Martine Gury : "vendre du pain ne suffit plus!"

Publié le 28/05/2013 - 13:47
Mis à jour le 16/04/2019 - 15:11

Face à la crise économique et à la désertion des petits commerces pour les grandes surfaces, certains baissent les bras. D’autres se remontent au contraire les manches. C’est par exemple le cas de Martine Gury qui a décidé de ne plus se limiter à vendre les pains, viennoiseries et gâteaux de son boulanger de mari, mais de faire et servir aussi à manger dans sa petite boulangerie, rue Luc Breton à Besançon.

Manger à la … boulangerie !

Au Fournil Comtois, 8 rue Luc Breton à Besançon, l’ambiance est avant tout familiale et conviviale. Martine Gury, qui travaille principalement avec sa fille Marielle, n’entend pas concurrencer les restaurants voisins, mais juste proposer de manger rapidement et pour pas cher, autre chose que des sandwiches. Déjà, en janvier 2009, l’épouse de boulanger avait innové en mitonnant des soupes (lire notre article ci-dessous). "Les gens qui travaillent en ville mangent souvent en 20 minutes et un sandwich tous les jours peut être lassant, explique-t-elle. Je me suis dit que je pouvais leur proposer aussi de manger chaud, avec une cuisine simple, maison, qu’ils pouvaient consommer sur place plus rapidement que dans un restaurant ou même emporter pour manger au bureau". 

Comme à la maison

A l’automne dernier, elle est donc passée à la vitesse supérieure en installant une grosse poêle dans son comptoir vitré, entre ses sandwichs et ses gâteaux, et en réussissant à caser quelques tables dans sa petite boulangerie de la rue Luc Breton. "J’ai une petite cuisine derrière, signale Martine Gury. Cet hiver, j’ai fait de la cuisine traditionnelle, du bœuf bourguignon, des spaghettis bolognaises, de la choucroute, de la paëlla, du chili con carne…" Les beaux jours venus - ou tout au moins espérés -, elle a décidé de compléter l’offre de sandwiches et salades déjà proposées en remplaçant ces plats revigorants par de plus légères assiettes avec, au gré de son humeur et des jours, des parts de quiches de diverses sortes, de tartes et cakes salés, de terrines ou même des petites omelettes, tous servis avec de la salade. "Je vais faire aussi des brochettes et des saucisses", annonce-t-elle. 

"On n’a pas le choix, il faut se diversifier"

Le succès est vite arrivé ! Si la qualité de ces produits maison et la variété y sont pour beaucoup, les petits prix pratiqués (par exemple 4 euros l’assiette tarte salée ou quiche, 4,50 euros l’assiette terrine ou cake, sur place comme à emporter) entrent évidemment en jeu. Martine Gury a aussi mis en place une formule "petit déjeuner". Car, vendre du pain pour un boulanger ne suffit plus !

"Aujourd’hui, tout le monde vend du pain :  à côté des boulangeries déjà nombreuses, on en trouve dans les épiceries, dans les grandes surfaces, dans certains bureaux de tabac. Si on veut continuer à travailler, on n’a pas le choix, il faut se diversifier. Moi, j’aime cuisiner, alors en plus je me fais plaisir, je m’amuse à chercher des accords de produits. Par exemple, je fais des quiches poireaux-lardons-crème-sauce curry, ou encore des cakes tomates séchées, olive noire, chorizo". Et, partie sur sa lancée, Martine Gury n’est pas prête de lâcher ses casserolles.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Nouveau sursis pour les Galeries Lafayette de Besançon et Belfort

C’est un petit ouf de soulagement pour les 26 magasins Galeries Lafayette, dont ceux de Besançon et Belfort, exploités par l’homme d’affaires Michel Ohayon. Le plan de continuation d'activité des points de vente a reçu le soutien de son principal créancier, qui n’est autre que le groupe Galeries Lafayette, juste avant son examen final au tribunal de commerce de Bordeaux, indique l’AFP ce mercredi 21 février. La décision du tribunal de commerce de Bordeaux a été mise en délibéré au 20 mars 2024.

J’ai testé pour vous le soin personnalisé signé LB Beauty à Besançon

Alors que la fraîcheur de l'hiver est de retour, je me suis rendue à l'institut LB Beauty ouvert depuis 4 ans dans le quartier des Chaprais à Besançon mardi 20 février 2024, pour un instant de bien-être, relaxant et pour prendre soin de ma peau. J'ai testé pour vous le "soin personnalisé" signé Ludivine Bonnet.

Nouvelle action coup de poing des éleveurs laitiers haut-saônois contre Lactalis

Une action d’interception d’un camion de lait Lactalis a eu lieu mardi soir en Haute-Saône près de Vesoul. Les éleveurs s’estimant "floué" par la société, demandent "une rémunération décente des producteurs". Le lait du camion devant initialement servir à la fabrication de fromage a été repris et sera utiliser pour l’alimentation des veaux. 

Open Business : les prochains rendez-vous de la CCI Saône-Doubs pour répondre aux défis et enjeux de demain

La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Saône-Doubs a présenté mardi 20 février 2024 les trois nouvelles thématiques de son cycle de conférences baptisé Open Business. Au programme cette année, des rencontres autour des thèmes de l’intelligence artificielle, du vieillissement de la population et de la performance dans l’entreprise et le sport à Besançon, Vesoul et bientôt Montbéliard. 

“Coiffure Michel Delgrande” devient “Le 83 coiffure” au centre-ville de Besançon

Loïc, coiffeur depuis 24 ans dans le salon Michel Delgrande, situé au 83 rue des Granges à Besançon, a eu envie de nouveauté. Jeudi 15 février 2024, après environ 34 ans sous le nom de son fondateur, le salon a finalement changé d’identité pour devenir "le 83 coiffure". Pour autant, cette nouveauté ne tend pas à oublier le passé…

En immersion dans le plus vaste chantier privé à Besançon…

Depuis quelques mois, les travaux ont démarré dans l’ancienne institution Saint-Jean du quartier Saint-Claude à Besançon dans le cadre du projet immobilier comptant 245 logements, dont 80 en rénovation, porté par le groupe SMCI : le Domaine Hugo. En ce moment, un parking souterrain de type silo de 240 places est en cours de construction… Fabrice Jeannot, président du groupe SMCI et Patrick Collard, directeur technique du groupe nous en parlent.

Bruno Le Maire abaisse à 1% la prévision de croissance 2024 et annonce 10 milliards d’euros d’économies

Le gouvernement français a nettement revu à la baisse son estimation de croissance pour 2024, de 1,4% à désormais 1%, a annoncé dimanche 18 février 2024 Bruno Le Maire, dévoilant des économies "immédiates" de 10 milliards d'euros sur les dépenses de l'Etat pour tenir les ambitions budgétaires.

Autoroutes : une hausse moyenne des prix de 3% en 2024

Les tarifs des péages sont revus chaque année au 1er février. Le ministère des Transports avait annoncé en novembre 2023 une augmentation inférieure à 3 % en moyenne en 2024, après 4,75 % en 2023 et 2 % en 2022. Plusieurs arrêtés publiés au Journal officiel du 31 janvier confirment une hausse autour de 3 % sur les principaux réseaux autoroutiers, selon service-public.fr.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.49
partiellement nuageux
le 23/02 à 6h00
Vent
4.2 m/s
Pression
1001 hPa
Humidité
92 %