Vincent Peillon doit annoncer sa candidature à la primaire de la gauche

Publié le 10/12/2016 - 08:56
Mis à jour le 10/12/2016 - 09:07

L'ancien ministre de l'Éducation Vincent Peillon sera l'invité du journal de 20h00 de France 2 dimanche, où il devrait annoncer sa candidature à la primaire initiée par le PS, a indiqué vendredi 9 décembre son entourage à l'AFP. Certains se demandent quelles personnes se cachent derrière cette candidature surprise. Pierre Moscovici fait partie des noms avancés.

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© Rectorat45
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Plusieurs députés proches de M. Peillon ont confirmé mercredi son souhait de se lancer dans la course, après 2 ans d’une quasi-retraite politique.

Les députés Eduardo Rihan Cypel et Patrick Mennucci, le sénateur David Assouline – tous identifiés historiquement comme des « peillonistes » – ont déjà apporté leur soutien à M. Peillon, tout comme le député Patrick Bloche. Le député Sébastien Denaja, fidèle parmi les fidèles de François Hollande, devrait suivre, une fois la candidature de M. Peillon officialisée.

L’entourage d’Anne Hidalgo a assuré que la maire de Paris, sans avoir suscité cette candidature, la regardait « d’un bon œil« .

Aux yeux de ses soutiens, la candidature de M. Peillon présente l’avantage d’être au « point d’équilibre » de la gauche.

Selon plusieurs élus socialistes interrogés par l’AFP, la candidature de M. Peillon aurait été encouragée par « des proches de Stéphane Le Foll » – lui aussi un fidèle du chef de l’Etat. D’autres y voient la main du commissaire européen Pierre Moscovici, ou encore de Martine Aubry. Tous pronostiquent au candidat de la dernière heure « beaucoup de parrainages« .

« Je vois bien ce qui va se coaliser: des anciens Hollandais qui ne sont pas à l’aise avec Manuel Valls sur les questions sociétales, des proches de Moscovici, des aubrystes, des ségolénistes« , commente un député européen.

Manuel Valls a accueilli plutôt fraichement cette candidature. « On ne peut pas être candidat pour affaiblir. C’est ma conception. On ne peut pas être candidat contre« , a-t-il dit mercredi. La candidature de M. Peillon n’est pas nécessairement non plus une bonne nouvelle pour Arnaud Montebourg et Benoît Hamon : si elle affaiblit Manuel Valls au premier tour, elle peut aussi lui apporter un réservoir de voix pour le second.

Proche de Benoît Hamon, le député Pascal Cherki, a raillé vendredi auprès de la presse cette candidature, la comparant à celle de Jean-François Copé, « qui occupait aussi une position centrale à l’UMP« , et qui a obtenu 0,3% des voix à la primaire de la droite.

« Quand vous êtes là pour être au centre, vous envoyez comme message que vous êtes là pour sauver l’appareil. Ce n’est pas le sujet des électeurs de gauche« , a-t-il dit en marge d’une conférence de presse de M. Hamon.

(Source : AFP)

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