Alstom Belfort : le plan de sauvetage en bonne voie, selon le gouvernement

Publié le 29/11/2016 - 09:06
Mis à jour le 29/11/2016 - 13:38

Le gouvernement a assuré lundi 28 novembre 2016 que le plan pour le maintien des activités ferroviaires et industrielles du site d’Alstom de
Belfort était en bonne voie, qu’il s’agisse des investissements promis par l’industriel ou des commandes de rames et locomotives par la SNCF.

 ©
©

"Nous tenons nos engagements pour pérenniser le site de Belfort", a indiqué le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue à l'issue de la première réunion du comité de suivi national du plan de sauvetage de l'usine, lundi après-midi à Bercy.

60 millions d'investissement programmés

Alstom a ainsi entériné l'investissement de 30 millions d'euros qu'il doit réaliser pour développer et produire une nouvelle gamme de locomotives hybrides, selon Christophe Sirugue. "Huit millions d'euros supplémentaires ont déjà été injectés par le constructeur sur cette plateforme de locomotives, et l'État va de son côté investir quatre millions d'euros pour soutenir son développement, dans le cadre du programme d'investissements d'avenir", a-t-il annoncé. Sur le "TGV du futur", développé conjointement avec la SNCF, ce sont 30 autres millions d'euros qui doivent être investis par Alstom à Belfort, a rappelé le secrétaire d'État à l'Industrie.

5 millions pour le simulateur de conduite et le développement de véhicule hybride

La diversification du site, en particulier avec les activités de services et de maintenance mais aussi de simulateur de conduite et de développement de véhicule hybride avec pile à combustible, est un autre enjeu crucial. Alstom a versé un million d'euros en octobre pour l'aménagement d'un nouveau bâtiment industriel consacré à la maintenance des rames TGV, qui doit faire de Belfort un centre européen de référence dans ce domaine. "Alstom a confirmé les 5 millions d'euros prévus sur ce dispositif avec un million d'euros d'ores et déjà engagés en 2016, et 2,5 millions d'euros début 2017", s'est félicité Christophe Sirugue.

Les commandes de trains

En ce qui concerne les achats de trains décidés en accéléré par le gouvernement début octobre, qui ont fait polémique, la validation définitive des trente trains d'équilibre du territoire (TET) sera inscrite au conseil d'administration de SNCF Mobilités du 16 décembre, tout comme la commande par la SNCF de six rames TGV pour la ligne Paris-Milan.

La commande des quinze rames TGV pour la ligne Bordeaux-Marseille sera elle soumise au conseil d'administration de SNCF Mobilités en janvier, et celle de 20 locomotives de secours le sera d'ici mars 2017. Le PDG d'Alstom, Henri Poupard-Lafarge, a noté "avec intérêt les précisions apportées sur le planning des commandes" annoncées le 4 octobre dernier, censées "assurer la continuité de la production industrielle des sites de
Belfort, La Rochelle et Reichshoffen".

"On a des pistes très claires qui vont permettre de diversifier le site de Belfort, autrefois trop spécialisé", s'est réjoui le député-maire (LR) de Belfort, Damien Meslot. "En terme de suivi et d'actions sur les commandes de TGV et la diversification du site, c'est très satisfaisant", a aussi salué André Fages, délégué syndical CFE-CGC à Alstom Belfort.

"Il n'y a pas eu d'annonce d'embauches ce qui est inquiétant"

Si l'activité du centre de maintenance doit permettre d'embaucher 20 personnes dès janvier, le maintien à terme de l'activité demeure une inquiétude pour certains syndicalistes comme Florian Jardinier, représentant de la section FO à Belfort. "Il n'y a pas eu d'annonce d'embauches ce qui est inquiétant car d'ici fin 2018 il peut y avoir 200 personnes de moins à Belfort", en raison des départs en pré-retraite et des déplacements de poste, a-t-il dit à l'AFP.

Le site franc-comtois employait 1.400 salariés dans les années 1990 contre moins de 500 au moment de l'annonce le 7 septembre dernier du transfert de la production de trains vers l'usine alsacienne de Reichshoffen.

(Source : AFP)

alstom belfort

Le syndicat FO Alstom s’inquiète de l’avenir du site dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron

Le syndicat central FO Alstom exprime ses inquiétudes sur l’avenir d’Alstom depuis son mariage ferroviaire avec Siemens dans une lettre ouverte au président de la République. Depuis le 27 septembre 2017,  Siemens est entré au capital d’Alstom à hauteur de 50 % dans le cadre d’un rapprochement « entre égaux ». L’État français n’est pas actionnaire du groupe. 

Le plan de sauvetage d’Alstom Transport confirmé par Bruno Le Maire

Suite à une rencontre avec les élus locaux et le préfet du Territoire de Belfort ce vendredi 4 août à Bercy, le ministre de l’Économie a déclaré qu’au-delà du plan de sauvetage, il était nécessaire de réfléchir à des mesures à plus long terme pour définir une véritable stratégie industrielle pour le groupe Alstom.

La SNCF confirme la commande de 15 TGV à Alstom

Le conseil d’administration de SNCF Mobilités a approuvé ce jeudi 23 février 2017  la commande au constructeur Alstom de 15 rames TGV, annoncée en octobre par le gouvernement pour sauver le site de Belfort, a indiqué la SNCF

Alstom : des élus demandent à François Hollande “d’user de toute son influence pour déclencher les commandes”

Dans une lettre ouverte datant de ce mardi 21 février 2017 au président de la République François Hollande, quatre élus du Territoire de Belfort lui demandent de « rassurer » les salariés d’Alstom en usant « de toute son influence pour déclencher » les commandes citées dans le plan de sauvetage de l’État. Une lettre qui prépare la visite du président à l’usine de Belfort ce mercredi 22 février.

Economie

France Active Bourgogne-Franche-Comté : une nouvelle structure régionale dédiée au financement des entrepreneurs engagés

Les associations France Active Bourgogne et France Active Franche-Comté unissent leurs forces pour donner naissance à France Active Bourgogne-Franche-Comté, une nouvelle structure régionale dédiée au financement et à l’accompagnement des entrepreneurs engagés, des structures de l’ESS et des territoires en transition, apprend-on ce mois de juillet 2026.

Juratoys obtient la médaille d’argent EcoVadis et renforce sa démarche RSE

Le groupe français Juratoys, spécialisé dans les jouets éducatifs et créatifs, annonce dans un communiqué du 7 juillet 2026 avoir obtenu la médaille d’argent EcoVadis avec un score de 76/100. Décernée par l’organisme international d’évaluation des performances en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), cette distinction place l’entreprise dans le top 15 % des sociétés évaluées au cours des douze derniers mois à périmètre équivalent.

En Bourgogne-Franche-Comté, les micro-entreprises gagnent du terrain, mais restent fragiles

En forte progression depuis plusieurs années, les micro-entreprises représentent désormais un tiers des très petites entreprises de Bourgogne-Franche-Comté. Si elles contribuent à l'emploi et au maintien des services, leurs revenus demeurent modestes et leur pérennité reste limitée, selon une étude de l'Insee publiée jeudi 9 juillet 2026 par Patrice Perron et Bénédicte Piffaut.

Le renouveau de l’ancienne gigafactory McPhy de Belfort-Fontaine

À l’occasion d’une rencontre organisée la semaine dernière à Bruxelles, le député européen Christophe Grudler (Renew Europe – MoDem) a échangé avec les dirigeants de John Cockerill Hydrogen sur l’avenir de l’ancienne gigafactory McPhy de Fontaine, dans le Territoire de Belfort. À l’issue de cet entretien, il s’est dit rassuré par les engagements du repreneur et participera, vendredi 10 juillet 2026, à l’inauguration du premier stack d’électrolyse polymère entièrement conçu et fabriqué en France sur le site de Fontaine.

Restauration, beauté, marque… Monoprix engage un vaste plan de modernisation de tous ses magasins d’ici 2030

À partir de ce mois de juillet, Monoprix lance un important programme de rénovation de l'ensemble de ses magasins en France. L'enseigne du groupe Casino prévoit de moderniser progressivement son parc d'ici à 2030, avec un investissement global de 325 millions d'euros. Le premier magasin transformé a été inauguré le 6 juillet à Aix-en-Provence, marquant le début de ce chantier national.

Matthias Marc et son épouse ouvrent La Maison des Cimes à Malbuisson cet été

À Malbuisson, sur les rives du lac Saint-Point, troisième lac naturel de France, Matthias et Hanna Marc ouvriront début août 2026 La Maison des Cimes, un établissement qui réunit un hôtel de neuf chambres, un restaurant gastronomique et un bistrot au feu de bois. Pensée comme une destination dédiée à la Franche-Comté, à ses paysages et à son art de vivre, La Maison des Cimes marque également le retour de Matthias Marc sur son territoire d'origine après douze années passées à Paris.

La Région veut “renforcer la place de la Bourgogne-Franche-Comté au sein de la base industrielle et technologique de défense nationale”

La Région Bourgogne -Franche -Comté , Grand Belfort Communauté d'Agglomération, en partenariat avec la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, l’AER BFC, l'ADNFC et la French Tech BFC, ont organisé le 2 juillet 2026 la troisième édition de la Journée découverte des opportunités de marchés dans l’industrie de la Défense à Bourogne.

Made in chez Nous : à la rencontre des artisans qui façonnent le Doubs

QUOI DE 9 ? • Poussez la porte d'un atelier d’horloger, respirez l'odeur du bois fraîchement coupé, observez la confection d’articles de cuisine haut de gamme... Dans le Doubs, 60 entreprises ouvrent leurs portes pour raconter leur métier ! Le label Made in chez Nous, animé par Doubs Tourisme depuis plus de dix ans, invite les plus curieux (et les gourmands) à découvrir ce qui se fabrique tout près de chez eux, loin des visites touristiques classiques.

Grande braderie d’été à Besançon : le centre-ville s’est éveillé au rythme des bonnes affaires…

DIAPORAMA • Les rues du cœur de Besançon ont retrouvé, ce vendredi matin, leur parfum de fête et de bonnes affaires. Dès les premières heures d’ouverture, les visiteurs étaient déjà nombreuses et nombreux à flâner entre les étals et les boutiques participantes à la grande braderie d’été organisée par l’Union des commerçants de Besançon.

Après 10 ans chez Carglass, il lance son entreprise indépendante de remplacement de pare-brise en Franche-Comté

Après dix ans à travailler chez Carglass, un "Bisontin de coeur " a finalement fait le choix de se détourner des grands groupes pour créer sa propre entreprise de remplacement de pare-brise à domicile avec son meilleur ami. Depuis le 1er juin 2026 Les Bisontins du pare-brise interviennent dans toute la Franche-Comté.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 25.84
peu nuageux
le 12/07 à 11h00
Vent
3.57 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
56 %

Sondage