La fédération Musulmans de France se sent "trahie" par "le comportement" de Tariq Ramadan 

Publié le 10/09/2019 - 13:25
Mis à jour le 10/09/2019 - 13:27

La fédération Musulmans de France (ex-UOIF) s’est dite « trahie par le comportement » du théologien Tariq Ramadan, « en totale contradiction avec les principes attendus d’un homme qui prône l’islam », après ses déclarations sur ses relations extra-conjugales.

« Nous nous sentons trahis par le comportement révélé par monsieur Ramadan », écrit l’ex-Union des organisations islamiques de France (devenue Musulmans de France, MF, en 2017) dans un communiqué publié sur son site, quelques jours après une interview télévisée de l’islamologue suisse, mis en examen pour des viols qu’il réfute.

"Nous sommes (...) interpellés par les révélations faites (...) par l'intéressé quant à ses liaisons extraconjugales multiples et répétées", affirme MF, dans un communiqué cinglant. Le théologien a longtemps été une vedette récurrente du salon annuel de MF en région parisienne, où ses conférences attiraient les foules.

MF précise que s'il ne lui "appartient pas de commenter cette affaire sur le plan judiciaire", elle a néanmoins le "devoir de (s') exprimer", au vu de "de la place importante" donnée à M. Ramadan "au sein de la communauté musulmane de France, notamment les plus jeunes" par le passé.

Elle dénonce un "comportement qui s'avère en totale contradiction avec les principes éthiques et moraux attendus d'un homme qui prône l'islam, appelle à sa spiritualité et à ses valeurs, et répond aux interrogations d'un public essentiellement jeune et à la recherche de modèles", ajoute la fédération.

"MF est choquée par l'écart béant entre les dires et le comportement de monsieur Ramadan, écart qu'elle n'a jamais soupçonné. Elle n'en a jamais été informée, ni n'a observé un quelconque comportement de l'intéressé en désaccord avec l'éthique musulmane", ajoute-t-elle.

Dans son communiqué, MF rappelle que "les imams, les prédicateurs et les cadres religieux musulmans" sont tenus de vivre "avec une moralité cohérente avec ce qu'ils prêchent et à la hauteur de ce qu'attend d'eux leur public".

Tariq Ramadan est mis en examen pour deux viols en France. Il a d'abord nié tout rapport sexuel avec ces deux femmes, avant d'être contredit par l'enquête et d'évoquer ensuite des "relations consenties". Il est également accusé par deux autres femmes de viols, dont l'un en réunion, des plaintes déposées en mars 2018 et juillet dernier.

Lors d'une interview vendredi sur BFMTV, il a reconnu avoir "été en contradiction avec certaine de (ses) principes" et avoir menti au sujet de ses relations intimes avec certaines plaignantes "pour protéger (sa) famille".

(AFP)

Justice

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 15.55
couvert
le 06/03 à 18h00
Vent
2.16 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
57 %