Spheery, une nouvelle application de rencontres "made in Besançon" devrait bientôt voir le jour…

Publié le 16/04/2019 - 09:35
Mis à jour le 07/05/2019 - 16:04

Deux Bisontins, Pierre, 30 ans et Laurent, 43 ans, ont décidé de créer un projet d'application mobile pour faire des rencontres amicales et amoureuses dans la vie réelle. Elle devrait sortir en juillet 2019. En attendant, les deux fondateurs lancent un financement participatif ce mardi 16 avril…

pierreetlaurent
Pierre et Laurent ©DR
PUBLICITÉ

maCommune.info : Pierre, Laurent, qui êtes-vous ? D’où venez-vous ?

Pierre : « Jeune trentenaire, j’ai emménagé à Besançon en 2017, quittant ainsi le Jura qui m’a vu grandir. Il me paraissait impératif de rejoindre cette ville pour créer Spheery, car outre le fait qu’elle m’était la plus familière, mais aussi la plus agréable (je dois avouer être un brin chauvin), j’avais intégré l’Incubateur des Entreprises Innovantes à Témis. Sans diplôme, car je n’aimais pas beaucoup l’école, il m’a fallu beaucoup réfléchir afin de trouver une issue d’émancipation. La voie de l’entrepreneuriat m’était alors apparue comme étant la meilleure solution, car accessible à tous, en tout cas sur papier. En parallèle de ce projet, je suis salarié dans un magasin de pianos au centre-ville, et c’est ainsi que j’ai rencontré mon collègue Laurent à qui j’ai pu parler de mes idées. »

Laurent : « Né à Besançon, je suis parti m’installer, après mes études de développement informatique, à Paris, où j’ai passé douze ans en tant que développeur dans la filiale informatique d’une grande société d’assurances. Revenu en 2013 à Besançon, je me suis alors installé à mon compte, comme développeur web indépendant. J’étais en recherche perpétuelle de nouveaux clients et de nouveaux projets, et le hasard m’a fait rencontrer Pierre chez l’un de mes clients, facteur de pianos au centre-ville. Heureux hasard : nous sommes devenus amis, avec pour passion commune le piano. C’est alors qu’il m’a parlé de Spheery, en me racontant tous les déboires qu’il avait rencontrés, mais aussi en m’énumérant toutes les innovations auxquelles il avait pensé. Et c’est ainsi que j’ai été complètement convaincu, d’une part parce que rien de comparable n’existe aujourd’hui, et d’autre part parce qu’au fil du temps nous nous sommes découvert une parfaite complémentarité. »

mC : Quand et comment vous est venue cette idée de créer une application de rencontres ?

Pierre : « J’ai commencé à travailler sur un projet de réseau social en 2014, le concept était à ce moment-là plutôt vague, malgré une ligne directrice déjà trouvée : faciliter les rencontres et les échanges dans la vraie vie (en dehors du virtuel). Mais entre l’idée et sa réalisation, il y a parfois un gouffre, et outre le fait que le concept était encore flou, le mien (de gouffre) était principalement de nature financière.

C’est en emménageant à Besançon que le concept a réellement pris forme, je ne connaissais alors personne en ce lieu, et d’ailleurs aujourd’hui, à part mes collègues, je connais encore que très peu de monde. J’ai alors utilisé les plateformes de sorties amicales, mais aussi les diverses applications de rencontres amoureuses dans le but d’enrichir ma vie sociale. Je me suis donc confronté à plusieurs problématiques en fonction des plateformes utilisées :

Les plateformes de sorties amicales :

  • Elles sont plutôt usitées à des fins de rencontres amoureuses
  • Elles sont majoritairement peuplées d’utilisateurs issus d’une autre génération que la mienne
  • Elles ne sont plus au goût du jour en terme de fonctionnalités et de design
  • La plus connue de ces plateformes n’est même pas présente sur mobile

Les plateformes de rencontres amoureuses :

  • Trop forte concurrence entre les hommes
  • On se base uniquement sur l’apparence alors que les attirances naissent aussi de plusieurs autres facteurs (la voix, l’humour, le comportement, la manière d’être, etc.)
  • On gaspille beaucoup de temps à s’écrire au travers d’un écran, pas assez de concret
  • Obtenir un rendez-vous est un travail de longue haleine, et même lorsque l’on arrive à en obtenir un, celui-ci manque de naturel et de convivialité, on est souvent déçu
  • Les femmes sont submergées de sollicitations masculines
  • Les sites sont pollués par les faux profils

C’est donc ainsi que m’est venue l’envie de créer Spheery, afin de solutionner une bonne fois pour toutes ces nombreuses problématiques modernes. »

mC : En quoi est-il différent de Tinder et autres app de rencontres existantes ?

Laurent : « En réalité elle est différente sur un très grand nombre de points. Tout d’abord, Spheery est principalement destiné à faire de nouvelles rencontres amicales grâce au partage de sorties, au cours desquelles deux futurs amoureux peuvent se donner rendez-vous. Les rencontres amoureuses se font donc autour d’une passion commune en participant à des sorties que d’autres utilisateurs organisent, par exemple : une randonnée, un apéro, un atelier créatif, un concert, etc. De plus, on motive les utilisateurs à se voir en vrai en ne proposant aucun moyen de communication. »

mC : Sera-t-elle entièrement gratuite ?

Pierre : « Les rencontres amicales seront entièrement gratuites ad vitam aeternam, que vous soyez aussi bien une femme qu’un homme. Les rencontres amoureuses seront quant à elles payantes uniquement pour les hommes, mais à un coût inférieur à tout ce qui se fait sur le marché (les deux premiers mois à partir du jour de lancement seront d’ailleurs gratuits). Vous pouvez aussi profiter de nos abonnements à un tarif encore plus avantageux en participant à notre campagne de financement participatif sur KissKissBankBank « .

mC : Aura-t-elle vocation à donner un coup de pouce pour trouver l’âme soeur ou pour des histoires d’un soir ?

Laurent : « Il n’est pas simple de prévoir le comportement des futurs utilisateurs. Toutefois, dans la mesure où l’application favorise les rencontres amoureuses dans un contexte amical et autour d’une passion commune, les chances de rencontrer l’âme soeur sont maximisées par rapport à une application de rencontres traditionnelle. »

mC : Comment fonctionnera-t-elle ? Comment permettra-t-elle de trouver l’âme soeur ?

Pierre : « L’application propose une mosaïque de profils célibataires, chaque utilisateur peut signifier son attirance envers un autre, et si elle est réciproque, l’application enverra alors une notification à chaque sortie à laquelle l’un d’entre eux participera ou créera. Bien entendu, les utilisateurs auront un contrôle total sur les personnes qui les suivent. Très important : aucun tête-à-tête n’est possible sur Spheery, les sorties se feront obligatoirement à plusieurs afin que les rencontres se fassent de manière totalement sereine. Vous pouvez dorénavant vous pré-inscrire sur spheery.com, on espère vous voir nombreuses et nombreux ! »

mC : Comment pensez-vous financer Spheery et de quelle somme avez-vous besoin ?

Pierre : « Le coût du développement de l’application iOS et Android s’élève à un peu plus de 17 000€. À cela s’ajoutent les frais inhérents à la création d’une société, les campagnes publicitaires sur Facebook, et le « fonds de roulement ». Notre expert comptable a évalué le coût total du projet à 22 000€. J’ai alors mis en vente mon propre véhicule, ce qui a permis de ramener la note à 15000€. On espère, grâce au financement participatif sur KissKissBankBank, pouvoir collecter 5 000€. Il resterait donc 10000€ à financer que nous comptons obtenir à l’aide d’un prêt bancaire. »

Infos +

Infos pratique

 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

La Licra soutient la mère voilée au conseil régional

La Licra soutient la mère voilée au conseil régional

Les "Licra" (ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) de Besançon et Dijon ont annoncé qu’elles accompagneraient la mère voilée dans ses démarches en estimant qu’elle ne méritait pas le bruit et la fureur alors qu’« elle accomplissait un paisible devoir civique » en accompagnant la classe de son fils au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. 

Annie Genevard sur l’incident du voile : « la méthode était détestable, mais sur le fond… »

Annie Genevard sur l’incident du voile : « la méthode était détestable, mais sur le fond… »

La députée du Doubs Annie Genevard (LR), invitée du « petit déjeuner politique » de Sud Radio ce lundi 15 octobre 2019, a réagi à « l’incident du voile » du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. Et a globalement suivi la ligne directrice des Républicains, avec son président Christian Jacob demandant l’interdiction du voile durant les sorties scolaires…

Fatima, la maman voilée s’exprime…

Fatima, la maman voilée s’exprime…

La mère voilée originaire de Belfort qui a déclenché malgré elle la sortie du RN  Julien Odoul au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté s'exprime dans un entretien au site islamophobie.net du collectif contre l'islamophobie en France. Elle souhaite que son fils "passe à autre chose" mais semble garder un goût amer de cette expérience... 

Femme voilée au conseil régional : 90 personnalités demandent à Macron de condamner une « agression »

Femme voilée au conseil régional : 90 personnalités demandent à Macron de condamner une « agression »

Ce mardi 15 octobre 2019, un collectif de 90 personnalités, dont l'acteur Omar Sy, demande "urgemment" à Emmanuel Macron de condamner "l'agression" dont a été victime la femme voilée prise à partie par un élu RN alors qu'elle accompagnait une sortie scolaire au conseil régional de Bourgogne-Franche Comté.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 11.64
couvert
le 20/10 à 3h00
Vent
3.44 m/s
Pression
1006.1 hPa
Humidité
96 %

Sondage