Ecole de la confiance : "Un certain nombre d’inexactitudes grossières ont été véhiculées" selon F. Charvier

Publié le 04/04/2019 - 15:26
Mis à jour le 04/04/2019 - 15:46

La députée exprime son mécontentement dans un communiqué de presse ce jeudi 4 avril 2019 concernant un « certain nombre d’inexactitudes grossières » véhiculées sur les réseaux sociaux ainsi que dans « dans certains médias d’opinion, aux abords des établissements scolaires, voire même dans les carnets de correspondance des élèves ». Ce matin, 250 personnes étaient mobilisées dans les rues de Besançon contre le projet de loi.

Fannette Charvier, députée LeREM du Doubs © Alexane Alfaro
Fannette Charvier, députée LeREM du Doubs © Alexane Alfaro

La députée du Doubs, Fannette Charvier, a tenu à faire un point sur le projet de loi tant contesté par le corps enseignant.

Voici les points sur lesquels Fannette Charvier revient :

Engagement de la communauté éducative

"Il n’y a aucun renforcement du contrôle des enseignants concernant leur liberté d'expression et les sanctions qui peuvent les viser. Pas plus, pas moins que ce que la loi prévoit déjà pour l’ensemble des fonctionnaires".

Instruction obligatoire à partir de 3 ans :

"Les écoles maternelles ne sont pas en danger, au contraire ce texte réaffirme leur importance dans le système scolaire français. Concernant les établissements privés sous contrat pour l’accueil des enfants de 3 à 6 ans qui n’étaient pas encore scolarisés, on estime que cela ne représente que 3.000 élèves supplémentaires, pour lesquels les communes devront contribuer au financement (mais dans une proportion moins grande que pour les établissements publics).

Les mairies ne rogneront pas sur les budgets consacrés à l’école publique pour financer l’école privée. Il n’y aura d’ailleurs pas d’augmentation des dépenses pour les collectivités locales :

  • Pour les mairies qui ont déjà fait le choix de financer leurs écoles maternelles privées, pas de changement ;
  • Pour les mairies qui ne finançaient pas l’école maternelle privée jusque-là?, l’État compensera intégralement la dépense supplémentaire".

Création des EPLESF

Ces Établissements Publics Locaux d’Enseignement des Savoirs Fondamentaux (EPLESF) consistent en un regroupement d’un collège avec une ou plusieurs écoles primaires. "Ces établissements seront crées à l’initiative des collectivités territoriales (départements et commune(s)) et avec l’accord de la communauté éducative. C’est une possibilité laissée aux territoires et en aucun cas la nouvelle norme pour les écoles primaires et les collèges".

"L’EPLESF repose sur une association des établissements et non sur un regroupement forcé", précise la députée. "A certains endroits la communauté éducative préfèrera associer plusieurs écoles avec le collège ; ailleurs, cela pourra être une seule école. Si localement il n’y a pas de volonté de créer un EPLESF, alors il n’y en aura pas. La création des EPLESF n’est pas le cheval de Troie de la disparition des petites écoles rurales. Il n’y aura pas de disparition des directeurs d’école. Soit l’EPLSF compte une école et le directeur pourra devenir s’il le souhaite adjoint au principal du collège, chargé du premier degré, soit il y a plusieurs écoles et on aura donc un principal, un adjoint chargé du premier degré et un responsable par école (les directeurs actuels) qui resteront les interlocuteurs au quotidien des familles et de la municipalité. Le niveau de décharge de chacun des actuels directeurs d’école sera conservé, ainsi que son niveau indemnitaire".

Pré-recrutement des enseignants

Ce nouveau dispositif a pour objectif  "d'aller chercher des étudiants dès la L2 pour leur permettre, de s'approprier progressivement l'environnement scolaire et l'exercice du métier d'enseignant", indique Fannette Charvier.

"Il s'agit d'un contrat de pré-professionnalisation de trois ans, ce qui permet de sécuriser la trajectoire jusqu'au concours. Les étudiants en licence ne donneront pas des cours à la place des professeurs et ne les remplaceront pas en cas d'absence. Les étudiants-professeurs seront immergés progressivement dans leur futur métier :

  • en L2 : "phase de découverte opérationnelle devant les élèves. Accompagnement des devoirs dans le 1er degré et missions de type " devoirs faits " dans le 2nd degré, observation en classe et éventuellement co-intervention et gestion de petits groupes".
  • en L3 : idem avec une part croissante de co-intervention sous la responsabilité du professeur tuteur - en 1ère année de Master : exercice en responsabilité sous le tutorat du professeur réfèrent".

"Il faut bien avoir à l'idée qu'il ne s'agit que de 8h hebdomadaires de présence en établissement ; le reste de la semaine, ils sont à l'université. Pour autant, les choses ne sont pas figées. Le Ministre est à l’écoute et reçoit cette semaine l’ensemble des organisations syndicales. Pendant ce temps, le projet de loi continue son parcours législatif au Sénat avant de revenir une dernière fois à l’Assemblée avant la trêve estivale. Des précisions pourront donc être apportées", conclut la députée.

Education

La Région Bourgogne-Franche-Comté offrira la Carte Avantages Jeunes aux bacheliers qui travaillent cet été

Les nouveaux bacheliers de Bourgogne-Franche-Comté qui choisiront de travailler pendant les vacances d'été pourront bénéficier de la Carte Avantages Jeunes offerte par la Région. À l'initiative du président Jérôme Durain, cette mesure vise à saluer l'engagement des jeunes qui occupent un emploi saisonnier pour financer leurs études, préparer leur avenir ou acquérir une première expérience professionnelle.

Inquiets, les parents d’élèves de l’école maternelle Picardie interpellent le Dasen et le maire de Besançon

Les parents d’élèves de l’école maternelle Picardie ont souhaité adresser une lettre au directeur académique des services de l’Éducation nationale ainsi qu’au maire de Besançon afin de les alerter sur les conséquences de la fermeture d’une classe pour la rentrée 2026-2027.

Laurent Croizier élu vice-président de la mission parlementaire sur “le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique” 

Face à la baisse des effectifs scolaires et à ses conséquences sur l’organisation du service public d’éducation, l’Assemblée nationale a créé une mission d’information consacrée au "maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique". Le député du Doubs Laurent Croizier a été élu vice-président de cette mission, aux côtés du président David Habib et du Rapporteur Loïc Kervran, a-t-on appris ce jeudi 2 juillet 2026.

L’université Marie et Louis Pasteur et la Fédération Française de Boxe s’associent pour préserver “un patrimoine méconnu”

L’Université Marie et Louis Pasteur (UMLP) a signé une convention de partenariat avec la Fédération Française de Boxe le 24 juin dernier, au bénéfice du Centre Lucien Febvre, unité de recherche rassemblant des enseignants-chercheurs et doctorants en histoire et histoire de l’art.

À Besançon, un rassemblement le 1er juillet pour réclamer des écoles adaptées aux fortes chaleurs

Un rassemblement est organisé mercredi 1er juillet 2026 devant la mairie de Besançon. L'initiative de parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau vise à sensibiliser aux conséquences des épisodes de chaleur dans les écoles bisontines et à demander la mise en place de mesures d'urgence ainsi que de solutions durables.

Une nouvelle école d’ornithologie de la LPO ouvrira en Haute-Saône à la rentrée 2026

La LPO Bourgogne-Franche-Comté poursuit le développement de son offre de formation en ouvrant une nouvelle école d’ornithologie à Vaivre-et-Montoille, Haute-Saône, pour l’année 2026-2027. Cette initiative fait suite au succès de la première école implantée à Belfort.

Chaleur : les parents de l’école de Bregille interpellent la Ville de Besançon sur les conditions d’accueil

Les parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau ont adressé, le 25 juin 2026, une lettre ouverte au maire de Besançon afin d'alerter sur les conditions d'accueil des enfants lors des épisodes de fortes chaleurs. Le courrier, également transmis au préfet du Doubs, au directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN), à l'inspecteur de l'Éducation nationale de Besançon 1 et à la directrice du service Éducation de la Ville, demande la mise en œuvre de mesures d'urgence et d'aménagements durables.

Canicule : le Snes-FSU dénonce une absence de consignes globales dans l’académie de Besançon

Alors que l’académie de Besançon est placée en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, le Snes-FSU critique la gestion de la situation par les autorités académiques. Le syndicat estime que les établissements sont contraints de faire face seuls à des conditions de travail et d’enseignement particulièrement difficiles.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 20.51
nuageux
le 13/07 à 08h00
Vent
1.12 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
69 %

Sondage