Le maire de Beaune, ancien député, sa femme et leur fille mis en examen pour malversations

Publié le 06/12/2018 - 08:06
Mis à jour le 06/12/2018 - 08:10

Le maire LR de Beaune (Côte-d’Or) et ancien député, Alain Suguenot, a été mis en examen mercredi soir avec sa femme et leur fille dans le cadre d’une enquête sur des malversations financières présumées, a annoncé le parquet de Dijon.

Alain Suguenot  ©
Alain Suguenot ©

M. Suguenot, qui était en garde à vue depuis mardi, est soupçonné "de détournements de fonds publics par dépositaire de l'autorité publique et blanchiment" indique le procureur de la République, Éric Mathais, dans un communiqué. Son épouse et leur fille, qui se trouvaient aussi en garde à vue, sont quant à elles mises en examen pour "recels habituels de détournements de fonds publics et blanchiment", poursuit le procureur.

Député de 1993 à 1997 puis de 2002 à 2017, M. Suguenot est soupçonné "d'avoir perçu des indemnités de représentation et des indemnités destinées à rémunérer des attachés parlementaires et de les avoir détourné et utilisé à des fins personnelles, notamment en en faisant profiter son entourage familial, et d'avoir, par des montages financiers complexes, cherché à dissimuler l'origine des fonds détournés".

"Les faits sont, en l'état, intégralement contestés", précise le parquet, ajoutant que les trois mis en examen ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils ont ainsi interdiction d'entrer en contact avec les anciens attachés parlementaires de M. Suguenot et interdiction de se rendre à l'Assemblée nationale. Le maire de Beaune doit en outre verser un cautionnement de 250.000 euros dans un délai de deux mois.

"Il est fait immédiatement appel" de cette mise en examen "qui me renforce à défendre l'honneur de ma famille, ma volonté d'action et l'image de notre territoire", a réagi mercredi soir Alain Suguenot dans un communiqué. Sa femme et sa fille, qui furent ses collaboratrices à l'Assemblée nationale, "travaillaient bien au service de tous, tant dans ma circonscription, qu'à l'Assemblée nationale avec mon troisième assistant", a fait valoir l'ancien député.

Estimant avoir été victime de "calomnie" et de "mensonge" à ce sujet lorsqu'il avait décidé, en 2017, de ne pas se représenter à un nouveau mandat parlementaire, le responsable politique a dénoncé une "affaire (qui) ressurgit comme par enchantement".

Quatre personnes, dont M. Suguenot, avaient été placées en garde à vue mardi et une cinquième mercredi par la section économique et financière de la police judiciaire de Dijon. Les deux autres gardes à vue "ont été levées sans mise en examen", selon le parquet.

Les investigations, menées dans le cadre d'une information judiciaire ouverte contre X depuis le 24 octobre 2017, se poursuivent et devront "déterminer si ces infractions peuvent effectivement être reprochées aux mis en cause", précise la même source.

(AFP)

Justice

Imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs : Laurent Croizier salue le vote de l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la protection des enfants, le député Laurent Croizier indique ce mois de juillet 2026 que l’adoption en première lecture de l’amendement pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs "est une étape décisive".

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Lenteur de la justice : un problème d’effectifs pointé par la cour d’appel de Besançon

Si le thème des violences sexuelles est un sujet sensible, il l’est d’autant plus depuis la mort de Lyhanna, collégienne assassinée dans le Gers en juin dernier. Plusieurs mobilisations en France dénoncent la lenteur de la justice. Qu’en est-il exactement ? La cour d’appel de Besançon a souhaité faire un point ce 3 juillet 2026 avec les élus locaux du ressort pour répondre à leurs interrogations à ce sujet.

Chatons torturés et tués dans le Doubs : le mineur reconnu coupable, une décision saluée par la CNDA

Poursuivi pour avoir torturé et mis à mort des chatons avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux , le mineur a été reconnu coupable des faits le 1er juillet 2026 par le tribunal pour enfants de Besançon. Constituée partie civile aux côtés de 17 autres associations de protection animale, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) a pris acte de cette première décision de justice.

" Soutien aux violeurs étrangers " : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.44
peu nuageux
le 15/08 à 08h00
Vent
1.07 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
80 %

Sondage