Le réseau Vauban à Besançon pour discuter stratégie et avenir des sites

Publié le 26/10/2023 - 18:10
Mis à jour le 26/10/2023 - 18:20

Les représentants des 12 sites membres du réseau Vauban, sont actuellement réunis à Besançon à l’occasion de leurs rencontres annuelles. L’occasion pour la présidente du comité scientifique de l’association Michèle Virol, le maire de Neuf-Brisach, Richard Alvarez et l’élu délégué à la Citadelle, François Bousso de faire le point sur les intérêts et enjeux de telles rencontres lors d’une conférence de presse ce jeudi 26 octobre 2023. 

Si l'on dit Vauban à un Bisontin, il répondra automatiquement Citadelle. Mais il subsiste encore 149 autres fortifications laissées par l’architecte militaire. C’est pour valoriser l'œuvre de Vauban que s’est constitué le réseau des sites majeurs de Vauban. Celui-ci fédère les 12 fortifications de Vauban inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008. 

C’est parce qu’ils ont été jugés les plus représentatifs, les plus authentiques et les mieux conservés parmi les sites encore existant de l'œuvre de Vauban que ces douze sites se sont réunis en un seul réseau et portent ensemble une "valeur universelle exceptionnelle". L’association est présidée par Anne Vignot, maire de Besançon et présidente de Grand Besançon Métropole. Le réseau Vauban est accompagné par un conseil scientifique et technique présidé par Michèle Virol.

Le label UNESCO, une "marque" reconnu

Une fois par an, les membres de ce réseau se réunissent pour des séances de travail mêlant échanges techniques et visite du site pour partager leurs expériences. Le COVID ayant entrainé un ralentissement de leur action commune, pour Richard Alvarez il était important de "se retrouver pour travailler et relancer la dynamique". Cela permet également aux maires de petites villes comme Neuf-Brisach, "qui compte moins de 2.000 habitants", ou encore Mont-Dauphin (moins de 300) d’être épaulés et conseillés au sein d’un réseau.

La reconnaissance UNESCO est également une "aide pour les petites villes car l’État est reconnaissant de la valeur universelle, ce n’est pas l’UNESCO qui apporte l’argent" a expliqué monsieur Alvarez. "Si nous ne redynamisons pas pour faire en sorte que la ville soit belle, propre et attractive, ce n’est pas l’UNESCO qui va le faire" a averti le maire alsacien. Ce label UNESCO lui a en revanche permis de financer son budget de restauration des remparts de 5 M€ "grâce à une participation de l’État à hauteur de 85%". 

Bientôt des reconstitutions historiques en costume d’époque à la Citadelle ?

Parmi les principaux sujets de discussion au programme de ces deux jours de travail, on retrouve la "redynamisation de notre réseau en créant davantage de liens". Et notamment pour Michèle Virol en "tentant de faire comprendre au public ce qu’est une fortification bastionnée" davantage habitué aux châteaux forts du Moyen Âge qu’aux "fortifications dissuasives de Vauban". Autre piste de réflexion, s’inspirer de l’exemple canadien pour l’animation des places. "Les Anglo saxons ont le goût des spectacles en costumes pour mimer des attaques et faire venir des touristes". Ce genre de scènes permettent au public "de comprendre facilement ce qu’est une place forte" de manière ludique et divertissante  

L’actualité du réseau Vauban est également marquée par le projet de révision de la zone tampon du bien en série et par le lancement d’un nouveau projet stratégique. Ces projets, qui mobilisent l’ensemble des membres du réseau Vauban, ont pour but de réaffirmer l’exigence de gestion et de mise en valeur qu’impose une inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. 

Vauban, génie méconnu… même des Bisontins

Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban a créé un réseau hors du commun de sites fortifiés qui dessinent les frontières de la France actuelle. Le réseau le décrit comme un "génie reconnu dans l’art de la fortification bastionnée, Vauban a su s’adapter avec pragmatisme à chacun des lieux qu’il a choisis et sublimés par ses constructions". Mais pour Michelle Virole, son oeuvre "s’inscrit encore aujourd’hui dans la vie quotidienne des gens" pour avoir par exemple été l’inventeur du recensement. D’où la nécessité pour elle de présenter dans les sites, non seulement son oeuvre, mais "également parler de l’homme qu’il était". 

Enfin pour François Bousso, le réseau a également "un travail à creuser sur l’international et le réseau européen", d’autant qu’il existe d’autres fortifications Vauban en dehors de la France. La campagne de communication du réseau sur les 15 ans de l'unesco a été salué par un réseau européen

L’intérêt d’être un réseau : "si on n'était pas le réseau Vauban, on ne pourrait pas toquer à la porte d'autres réseaux. C'est tout l'intérêt d'être 12, c'est que derrière on peut pousser des portes un peu plus facilement". 

Infos +

Le bien en série "Fortifications de Vauban" est constitué de 12 sites majeurs :

  • la citadelle d’Arras
  • la citadelle, l’enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon
  • la citadelle et les forts Pâté et Médoc à Blaye/Cussac-Fort-Médoc
  • l’enceinte urbaine, les forts des Salettes, des Trois-Têtes, Dauphin et du Randouillet, la communication Y et le pont d’Asfeld à Briançon
  • la tour Dorée à Camaret-sur-Mer
  • la place forte de Longwy
  • la place forte de Mont-Dauphin
  • la citadelle et l’enceinte de Mont-Louis
  • la ville neuve de Neuf-Brisach
  • l’enceinte et la citadelle de Saint-Martin-de-Ré
  • les tours-observatoires de Tatihou et de la Hougue à Saint-Vaast-la-Hougue
  • l’enceinte, le fort Libéria et la Cova Bastera à Villefranche-de-Conflent

Considérés comme les plus représentatifs de l’œuvre de Vauban, ces 12 sites exceptionnels sont réunis au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban, qui coordonne la gestion et la valorisation du bien en série. 

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