18 ans de réclusion pour un meurtre dans un quartier sensible de Belfort

Publié le 25/10/2014 - 12:06
Mis à jour le 25/10/2014 - 12:06

Un homme a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Vesoul dans la nuit de vendredi à samedi, pour avoir tué par balle un jeune de 19 ans en 2011, dans le quartier sensible des Résidences de Belfort.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Au terme de cinq jours de procès, Mounir Zehani, 26 ans a été reconnu coupable du meurtre de Chemsedine Bouyahia et de tentative de meurtre sur l'oncle de la victime. L'avocat général Alexandre Chevrier avait requis 20 ans. Un deuxième accusé, Sofiane Maamri, âgé de 27 ans a été condamné à 12 ans de réclusion pour tentative de meurtre et son frère, Mehdi Maamri, a écopé de 3 ans pour violences en réunion.Un quatrième accusé, âgé de 16 ans au moment des faits, a été condamné pour complicité de meurtre à 4 ans de prison, dont 18 mois avec sursis et mise à l'épreuve.

Rappel des faits

Le 8 octobre 2011, vers 5 heures du matin, la police intervient dans le quartier sensible des Résidences à Belfort. Sur place, elle découvre Chemsedine Bouyahia, 19 ans, allongé par terre et mortellement touché d'une balle de calibre 9 mm à la tête. Le jeune homme a été tué au terme d'une soirée qui avait commencé quelques heures plus tôt par la dispute de l'oncle de la victime avec l'homme de 26 ans reconnu coupable du meurtre. Au cours de la soirée, plusieurs armes de poing passent de mains en mains et une dizaine de coups de feu sont tirés.

"C'est le procès d'une balle perdue"

Tous les protagonistes de l'affaire, qui avaient bu de l'alcool, sont connus de la justice pour des faits de trafic de stupéfiants, de violences, de port d'arme ou de vol. "C'est le procès d'une balle perdue", a plaidé l'avocat de l'accusé principal, Me Randall Schwerdorffer. "On ne peut pas établir que c'est lui qui a tiré sur la victime, avec qui il n'avait aucun contentieux", a-t-il commenté. L'avocat du deuxième accusé de 27 ans, Me Jérôme Pichoff, a démontré que son client "n'a tué personne" et "n'est pas l'auteur du coup mortel". "Rendre la justice c'est rendre à chacun ce qui lui appartient. On ne rendra jamais rien à la famille de Chemsedine Bouyahia", a souligné Me Sandrine Arnaud, avocate de la mère du défunt, évoquant la souffrance de sa famille.

(Source : AFP)

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