu'il y a avait des anomalies avec un risque sanitaire nous avons décidé de ne prendre aucun risque et d'arrêter..." 

18 rapports d'expertise

Le 12 novembre 2010, la mairie a décidé de saisir la justice : deux ans d'expertise, 18 rapports et beaucoup d'énergie de la part des services municipaux. Le rapport final de l'expert devrait être remis en fin de mois au tribunal : l’affaire devrait être jugée à l'automne. 

Si la municipalité ne veut pas présager du jugement, elle se veut confiante sur l'issue du dossier qui avait agité quelques séances du conseil municipal. La conseillère municipale Mireille Péquignot est d'ailleurs revenue à la charge dans le dernier numéro du BBV en expliquant que le projet a coûté 11 millions d'euros.  Ce que n'a pas digéré le maire qui a rappelé que le choix du premier projet avait à l'époque fait l'unanimité. "Quand on pose les questions, il faut entendre les réponses (...) La Ville a effectivement avancé l'argent. Nous avons été victimes dans cette affaire. Le deuxième projet de la cuisine a coûté 6,2 millions d'euros.dont 4 millions de travaux. Nous comptons bien nous faire rembourser par les assurances sur le premier projet qui n'a jamais fonctionné.Le  dossier est bien ficelé. Il ne reste pus qu'a attendre la décision de justice...  "

Un deuxième projet bouclé en un an...

Si le premier chantier avait été un désastre, la conseillère municipale Catherine Thiebaud souligne que le second projet mené par le cabinet Quidort a été un "pur bonheur" "Les entreprises ont vraiment joué le jeu. Il faut les en remercier".  Les travaux ont démarré en août 2012. Un an plus tard, tout était fin prêt. Rageant quand on sait que les premiers travaux étaient initialement programmés en septembre 2007 pour une livraison à la rentrée 2009 ! 

cuisine centrale

Affaire de la cuisine centrale : la ville de Besançon sera indemnisée à hauteur de 6 millions d’euros

Le tribunal administratif de Besançon a rendu son jugement ce jeudi 12 mai 2016 concernant l’affaire de la cuisine centrale. En 2010, la collectivité avait déposé une requête auprès de la justice contre les entreprises, en charge du chantier, qui l’avait réalisé en multipliant les erreurs et avaient rendu ce projet de cuisine centrale impossible. La municipalité va être indeminisée à hauteur de 6 011 899 euros.

La cuisine centrale (enfin) à toute vapeur !

Après plusieurs avaries et de nombreuses péripéties, y compris politiques et judiciaires, la cuisine centrale qui devait livrer ses premiers repas dans les 67 restaurants scolaires de la ville en septembre 2009 a finalement sa première rentrée scolaire ce mardi 3 septembre 2013. La ville de Besançon s’estime victime d’un architecte peu sérieux et compte bien devant la justice se faire rembourser au moins 5 millions d’euros…

Cuisine centrale: la chambre régionale des comptes enquête

En réponse à une saisie de Jean Rosselot, conseiller municipal UMP de Besançon, le préfet a annoncé qu’il avait  transmis une demande d’examen du dossier de la cuisine centrale de la Ville de Besançon à la chambre régionale des comptes.

Education

Mobilisation lycéenne à Besançon : entre 1 000 et 2 000 manifestants dans les rues ce mardi

DIAPORAMA + VIDÉO • Ce mardi 13 octobre 2026, la mobilisation lycéenne a connu son cinquième acte en France, notamment à Besançon. Dans l’après-midi, entre 1 100 personnes selon la police et environ 2 000 selon les syndicats ont défilé dans les rues de la capitale comtoise. Les manifestant(e)s réclament davantage de moyens pour l’Éducation nationale et, plus largement, pour les services publics.

À Besançon, un partenariat inédit entre le master de droit pénal et la Cour de cassation

L’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon et la chambre criminelle de la Cour de cassation ont conclu un partenariat de deux ans. Il permettra notamment aux étudiants de master 2 en droit pénal d’effectuer un stage au sein de la juridiction et d’assister à des audiences.

Mobilisation lycéenne : nouvel appel à manifester ce mardi 13 octobre 2026 à Besançon

À l’appel de l’intersyndicale composée de la FSU 25, de la CGT Educ'action 25, du SNFOLC 25 et de SUD Éducation Franche-Comté, les personnels sont invités à se mobiliser et à se mettre en grève le mardi 13 octobre 2026. Une manifestation aux côté des lycéens est prévue en ce sens à 14h15 au départ du parking Battant.

Partiel blanc pour les premières années de médecine...

Ayant pour objectif d'aider les étudiants en première année d’études de santé à réussir leur examen classant, le Tutorat Besançon Santé organise un examen blanc pour les étudiants de l’UFR Santé en Parcours Accès Santé Spécifique (PASS) et Licence Accès Santé (LAS) le 5 décembre 2026. Cet évènement, plus communément appelé “partiel blanc” se déroulera dans les locaux de la faculté de médecine et sera placé sous le thème "Jurrassic Park".

Mouvement lycéen : nouvel appel à la grève et à manifestation le 8 octobre à Besançon

Dans un communiqué du 7 octobre 2026, la CGT éducation, FSU25, Fnec-FP-FO et Sud éducation, appellent à se mobiliser une nouvelle fois aux côtés des lycéens par la grève et lors d’une manifestation prévue à 14h, place de la Révolution à Besançon.

À Besançon, les représentants lycéens reçus par le recteur : ”On est contents, on a été très écoutés”

Après plus de deux semaines de mobilisation dans plusieurs établissements bisontins, cinq représentant(e)s lycéens ont été reçus mercredi 7 octobre 2026 au rectorat de Besançon par Pierre Moya, recteur de l’académie. L’entretien, qui s’est déroulé de 9 h 30 à 10 h 45, s’est tenu dans un climat décrit comme cordial et respectueux par les élèves. À la sortie de l’audience, ceux-ci se disent satisfaits d’avoir pu exposer directement leurs revendications, tout en soulignant que les réponses attendues relèvent désormais du niveau national.

Colère lycéenne : les jeunes maintiennent la pression, un rendez-vous avec le recteur mercredi

Après la manifestation de mardi 6 octobre, les lycéens mobilisés poursuivent leur mouvement ce mercredi. À Pasteur, comme d'autres lycées bisontins, l'établissement est bloqué et une assemblée générale se tient ce matin pour décider des prochaines actions. De plus, un entretien avec le recteur de l'Académie de Besançon est également prévu.

Mouvement lycéen : plusieurs milliers de manifestants déambulent dans le calme à Besançon

La nouvelle mobilisation lycéenne a débuté ce mardi 6 octobre à Besançon. Le rassemblement a pris forme dès 10 heures au parc des Glacis, avant un départ en déambulation en direction du centre-ville. À 11h45, plusieurs milliers de personnes étaient réunies, selon les observations de notre journaliste sur place. Au total, ils étaient 4500 réunis à Besançon selon le décompte de la CGT.

Le PCF du Doubs appelle le préfet à " cesser " des interventions policières " disproportionnées "

La Fédération du Doubs du Parti communiste français interpelle le préfet sur les conditions de maintien de l’ordre lors des mobilisations lycéennes. Dans un courrier signé par son secrétaire, Matthieu Guinebert, le PCF demande que cessent les interventions qu’il juge disproportionnées.

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