Sauvadet et Joyandet : tous pour l'union… mais chacun pour soi !

Publié le 10/04/2015 - 10:37
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:44

François Sauvadet pour l'UDI, Alain Joyandet pour l'UMP: la bataille s'envenime à droite pour la tête de liste aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, le député de Côte-d'Or et le sénateur de Haute-Saône appelant à l'union... chacun de son côté. Lors de l'inauguration de ses locaux de campagne à Besançon et Dijon, Alain Joyandet a déclaré qu'il était prêt prêt "à accueillir tous les candidats du centre, comme en 2010". Sauvadet appréciera...

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Alain joyandet (Républicains) et François Sauvadet (UDI) lorgnent tous les deux sur la présidence de la future Bourgogne Franche-Comté ©

Régionales 2015

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Rappel : d’où vient la querelle ? 

Les hostilités ont été ouvertes mi-décembre 2014 quand la Franc-Comtois Alain Joyandet a annoncé sa candidature à l’investiture, provoquant l’ire du premier: François Sauvadet avait dénoncé des « méthodes de soudard » et une « menace pour le rassemblement ». La campagne pour les départementales a imposé une trêve, qui a cessé dès la fin du scrutin. Les bons scores de la droite en Bourgogne et en Franche-Comté n’ont fait que redoubler les appétits.

Le 30 mars, le conseiller régional UDI de Bourgogne Pascal Grappin se félicitait d’une « belle » victoire en « Bourgogne où seule la Nièvre reste à gauche, et en Franche-Comté où seule la Haute-Saône reste à gauche ».

Dans une allusion à peine voilée à Alain Joyandet, M. Grappin estimait néanmoins « dommage pour la Haute-Saône que certains élus aient passé beaucoup de temps à préparer les élections régionales de décembre 2015 en sillonnant la Bourgogne et en organisant des séminaires à Dijon plutôt que de s’occuper des élections dans leur département ». Et le lendemain, l’UDI annonçait négocier avec l’UMP trois têtes de listes, dont la Bourgogne-Franche-Comté pour M. Sauvadet.

  Tous pour « l’union »              

Ce mardi 7 avril 2015, le député et président du conseil départemental de Côte-d’Or a publié une tribune appelant à « l’union de la droite et du centre » pour les régionales, en en faisant non plus « une option, mais une obligation ».« La division est un facteur de trouble, pour les électeurs comme pour les élus et les militants », a ajouté le vice-président de UDI.

François Sauvadet a été tête de liste à deux reprises pour les régionales en Bourgogne, en 2004 et 2010. Deux élections remportées par le socialiste François Patriat, avec une droite désunie il y a onze ans entre le candidat centriste et Jean-Pierre Soisson, président sortant UMP. 

Alain Joyandet : « « Pourquoi une candidature serait-elle plus légitime qu’une autre ? »

M. Joyandet a répliqué jeudi, lors de l’inauguration d’un local de campagne à Dijon: « Je suis prêt à accueillir tous les candidats du centre, comme en 2010 », lorsque la liste de droite qu’il avait conduite en Franche-Comté s’était inclinée face à Marie-Guite Dufay (PS). 

« Lancer un appel à l’union, c’est camper la position selon laquelle les uns seraient pour l’union et les autres contre », a fustigé M. Joyandet. « Pourquoi une candidature serait-elle plus légitime qu’une autre ? », a-t-il lancé, tout en affirmant « ne pas envisager l’hypothèse » que son rival UDI soit investi à la tête d’une liste commune. « Je ne veux pas rentrer dans les bisbilles politiques, a conclu l’ancien ministre UMP. Je travaille pour mettre fin à dix ans de gestion socialiste. »

Info +  : qui soutient qui 

Dans ce combat des chefs entre François Sauvadet et Alain Joyandet pour mener la tête de liste de l’union de la droite et du centre joue aussi la bataille des soutiens.

François Sauvadet revendique « une centaine » de parlementaires et élus des deux régions, cosignataires de sa tribune. Parmi les premiers figurent notamment le député-maire UMP de Dole (Jura) Jean-Marie Sermier, le député-maire UDI de Valdoie (Territoire de Belfort) Michel Zumkeller ou encore Guillaume Larrivé, député UMP de l’Yonne où la droite s’est également divisée aux dernières sénatoriales comme aux départementales.

Le comité de soutien d’Alain Joyandet, présidé par l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, compte entre autres le sénateur-maire UMP de Mâcon Jean-Patrick Courtois, le sénateur UMP de Côte-d’Or Alain Houpert et le sénateur UMP de l’Yonne Henri de Raincourt.

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