Les Eurockéennes se mettent sur leur 31 pour varier les plaisirs...

Publié le 06/07/2019 - 10:00
Mis à jour le 06/07/2019 - 10:17

The Smashing Pumpkins en exclusivité, Nekfeu, Slash, Christine & the Queens, Jeanne Added, NTM, Interpol en têtes d’affiche: il y en aura pour tout le monde 31e Eurockéennes de Belfort, qui s’ouvrent également à l’Asie et… au stand-up.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Weezer, The Stray Cats, Jain, The Chainsmokers, Parkway Drive, Romeo Elvis, Angèle, Idles, Columbine sont aussi au programme du festival jusqu'à dimanche sur la presqu’île du Malsaucy. Autant d'artistes attractifs qui permettent aux organisateurs d'entrevoir avec sérénité cette nouvelle édition.

"Deux journées s'annoncent complètes, on espère en avoir une troisième pour nous permettre d'arriver à l'équilibre. L'an dernier on a accueilli 135.000 personnes, là on devrait en attirer 120 à 125.000", détaille le directeur Jean-Paul Roland.

Une affluence "proche des grandes éditions passées", assure-t-il, "sachant que cette saison est particulière". "La mise en vente des billets s'est faite en décembre, au plus fort de la crise des gilets jaunes. Il y avait une morosité ambiante s'agissant de la consommation. On a observé des ventes plus tardives chez l'ensemble des festivals, Hellfest excepté. Les Vieilles Charrues, qui écoulent d'habitude leurs places en quelques jours, n'ont pas tout vendu".

Un aléa tragique a en outre obligé les Eurockéennes à modifier le haut de leur plateau, avec l'annulation du groupe électro-punk The Prodigy après le suicide de son chanteur Keith Flint début mars.

"Ils devaient clôturer le festival. Il a fallu surmonter le choc, la tristesse pour trouver une solution de remplacement en urgence. A ce moment-là, l'ensemble des programmations étaient bouclées dans les festivals. Mais les Smashing Pumpkins venaient d'annoncer leur reformation, on les a alors approchés et ils ont accepté de venir", raconte Jean-Paul Roland.

"Comme tous les festivals, on doit faire des offres de plus en plus tôt. On en a d'ailleurs déjà fait pour l'année prochaine. Mais on s'oblige aussi, pour coller à l'actualité, à conserver, quinze jours avant le bouclage, une dizaine de cases libres pour des groupes qu'on découvre au dernier moment", poursuit-il.

- Focus sud-coréen -

Ainsi The Hu, groupe venu d'Oulan-Bator, pratiquant le "hunnu rock", entre heavy metal et sonorités traditionnelles mongoles, se retrouve propulsé sur sa première scène française.

L'Asie sera d'ailleurs bien représentée, puisqu'on retrouvera trois groupes, inconnus en France, de la scène sud-coréenne : DTSQ, Say Sue Me et Jambinai. Ces derniers, dont les lourdes guitares flirtent avec le haegeum (sorte de violoncelle) et le geomungo (grosse cithare jouée assis), présenteront une création orchestrée par le guitariste Olivier Mellano, avec, au chant, Kazu Makino du groupe Blonde Redhead.

"C'est là que notre travail s'avère très intéressant, puisqu'il s'apparente à de la direction artistique", apprécie Jean-Paul Roland, qui a par ailleurs décidé, avec son programmateur Kem Lalot, de réintroduire dans la grille 2019 deux one man shows de Malik Bentalha et du Comte de Bouderbala, déjà programmé en 2012.

"On sait bien qu'ils vont se produire devant un public qui n'est habituellement pas le leur, mais notre idée est de les faire ouvrir nos journées car on voit bien que les festivals sont devenus des remèdes anti-crise", plaide-t-il.

Un souhait de "commencer dans la bonne humeur" malgré un souci persistant: celui relatif à la "circulaire Collomb", en vigueur depuis mai 2018, et "qui a eu pour conséquence de multiplier par trois les coûts de sécurité qui nous incombent", déplore Jean-Paul Roland.

"Avec plusieurs festivals et organisations syndicales (Prodiss, SMA...), nous avons dû porter l'affaire au tribunal administratif. Cette année, on essaie encore de négocier avec la préfecture pour qu'elle entende que nous sommes un festival à but non lucratif. C'était le cas sous les préfets précédents, mais ça ne l'est plus aujourd'hui, alors que nos statuts n'ont pas changé. Or dans la +circulaire Collomb+ un bouclier tarifaire peut être appliqué pour les festivals à but non lucratif", rappelle-t-il.

(Source AFP)

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