Loi d'urgence agricole : le Sénat tient tête au gouvernement sur la gestion de l'eau

Publié le 01/07/2026 - 15:31
Mis à jour le 01/07/2026 - 16:04

En plein débat sur l'adaptation de la France aux canicules, le Sénat a irrité mardi 30 juin 2026 le gouvernement en votant des assouplissements supplémentaires dans la gestion de l'eau pour l'agriculture, fixant notamment des objectifs de stockage jugés "pharaoniques" par la ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

 © Hélène Loget
© Hélène Loget

Dans le cadre de l'examen du projet de loi d'urgence agricole, les sénateurs ont ouvert dans la nuit de mardi à mercredi un des volets les plus sensibles de ce texte, sur l'eau. A l'initiative du rapporteur Laurent Duplomb (Les Républicains), la chambre haute a tenu a lever un peu plus les contraintes pesant sur le stockage de l'eau.

Le texte gouvernemental visait notamment à faciliter la construction d'ouvrages de stockage d'eau - ces réservoirs permettant de la retenir pour l'utiliser pendant les sécheresses - en supprimant notamment l'obligation de tenir des réunions publiques pour leur autorisation environnementale, au profit d'une simple permanence.

  • Cet allègement était censé concerner seulement les ouvrages ayant déjà fait l'objet d'une concertation préalable dans le cadre d'un projet de territoire (PTGE). Mais les sénateurs l'ont étendu à tous les projets.

De plus, l'article en question permet au préfet de passer outre l'annulation par un juge d'une autorisation existante de prélèvement d'eau pour les agriculteurs, sous certaines conditions. La poursuite du prélèvement serait possible pour cinq ans au maximum, là où le texte initial envisageait un délai de deux ans.

Ces assouplissements des règles environnementales ont déplu au gouvernement: "Ils risquent de déséquilibrer un texte qui se voulait équilibré au moment même où la sécheresse s'installe dans nos campagnes", s'est inquiétée Monique Barbut.

Mme Barbu voit une "priorité" donnée à l'usage agricole de l'eau au détriment par exemple de "l'eau potable et la sécurité civile".

Un autre article ajouté par le Sénat va plus loin en exigeant que la gestion de l'eau réponde à un principe de "non-régression agricole", fixant l'objectif de doubler, d'ici 2035, les volumes de stockage de cette ressource destinés à l'agriculture.

Cette ambition "serait juste pharaonique", s'est agacée Mme Barbut, qui y voit une "priorité" donnée à l'usage agricole de l'eau au détriment par exemple de "l'eau potable et la sécurité civile".

"Mon intention n'est pas de mettre l'usage agricole au-dessus de tout", a rétorqué Laurent Duplomb, disant craindre au contraire que les normes en vigueur n'aboutissent à un "dogme" donnant la "priorité au retour au milieu" naturel de l'eau, conduisant les agriculteurs à "tous jeter l'éponge".

La gauche s'est insurgée contre ces mesures, l'écologiste Daniel Salmon redoutant notamment un "accaparement" de l'eau par "une minorité" d'agriculteurs au détriment des nappes souterraines.

D'autres articles sur l'eau seront mis au vote mercredi après-midi et promettent de nouveaux désaccords entre Sénat et exécutif.

(Source AFP)

Société

Loi d’urgence agricole : le Sénat tient tête au gouvernement sur la gestion de l’eau

En plein débat sur l'adaptation de la France aux canicules, le Sénat a irrité mardi 30 juin 2026 le gouvernement en votant des assouplissements supplémentaires dans la gestion de l'eau pour l'agriculture, fixant notamment des objectifs de stockage jugés "pharaoniques" par la ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

À Besançon, une immersion à 50°C pour comprendre les défis du climat de demain

VIDÉO • Lundi 29 juin 2026, alors que la ville de Besançon savourait à peine la fin de la canicule, la ville de Besançon a accueilli, à l’occasion de la plénière du Club Climat, une expérience immersive mobile permettant de sensibiliser aux impacts concrets du changement climatique. Baptisé Climate Sense, l’expérience propose de tester les activités de la vie courante dans un endroit recréant des conditions de vie à 50°C, des températures qui pourraient être celles d’un été de 2050. Déclic assuré, même pour les plus sceptiques !

Chaleur : quand la mini-prairie de la place Leclerc venge Anne Vignot face au fleurissement de Ludovic Fagaut

À son tour, l'ancienne maire écologiste de Besançon, Anne Vignot, a réagi dimanche 28 juin 2026 sur les réseaux sociaux à la gestion des espaces verts de la ville en pleine période de fortes chaleurs. Sa publication fait suite au maintien de la végétation de la place Leclerc, alors que plusieurs mini-prairies urbaines de ce type, mises en place dès le début de son mandat, ont été remplacées sous l'actuelle municipalité de Ludovic Fagaut par des plantations géométriques de fleurs qui ne tiennent pas le choc de la canicule.

Canicule : peut-on arrêter de payer son loyer quand on a trop chaud ?

Alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient et sont de plus en plus difficiles à vivre, des locataires pourraient s'interroger sur leurs droits lorsque leur logement ne dispose ni de volets, ni d'autres équipements limitant les surchauffes estivales. La question revient régulièrement : est-il légal de suspendre le paiement de son loyer dans une telle situation ? 

Dans le Jura, Choisey végétalise le parvis de sa mairie avec un banc autonome alimenté par l’eau de pluie

La commune de Choisey, qui compte 1.043 habitants, a installé devant sa mairie un banc végétalisé autonome en eau de pluie. Mis en service au printemps 2025, cet équipement de la marque française Rainbeau, conçu et fabriqué en France, permet de végétaliser un espace public fortement minéralisé sans raccordement aux réseaux et sans utiliser d'eau potable pour l'arrosage. Cette réalisation s'inscrit dans une politique de gestion raisonnée de la ressource en eau menée par la commune depuis plusieurs années.

Pacs : la démarche en ligne de pré-demande se simplifie

La procédure de pré-demande de pacte civil de solidarité (Pacs) en ligne a été mise à jour le 9 juin 2026 afin de faciliter les démarches des usagers. Cette évolution concerne les communes proposant ce service dématérialisé et vise à rendre le parcours plus clair et plus simple avant l’enregistrement officiel du Pacs en mairie.

Tenue vestimentaire au travail : quelles sont les règles ?

Peut-on porter un short au travail en période de canicule ? Un employeur peut-il imposer une tenue vestimentaire ? Selon les informations publiées par Service-Public.fr, la tenue vestimentaire relève en principe de la liberté individuelle du salarié. Toutefois, cette liberté peut être limitée lorsque les exigences du poste de travail le justifient.

La Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie et SNCF s’allient pour renforcer la sécurité dans les trains Mobigo

À l'occasion de l'assemblée plénière du conseil régional organisée jeudi 25 juin 2026 à Dijon, la Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie nationale et SNCF Voyageurs ont signé une convention expérimentale visant à renforcer la sécurité du réseau ferroviaire régional des trains Mobigo.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.31
partiellement nuageux
le 01/07 à 17h00
Vent
1.82 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
55 %

Sondage