Manifestations contre la réforme des retraites : 11.000 personnes (syndicats), 8000 (police) à Besançon

Publié le 19/01/2023 - 15:32
Mis à jour le 19/01/2023 - 17:07

Ce jeudi 19 janvier est annoncé par les organisations syndicales comme une journée de grève nationale interprofessionnelle contre la réforme des retraites proposée par le gouvernement. De nombreuses manifestations se déroulent partout en France y compris à Besançon où 11.000 manifestants selon les syndicats et 8.000 selon la police battent le pavé au centre-ville selon la CGT.

Malgré le froid, la manifestation de ce jeudi 19 janvier contre la réforme des retraites 2023 a rassemblé 11.000 manifestants. En 1995, ils avaient été 15.000 manifestants à s'être réunis à Besançon contre, là encore, une réforme des retraites.

À quelques minutes du départ du cortège, il était presque impossible de circuler sur la place de la Révolution, noire de monde.

Quasiment tous les secteurs d’activité sont représentés dans cette manifestation y compris des commerçants, des artisans, intermittents du spectacle, journalistes, etc.

Le rassemblement a réuni des manifestants de tous les âges.

Parmi les slogan, on peut entendre : "Les jeunes dans la misère, et les vieux au cimetière, de cette société-là on en veut pas".

Les taux de participation au mouvement de grève communiqué par l'académie de Besançon :

  • Moyenne générale pondérée : 35,75 % (35,15 % au national)
  • Moyenne enseignants pondérée : 38,64 % (38,50 % au national)
  • Moyenne pondérée enseignants 1er degré : 44,48 % (42,35 % au national)
  • Moyenne pondérée enseignants 2d degré : 33,42 % (34,66 % au national)

Les principaux points de la réforme des retraites 2023

  • L’âge légal passe de 62 à 64 ans dès l'horizon 2030
  • La durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein est portée à 43 ans
  • Les personnes qui n'ont pas atteint ce seuil de 43 ans pourront tout de même bénéficier d'une retraite à taux plein, en partant à 67 ans.
  • Les personnes nées à partir de 1964 concernées par cette réforme
  • Le minimum de pension est porté au minimum à 1.200€ brut (pas en dessous de 85% du Smic)
  • Les départs anticipés seront possibles pour les carrières longues. Les personnes qui ont commencé avant 18 ans pourront partir jusqu'à quatre ans avant l'âge légal et donc dès 60 ans (à condition d'avoir cotisé 44 ans).
  • Les femmes ayant été en congé parental pourront s'en prévaloir pour bénéficier du système des carrières longues. Elles pourront valider à ce titre jusqu'à quatre trimestres.
  • Le "compte pénibilité" sera assoupli pour bénéficier à plus de 60.000 personnes supplémentaires.
  • Les travailleurs concernés par le compte pénibilité devront faire l'objet d'un suivi médical renforcé après 45 ans effectué par les médecins du travail. Ils pourront se voir proposer, le cas échéant, un aménagement du poste et du temps de travail. A 61 ans, les salariés les plus exposés à l'"usure professionnelle" auront une visite médicale de fin de carrière obligatoire. Dans le cas où ils ne seraient plus jugés aptes à travailler, ils pourront bénéficier d'un départ à la retraite anticipé à 62 ans à taux plein.
  • Les personnes invalides ou en situation d'inaptitude pourront partir à la retraite à taux plein à 62 ans, même si elles n'ont pas engrangé le nombre de trimestres nécessaires.
  • Les travailleurs handicapés pourront toujours partir à 55 ans et avec des conditions simplifiées.
  • Les victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle pourront partir à la retraite deux ans avant l'âge légal.
  • La durée d'exposition à des facteurs de pénibilité pour bénéficier de ces conditions de départ anticipé sera réduite de 17 à 5 ans.
  • Les travailleurs exposés à l'amiante pourront toujours partir dès 50 ans.
  • Les personnes ayant effectué des "travaux d'utilité collective" (TUC) pourront obtenir des trimestres pour calculer leur retraite.
  • Le gouvernement s'engage à revoir complètement le mode de calcul des cotisations sociales des travailleurs indépendants pour qu'il soit "plus prévisible et plus équitable".
  • Les aidants familiaux qui ont mis leur carrière professionnelle entre parenthèse pour s'occuper d'un proche pourront être plus nombreux à bénéficier de validations de trimestres.
  • Le Conseil d'orientation des retraites devra ouvrir un chantier sur "la modernisation des droits familiaux et l'unification du système de réversion".
  • Les entreprises de plus de 300 salariés devront publier un indicateur démontrant sur le sort qu'elles réservent aux salariés en fin de carrière.
  • Les retraités qui reprennent une activité pourront acquérir des droits et augmenter leur pension.
  • Les bénéficiaires des régimes spéciaux et notamment les personnels de la SNCF, de la RATP et des industries électriques et gazières qui sont nombreux à partir à la retraite avant 62 ans, notamment à 52 ans ou 57 ans, verront donc comme les autres Français leur âge de départ à la retraite décalé de deux ans.
  • La réforme sera appliquée avec un calendrier décalé, en 2025. Les conditions d'application seront détaillées au premier semestre 2023 par décret.

Retraites 2023

Retraites : 3.000 manifestants (CGT) pour la 14e journée de mobilisation à Besançon

Sursaut de mobilisation ou épilogue de la contestation ? Les syndicats ont appelé ce mardi 6 juin 2023 à une quatorzième journée d'action contre la réforme des retraites, deux jours avant l'examen au Parlement d'une proposition de loi visant à abroger la réforme. À Besançon, le coup d’envoi de la mobilisation a été donné sur le parking Battant dès 14h pour une déambulation dans les rues de Besançon.

Retraites : pourquoi l’intersyndicale prévoit une journée de grève le 6 juin ?

Depuis le 1er mai dernier, les manifestations et journées de grève contre la réforme des retraites sont inexistantes laissant la place à d’autres mobilisations, notamment à Besançon. Alors pourquoi l’intersyndicale a-t-elle choisi le 6 juin pour sa 14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites ?

1er mai : le programme des manifestations en Bourgogne Franche-Comté

Sur fond de grogne sociale dû à la réforme des retraites et l’inflation actuelle, la mobilisation de ce lundi 1er mai 2023 devrait atteindre des records. L’intersyndicale a appelé "l’ensemble des travailleuses et travailleurs, des jeunes et retraités à faire du 1er mai 2023 une journée de mobilisation exceptionnelle et populaire contre la réforme des retraites et pour la justice sociale". Voici le programme en Bourgogne Franche-Comté.

Social

Grève à La Poste au centre-ville de Besançon : “Les factrices et facteurs n’en peuvent plus”

Après quatre jours de grève quotidienne de 59 minutes, de 11 h à 11 h 59, les factrices et facteurs de l'îlot Proudhon de La Poste à Besançon ne comptent pas mettre fin à leur mouvement. Leur objectif reste inchangé : obtenir une rencontre avec la direction afin d'exposer leurs difficultés et leurs revendications. Nous les avons rencontrés vendredi 26 juin.

Canicule : la CGT du Centre hospitalier de Novillars réclame des mesures durables

Alors que le Doubs est placé en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, la CGT du centre hospitalier de Novillars prend acte des mesures annoncées par la direction à l’issue de la cellule de crise du 25 juin. Brumisateurs, aménagements d’horaires, suspension de certaines activités et adaptations organisationnelles apportent, selon le syndicat, une réponse immédiate à la situation. La CGT rappelle toutefois avoir alerté la direction dès septembre 2025 sur la nécessité d’anticiper des épisodes de fortes chaleurs devenus récurrents.

Canicule à Pontarlier : le CHI de Haute-Comté active le “Plan Bleu” dans ses EHPAD

Face à l'épisode de fortes chaleurs annoncé ces prochains jours, le Centre hospitalier intercommunal (CHI) de Haute-Comté a déclenché le "Plan Bleu" dans l'ensemble de ses établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Objectif : assurer la sécurité, le bien-être et la prise en charge des résidents les plus vulnérables.

Deux réalisateurs bisontins portent la voix des enfants placés jusqu’au ministère du Travail et des Solidarités à Paris

Projeté dimanche 21 juin 2026 au ministère du Travail et des Solidarités, le documentaire Des ”K-Soss” comme vous dites, co-réalisé par Alexis Amiotte et Bertrand Vinsu, met en lumière la parole de quatre adolescents confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Présenté en présence de professionnels du secteur et de représentants institutionnels, le film s’attache à restituer le vécu des jeunes placés à travers leurs propres témoignages.

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