Monnaie locale : pourquoi acheter avec des "pives" ?

Publié le 04/02/2022 - 17:00
Mis à jour le 07/02/2022 - 10:57

Née en 2017, la Pive est une monnaie comtoise complémentaire de l’euro. 125.000 pives sont actuellement en circulation, soit 125.000 €. Quel est le réel intérêt de payer en Pive plutôt qu’en euro. Réponse avec Marion Fichet en charge de la communication de la Pive comtoise qui sera également disponible en version numérique dès cet été 2022.

Réunis en association, des citoyens francs-comtois ont voulu redonner à la monnaie sa fonction originelle d'échange et redonner au consommateur le pouvoir d'agir dans le but de dynamiser l’économie comtoise par les circuits-courts en réduisant la spéculation financière. "soutenir la transition vers un nouveau modèle de société" et de "renforcer les liens économiques et sociaux" sur le territoire. Environ 250 commerçants et professionnels acceptent aujourd'hui la Pive.

Un chiffre qui pourrait grimper en 2022 avec une version numérique actuellement en développement en plus des billets classique.

Après une stabilisation du nombre de pives en circulation ces dernières années, l'association qui porte la monnaie locale compte en effet sur la pive numérique qui sera prochainement disponible via une application sécurisée. Elle sera dans un premier temps en tests avant un déploiement à l'automne à l'occasion de la fête de la Pive le 8 octobre 2022.

Idées reçues autour des monnaies locales

Les acteurs autour de la Pive ont recensé les six idées reçues les plus répandues autour de cette monnaie.

De nombreuses informations circulent autour de cette monnaie dont de nombreuses idées reçues. Est-elle légale ? Est-il facile de s'en procurer et à quoi sert-elle au final ?

Idée reçue n°1 : "la Pive est illégale"

On compte 82 monnaies locales en France réunies au sein du mouvement SOL, la fédération des monnaies locales.

Depuis le 31 juillet 2014, la loi relative à l’économie sociale et solidaire autorise la création de monnaies locales complémentaires limitées à un secteur géographique ou un réseau d’adhérents

Idée reçue n°2 : "si je consomme déjà local, payer en pives est inutile…"

"Payer votre commerçant en pives, c’est l’assurance que cet argent va continuer de circuler en Franche-Comté chez un autre professionnel" explique l'association.Chaque pive qui circule est déposée sur un fonds de garantie de la Nef, une banque éthique, qui finance uniquement des projets à forte valeur ajoutée écologique, sociale et/ou culturelle.

La Nef a passé une convention avec toutes les monnaies locales en France et s'engage à doubler les montants déposés sur les fonds de garantie pour financer des projets locaux vertueux.

Idée reçue n°3 : "c’est compliqué d’acheter des pives !"

On n'achète pas des pives, mais on échange des euros contre des pives. 1 pive = 1 euro. 31 commerces sont des comptoirs d'échanges sur toute la Franche-Comté.

À partir de cet automne, il sera possible d'échanger des pives numériques directement depuis son smartphone.

Idée reçue n°4 : "si la Pive disparaît, je perds mon argent"

Faux. Tous les euros échangés sont déposés sur un fonds de garantie. Celui-ci est majoritairement à la Nef, banque éthique, et secondairement aux Crédit Coopératif et Crédit Agricole qui ont des agences locales dans les territoires ruraux.

"L'association La Pive n’utilise pas cet argent qui doit être en permanence disponible pour garantir les pives qui circulent sur le territoire. Il s’agit d’une obligation légale en vertu de la loi de 2014 qui régit les monnaies locales."

Idée reçue n°5 : "les centimes non rendus vont dans la poche de la Pive"

Les pives sont des billets de 1, 2, 5, 10 et 20. Il n’existe pas de centimes de pives. De fait, lorsque vous réglez un montant avec des centimes (prenons l’exemple de 4,70), trois possibilités s’offrent à vous :

  • vous donnez 5 pives : alors 30 centimes restent dans la caisse du commerçant·e. Ces centimes ne reviennent pas à l’association, mais bien aux professionnels que vous réglez.
  • vous donnez 4 pives et 1€ : le commerçant vous rend 30 centimes d’€ - vous donnez 4 pives et 70 centimes d’€

Les règlements en pives numériques nous permettront bientôt de payer des montants avec des centimes.

Idée reçue n°6 : "la Pive numérique c'est comme le Bitcoin"

Le Bitcoin est une cryptomonnaie qui circule dans le monde entier avec un cours fluctuant sur lequel il est possible de spéculer. Au contraire, La Pive numérique est encadrée par l’association du même nom, ne circule qu’en Franche-Comté au sein d’un réseau d’adhérentes et affiche une parité fixe avec l’euro. "Les valeurs prônées par le Bitcoin et la Pive sont opposées : le premier est libéral et fondé sur la spéculation non régulée, tandis que la Pive soutient une économie locale dynamique et respectueuse du vivant."

Les deux monnaies ont cependant un point commun : elles utilisent la technologie blockchain afin de permettre des transactions sécurisées (cryptées) et transparentes entre ses utilisateurs

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Le marché du travail se dégrade de nouveau au troisième trimestre 2025 (Insee)

L’Insee Bourgogne-Franche-Comté a partagé ce mardi 13 janvier 2026, la nouvelle notre de conjoncture concernant le troisième trimestre de l’année 2025. Pour l’Insee un constat s’impose, celui que le regain de croissance national de l’été 2025 ne se retrouve pas en Bourgogne-Franche-Comté. 

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.32
couvert
le 16/01 à 03h00
Vent
4.53 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
70 %