Municipale 2026 à Besançon : LFI fait cavalier seul suite à des "tergiversations"

Publié le 29/10/2025 - 14:00
Mis à jour le 29/10/2025 - 11:54

Les réactions s’enchaînent suite à l’annonce de La France insoumise (LFI) de Besançon de présenter une liste pour l’élection municipale de Besançon sans Anne Vignot, maire sortante EELV … Séverine Véziès, co-cheffe de file LFI pour l’élection municipale s’explique ce 29 octobre 2025.

Séverine Véziès © Alexane Alfaro
Séverine Véziès © Alexane Alfaro

"Nous avons du mal à comprendre où veulent aller les Verts", lance avec aplomb la co-cheffe de file LFI pour l’élection municipale de Besançon. Si elle entend la réaction de la maire EELV, elle précise que "l’alerte a été donnée plusieurs fois" et ce qui a été proposé localement "n’est pas à la hauteur en termes d’exigence et de rapport de force à Besançon" : "L’union pour l’union ça n’a pas de sens (…) Dans une nouvelle majorité, on cherche des places pour pouvoir peser dans les décisions", souligne Séverine Véziès qui déplore des "tergiversations" tant au niveau de la stratégie de campagne que de la stratégie de la constitution de la liste.

Municipales 2026 : Anne Vignot regrette la rupture des discussions avec La France insoumise

Au lendemain du communiqué de La France insoumise annonçant qu’aucune union n’est possible entre Anne Vignot et sa majorité sortante et la France insoumise, la maire écologiste de Besançon a réagi ce mardi 28 octobre par un communiqué intitulé ”Pour Besançon, l’union locale prime sur les divisions nationales”. Elle y déplore la décision de LFI et réaffirme son attachement à une union des forces progressistes au niveau local.

Et du côté du PCF ?

Dans un communiqué, le Parti communiste (PC) de Besançon a dit déplorer la position de LFI de "se retirer des négociations" en raison d’une "position davantage inspirée par des logiques nationales que par la réalité locale". Ce à quoi l’Insoumise répond : "nous aussi on regrette de devoir en arriver là, car cela fait des semaines qu’on sonne l’alerte. Mais il est évident que ce sentiment de tergiversation, nous ne sommes pas les seuls à l’avoir ressenti".

Concernant une décision découlant d’une décision locale ou nationale, l’Insoumise explique que "c’est une décision locale, prise par les Insoumis locaux (…) le manque de cap, ces tergiversations, nous pouvons aussi le retrouver au niveau national, elle n’appartient pas qu’à Besançon. Nous avons aussi du mal à comprendre la logique les alliances au niveau national comme avec le vote de non-censure de madame Voynet".

Une liste "d’union populaire, citoyenne et écologiste"

Sur le terrain de l’écologie, Séverine Véziès s’affirme comme étant une "éco-socialiste" : La France Insoumise est un parti écologiste. Ce n’est pas parce qu'EELV s’appelle EELV que l’écologie est uniquement traitée par les Verts (…) je suis partisane d’une écologie populaire".

"Notre objectif est de battre la droite"

Une chose est sûre pour la co-cheffe de file La France insoumise (LFI) pour les élections municipales de Besançon, il faut "battre la droite": "On est en train de perdre du temps pendant que la droite se met en ordre de bataille. C’est pourquoi nous regrettons que les Verts ne se soient pas remis en cause en termes de rapport de force par rapport à 2020", a souligné l’Insoumise en rappelant que "ses ennemis ne sont pas à gauche".

Municipales 2026

Municipales 2026 à Besançon : le PCF analyse la victoire de la droite et les erreurs de la gauche

À la suite de la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut lors des élections municipales de 2026 à Besançon, face à la maire sortante Anne Vignot (Les Écologistes), la section locale du Parti communiste français de Besançon a publié, jeudi 9 avril 2026, son analyse détaillée du scrutin. Le document revient sur les dynamiques électorales entre les deux tours, l’évolution des rapports de force depuis 2014, ainsi que les facteurs politiques locaux et nationaux ayant conduit à l’alternance.

Tribune de Nicolas Bodin : " Ne pas se tromper de combat ni de débat "

À l’heure où le tumulte électoral s’est déjà bien estompé et où la vie politique locale reprend son cours habituel, certains résultats méritent pourtant que l’on s’y attarde selon Nicolas Bodin, ancien adjoint PS de Jean-Louis Fousseret puis d'Anne Vignot. Dans une tribune du 7 avril 2026, il invite la gauche bisontine à regarder en face cette défaite, à en comprendre les ressorts et, surtout, à éviter les faux débats pour se recentrer sur l’essentiel.

Ludovic Fagaut élu maire de Besançon : Renaissance, Horizon(s) et le MFC saluent cette victoire

À l’issue de l’élection municipale à Besançon, Éric Alauzet, président de Renaissance Doubs, Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté ainsi que plusieurs élu(e)s du Doubs du parti Horizon(s) ont réagi par voie de communiqué à l'élection de Ludovic Fagaut à la mairie de Besançon. 

Pour Marie-Guite Dufay, le nouveau maire de Besançon ne doit " pas oublier que la ville à des fondamentaux de gauche importants "

VIDEO • Face à la victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection du candidat LR Ludovic Fagaut à la tête de la mairie, la socialiste et ancienne présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a pris la parole.

Municipales 2026 : victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection de Ludovic Fagaut

Le deuxième tour du scrutin de l’élection municipale s’est tenu ce dimanche 22 mars 2026 à Besançon. C’est Ludovic Fagaut qui est arrivé en tête avec 53,29 % des suffrages devant Anne Vignot, la maire sortante, qui a eu 46,71 % des suffrages. Face à la percée historique de la droite, les candidates Vignot et Véziès avaient annoncé leur alliance au lendemain du premier tour.

Politique

" Casseurs-payeurs " : un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation

Au coeur d'un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche mardi sur le projet de loi "casseurs-payeurs" et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

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Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

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