Les Cycles Lapierre obtiennent un sursis de six mois

Publié le 25/08/2026 - 15:36
Mis à jour le 25/08/2026 - 14:14

Les Cycles Lapierre, une des dernières marques françaises de vélos, ont été placés mardi 25 août 2026 en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois, à leur demande, a-t-on appris auprès du parquet.

"Le redressement judiciaire est ouvert", a indiqué à l'AFP le procureur de Dijon, Olivier Caracotch, précisant qu'une "première période d'observation de six mois" avait été fixée. Le redressement judiciaire permet notamment de geler les dettes et d'obtenir des délais de paiement.

Le fabricant de vélos, dont la déroute est emblématique de la crise de la filière, avait déposé le 5 août une demande de placement en redressement, afin de lui donner le temps de trouver un repreneur après la faillite de sa maison-mère, le néerlandais Accell, premier fabricant européen de vélos.

 "Voilà une étape de passée et on espère capitaliser sur ça pour le futur des Cycles Lapierre", a déclaré William Perrier, directeur général de la marque qui emploie 106 salariés. "Ca va juste nous permettre de regarder devant et de construire sereinement le futur de l'entreprise", a-t-il ajouté au sortir de l'audience au tribunal de commerce de Dijon.

"Il y a différents types d'investisseurs. Ces pistes-là seront intéressantes à ouvrir", a poursuivi M. Perrier. Lors du dépôt de la demande de placement, il avait assuré vouloir trouver "un investisseur capable de soutenir durablement l'entreprise", fondée à Dijon en 1946, et vouloir "préserver le maximum des 106 emplois".

Les Cycles Lapierre, qui ont réalisé près de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025, ont notamment équipé plusieurs athlètes aux derniers Jeux olympiques. Mais ils ont subi de plein fouet le placement en cessation de paiement, début août, de leur maison-mère Accell (marques Raleigh, Winora, Haibike...).

Cette faillite est cependant intervenue après les difficultés de Lapierre à surmonter l'explosion de la bulle Covid. "Baisse des volumes, stocks trop importants dans l'ensemble du secteur, promotions massives et forte pression sur les marges" ont "durement touché" l'entreprise dijonnaise, avait-elle admis lors du dépôt de sa demande de placement.

(Source AFP)

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