Portrait de Jean-Paul, agriculteur dans le Haut-Doubs

Publié le 14/03/2016 - 09:22
Mis à jour le 16/04/2019 - 16:36

« Candidat à l’amour » de la prochaine saison de « l’Amour est dans le Pré », nous avons voulu savoir qui se cache derrière Jean-Paul, l’agriculteur. En pleine crise de la filière agricole, il nous livre une certaine vision de sa profession qu’il vit comme une véritable passion.

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Portrait de la semaine

Carte d'identité

  •  Jean-Paul M.
  • 38 ans. Né à Besançon en 1978
  • Divorcé -  1 enfant de 8 ans
  • Agriculteur depuis 1999

Présenté par M6 comme "un homme sensible et attaché à ses racines", nous avons voulu en savoir un peu plus sur l'homme et l'agriculteur. Pudique, il ne parlera pas de sa participation à l'émission "L'amour est dans le pré" présenté par Karine Marchand. On sent qu'il souhaite préserver son fils de huit ans. " Je n'ai pas envie de parler du passé en faisant cette émission. Ils en ont déjà parlé dans l'émission (voir en fin d'article). Ce que je veux désormais, c'est regarder vers le futur et aller de l'avant…"  

Jean-Paul est né à Besançon. Fils unique, il a repris l'exploitation familiale en 1999 à l'âge de 21 ans après l'obtention de son bac pro au lycée agricole de Levier. Suite à son divorce, il décide début 2010 de s'associer en GAEC. "Je remercie d'ailleurs ceux qui ont travaillé avec moi et qui m'ont permis de m'occuper de mon fils durant quatre ans…" Aujourd'hui, il en a la garde alternée, mais s'occupe de lui tous les midis.

Reconnaissant, mais indépendant, il décide en avril 2014 de reprendre seul l'exploitation familiale. Aujourd'hui, il élève 16 vaches et 16 génisses ainsi que six chevaux, par passion. "Je produis du lait à Comté, Morbier et raclette qui est livré à la fruitière des fermiers du Haut-Doubs à Damprichard". 

Enfant du Haut-Doubs, il est effectivement très attaché à sa terre et à ses bêtes. "On travaille avec du vivant, il ne faut pas l'oublier". Concernant la polémique pour autoriser ou non le robot de traite dans la filière Comté (800 manifestants la semaine dernière), Jean-Paul, qui se lève tous les matins à 6h30, soutient les éleveurs de la coopérative de Vercel. "Quand on veut produire un lait à comté, c'est un terroir, les bêtes doivent pâturer. Quand on veut produire un lait à fromage d'une qualité supérieur doit se donner la peine de traire ses vaches matin et soir. Ceux qui veulent utiliser le robot peuvent toujours aller dans la filière industrielle ! "

SA VISION DE L'AGRICULTURE

Vous sentez-vous privilégié du fait d'appartenir à la filière Comté ? 

"C'est ce que tout le monde dit et pense. Mais ce n'est pas si simple ! Alors, oui, nous sommes épargnés avec un prix de lait quasiment au double par rapport aux industriels, mais il ne faut pas oublier que nous avons un cahier des charges strict sur ce lait à comté. J'estime qu’ils ne sont pas à leur prix et que nous non plus, nous nous non plus, car nous avons des contraintes importantes. Heureusement que j'ai des revenus extérieurs ! J'ai une maison en location et je loue du terrain. Sans cela, je ne sais pas comment je ferais financièrement… "

Quel est le problème du monde agricole ?

"Pour moi, un agriculteur qui se lève tous les matins et qui n'arrive même pas à vivre de son travail et qui va au boulot 7j/7, c'est un problème. Mais le souci est plus profond : il y a 30 - 40 ans, on pouvait vivre avec une exploitation de 50 ha. Aujourd'hui, avec 100 200 ha, certains n'arrivent pas à vivre. Pourquoi ? Car les charges n'arrêtent pas d'augmenter. Elles ont parfois doublé. Les prix eux, n'ont quasiment pas bougé. Notamment le prix de la viande. Ils étaient autour de 20 francs à l'époque et nous sommes à 3 €. Aujourd'hui on fait tuer une bête : on va toucher 2,6 € 2,8 € si c'est une bonne il y a de morceaux qui vont ressortir à 18-20 euros du kilo à l'étalage ! Où va l'argent ?

 Nous payons des cotisations pour le chômage, mais aujourd'hui on n'a pas droit au chômage. Certains n'ont plus qu'à arrêter et à vendre. Et tout cela pour toucher des retraites de misère. C'est lamentable. Je pense aussi que nous sommes dirigés par des personnes qui n'ont rien a faire des agriculteurs : nous ne représentons que 2 % de la population…

Comment voyez-vous l'avenir ?

"Aujourd'hui, je tire mon chapeau aux jeunes qui veulent s'installer. Nous sommes dans un système du toujours plus. Aujourd'hui on veut des grosses fermes, mais il faut plus de matériel, les investissements sont plus lourds. Je me dis parfois que l'agriculteur est le plus gros ennemi de l'agriculteur. Je le vois. Quand un agriculteur arrête, les autres en toujours plus, c'est un engrenage …il faut investir et aller toujours plus loin …

L'agriculteur le plus gros ennemi de l'agriculteur c'est parfois l'agriculteur lui-même … il y a un engrenage. Quand un agriculteur arrête, les autres, souvent, en veulent toujours plus. C'est un engrenage et ce n'est pas dans ma vision de la profession ni de la vie…

Portrait chinois 

Quelle est la première chose que vous faites le matin en vous levant ?

  • Je prends mon café et je fume ma cigarette 

Votre film préféré ? 

  • Dure ! Il en a tellement. Allez "La ligne verte"

 Votre plat préféré ?

  • Un bon filet mignon en salé et un baba au rhum en dessert

Votre couleur préférée ?

  • Le bleu

Si la réincarnation existait, en quoi ou qui voudriez-vous vous réincarner ?

  • Un chat, mais chez moi !

 Quel événement historique vous a le plus marqué ?  

  • La Coupe du monde de foot 1998

Si vous aviez dû exercer un autre métier, quel serait-il ?

  • Je n'aurais même pas voulu faire un autre métier, je trouve que l'on fait le plus beau métier du monde !

Une qualité ?

  • Je suis gentil

Et votre principal défaut ?

  • Je suis trop gentil ! 

Un modèle ?

  • Mes parents 

Un sport ?

  • Je n'ai pas le temps. J'ai joué au foot, mais plus maintenant !

Pays préféré ?

  • La France

Votre animal préféré ?

  • Je les aime tous ! 

Votre lieu préféré en Franche-Comté  ?

  • Il y en a tellement ! C'est beau la Franche-Comté…

Son portrait sur M6

"Il a perdu confiance en lui depuis son divorce, mais rêve encore de rencontrer l'âme sœur.  Dans son portrait publié sur le site de M6, on apprend que Jean-Paul joue au football, qu'il aime les sorties entre amis et les soirées cinéma. "Cet amoureux de la nature a besoin de retrouver confiance en lui. Il a tendance à s’enflammer très vite, mais s’est souvent cassé le nez. Ce qui ne l’empêche pas de rêver encore d’un grand amour, de tendresse et de partage…  

portrait de la semaine

Il est incollable sur la fête foraine de la Foire Comtoise de Besançon !

Il sait absolument tout sur la fête foraine de la Foire Comtoise à Micropolis Besançon  ! Grand passionné du milieu forain, mais aussi de maquettes en Légo, Maxime a créé en 2012 une page Facebook dédiée à la foire comtoise qui compte près de 3.500 fans. Aujourd’hui âgé de 22 ans, il sait avant tout le monde quelles attractions seront à la foire et connait sur le bout des doigts les spécificités des manèges. Présent tous les jours dans les allées de la fête foraine durant le montage, nous avons rencontré Maxime… 

Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 : " l’élection des Miss n’est pas qu’un concours de beauté, c’est être ambassadrice "

À quelques jours de l’élection de Miss France ce samedi 16 décembre à Châteauroux, nous vous dévoilons la personnalité de Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 figurant parmi les favorites pour le titre de Miss France 2018. C’est le portrait du mois de décembre… 

Portrait chinois de Mathilde Klinguer, Miss Franche-Comté 2017 from maCommune.info on Vimeo.

Rencontre avec le champion de moto Vincent Philippe à quelques jours du Bol d’Or…

À quelques jours de la 81e édition du Bol d’Or 2017 ces 15, 16 et 17 septembre sur le célèbre circuit Paul Ricard, Vincent Philippe s’est arrêté à Besançon pour la projection en avant-première à la Rodia de « I want to be a champion ». Ce film retraçant le parcours du champion de moto endurance sera diffusé au Bol d’Or, sur les chaînes télévisées, dans les concessions Suzuki fin septembre et sur les réseaux sociaux.

Nature

215 macarons pour rappeler aux Bisontins que chaque déchet peut finir dans la rivière

Deux cents quinze macarons en bronze vont progressivement prendre place au pied des grilles d’eaux pluviales, dans les différents quartiers de Besançon. Avec un message simple : ”Ne rien jeter. Ici commence la rivière”. La Ville veut rappeler aux habitants que les déchets laissés sur la chaussée peuvent, avec la pluie, rejoindre les réseaux d’eau et le Doubs.

Prélèvement d’eau dans le Doubs cet été à Besançon : le Parti communiste relance la préfecture

Le Parti communiste de Besançon réclame des réponses de la préfecture sur l’autorisation accordée à la Ville pour prélever directement de l’eau dans le Doubs. Après plusieurs courriers restés "sans réponse", le parti annonce une nouvelle relance et la saisine de la ministre de la Transition écologique.

Une impressionnante branche de platane tombe sur la promenade Chamars à Besançon

Après la branche tombée aux Instants Gourmands à Besançon lors des intempéries du jeudi 27 août 2026, on nous a signalé la chute d’une nouvelle branche de platane sur la promenade Chamars. À l’approche d’un week-end ensoleillé et de Livres dans la Boucle, ces chutes peuvent inquiéter. Guillaume Bailly, adjoint aux espaces verts, a répondu à nos questions.

Météo : un week-end chaud et ensoleillé en Franche-Comté, avec un pic de chaleur dimanche

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À Thise, l’étonnant périple de ces ibis chauves guidés en ULM vers l’Espagne

VIDÉO • Du 27 au 31 août 2026, l'aérodrome de Thise a accueilli un groupe d'ibis chauves en provenance de l’Allemagne et guidé par leurs accompagnatrices en ULM sur leur parcours migratoire en direction de l’Espagne. Nous avons pu les rencontrer afin d’en apprendre un peu plus sur le projet européen LIFE-project consacré à la réintroduction de l’ibis chauve au Nord de l’Europe et porté par l’association Waldrappteam.

Inondations au Népal : le Secours populaire lance un appel à la solidarité

Des inondations dévastatrices ont ravagé le Népal le 26 août dernier, laissant derrière elles des centaines de victimes, de blessés et de personnes disparues. Des milliers de familles, mais aussi des touristes se retrouvent aujourd’hui sans ressources, privés de logement et confrontés à une situation d’urgence. Pour venir en aide à la région et aux personnes sinistrées, le Secours populaire français lance un appel à la solidarité.

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