Ségur de la santé : vers une revalorisation minimum de 180 euros par mois pour les soignants

Publié le 09/07/2020 - 08:25
Mis à jour le 09/07/2020 - 08:25

Le projet d’accord, présenté par le gouvernement aux syndicats dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 juillet 2020, prévoit une hausse des salaires en deux temps.

 © Pixabay/Valelopardo
© Pixabay/Valelopardo

Le gouvernement a présenté dans le cadre du Ségur de la santé un projet d'accord prévoyant une hausse minimum de rémunération de 180 euros mensuel net pour l'ensemble du personnel hospitalier du secteur public, hors médecins, a appris jeudi 9 juillet l'Agence France-Presse de sources concordantes. Cet accord, présenté aux syndicats dans la nuit de mercredi à jeudi au terme d'une ultime négociation marathon, prévoit une hausse des salaires en deux temps, avec une première revalorisation de 90 euros net en septembre et une seconde de 90 euros net en mars. L'ensemble des salariés paramédicaux (infirmiers, aides-soignants) et non médicaux (techniciens, brancardiers, etc.) des hôpitaux et des Ehpad publics sont concernés par cette mesure, à l'exception des médecins hospitaliers, qui font l'objet de négociations séparées.

Le protocole d'accord, dont la version définitive doit être envoyée jeudi midi aux syndicats, prévoit également une refonte des grilles, c'est-à-dire des salaires prévus selon le déroulement des carrières, pour certains métiers soignants et médico-techniques, ont précisé ces sources à l'Agence France-Presse. Comme annoncé mardi, il comprend également un volet sur l'emploi, avec 15.000 embauches dans les établissements publics, dont la moitié correspondent à des créations de postes et l'autre moitié à des recrutements de personnel qui n'étaient jusque-là pas pourvus.

Un projet d'accord bloqué pour les médecins

Ce projet de protocole d'accord « conduit en l'état à une revalorisation significative des métiers hospitaliers », a réagi auprès de l'Agence France-Presse Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France (FHF), évoquant « une occasion à saisir ». Les syndicats, qui réclamaient initialement une hausse mensuelle de 300 euros pour l'ensemble des personnels du secteur public, devront se prononcer dans les prochains jours sur cet accord, dont le montant global atteint 7,5 milliards d'euros.

Pour les médecins, aucun projet d'accord n'a, en revanche, été présenté à ce stade, les discussions menées mercredi avec les syndicats de praticiens hospitaliers étant restées bloquées faute d'avancée sur l'enveloppe promise par le gouvernement, selon les sources syndicales. La semaine dernière, Olivier Véran avait proposé une enveloppe de 600 millions d'euros pour leurs rémunérations, dont 400 millions pour les médecins et 200 millions pour les internes et étudiants. Les syndicats espéraient une rallonge pour financer de nouveaux échelons en fin de carrière et une hausse des indemnités de gardes et d'astreintes.

(Source AFP)

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