Violences à Dijon : neuf gardes à vue prolongées après les fouilles de lundi

Publié le 23/06/2020 - 10:37
Mis à jour le 23/06/2020 - 11:53

La garde à vue des neuf personnes interpellées lors d'une nouvelle opération de fouilles organisée à la suite des violences survenues à Dijon, a été prolongée ce mardi 23 juin 2020 de 24 heures, a-t-on appris de source judiciaire.

"L'enquête continue", a indiqué sans plus de précisions le procureur de la République, Eric Mathais, dans un communiqué. Les neuf gardés à vue ont été interpellés lundi, tôt dans la matinée, lors de nouvelles fouilles dans le quartier sensible des Grésilles et à Saint Apollinaire, dans la banlieue de Dijon.

L'opération, la deuxième en trois jours aux Grésilles, a permis de saisir trois carabines démontées et des sacs contenant entre 2 et 3 kilogrammes de cartouches. Ont également été découverts des tubes servant de lanceurs à tirs de mortiers.

De faibles quantités de cannabis, de cocaïne et d'héroïne ont aussi été saisies, ainsi qu'une somme totale de 3.150 euros. Vendredi, lors de la précédente opération, de la résine de cannabis, un couteau, 25 cocktails molotov, ainsi que des plaques minéralogiques belges avaient été saisis.

Ces fouilles font suite aux violences survenues du 12 au 15 juin, aux Grésilles notamment, lors desquelles des hommes encagoulés étaient apparus sur des vidéos munis de ce qui semblait être des fusils d'assaut ou des pistolets automatiques. Le procureur a récemment souligné que certaines de ces images n'avaient pas été tournées à Dijon.

Ces violences ont eu lieu après une série d'actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène, qui voulaient se venger de l'agression d'un adolescent qu'ils imputent à des dealers des Grésilles. Dans l'enquête concernant ces faits, six Tchétchènes ont été interpellés et placés en garde à vue jeudi. Deux ont été mis hors de cause, tandis que les quatre autres ont été mis en examen, dont trois placés en détention provisoire. Le quatrième suspect est resté libre sous contrôle judiciaire.

Lundi soir à Strasbourg, des associations tchétchènes ont "condamné fermement" les expéditions punitives. "Nous sommes en France, nous devons respecter la loi française", a déclaré lors d'une conférence de presse Zelimkhan Chavkhalov, membre de l'Association tchétchène d'intégration (ATI).

"Nous voulons passer un message de paix et de respect envers toutes les communautés", a déclaré Chokuev Naourbek, directeur de l'association Vivre. "On est en bons termes avec la communauté maghrébine", a renchéri Shamil Albakov, porte-parole de l'Association Tchétchènes d'Europe, qui fédère une trentaine d'associations sur le continent.

(Source AFP)

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