Assassinat de Samuel Paty : quatre autres collégiens mis en examen, dont trois pour "complicité"

Publié le 26/11/2020 - 11:55
Mis à jour le 26/11/2020 - 11:42

Quatre autres collégiens ont été mis en examen mercredi dans l’enquête sur l’assassinat du professeur Samuel Paty, décapité le 16 octobre après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, a appris l’AFP ce jeudi 26 novembre 2020 de source judiciaire.

 ©
©

Trois de ces mineurs, âgés de 13 et 14 ans, ont été mis en examen pour "complicité d'assassinat terroriste", soupçonnés d'avoir désigné la victime à l'assaillant Abdoullakh Anzorov devant leur collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a précisé cette source. 

La quatrième personne, mise en examen pour "dénonciation calomnieuse", est la fille de Brahim Chnina, le parent d'élève à l'origine de la campagne médiatique contre M. Paty, lui-même poursuivi et écroué.

Ces quatre adolescents ont été placés en garde à vue lundi ou mardi à la demande des juges d'instructions antiterroristes du tribunal de Paris chargés de l'enquête. Tous ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire à l'issue de leur présentation aux magistrats instructeurs, a ajouté la source judiciaire. Ce nouveau coup de filet porte à 14 le nombre de personnes poursuivies dans cette affaire.

Deux premiers collégiens de 14 et 15 ans avaient été mis en examen pour "complicité d'assassinat terroriste" le 21 octobre, accusés d'avoir désigné l'enseignant à l'assaillant contre "300 à 350 euros", avait indiqué le procureur antiterroriste Jean-François Ricard.

Brahim Chnina, le parent d'élève à l'origine de la campagne de dénigrement du professeur, et le militant islamiste qui l'avait soutenu, Abdelhakim Sefrioui, sont également poursuivis pour "complicité". Les deux hommes avaient accusé le professeur de "discrimination" envers les élèves musulmans sur la foi du récit de la fille de M. Chnina, élève de Samuel Paty.

Cette dernière n'avait toutefois pas assisté au cours où le professeur avait montré des caricatures du prophète de l'islam, le 6 octobre. Mais elle était présente la veille lorsque Samuel Paty avait prévenu ses élèves de la teneur du cours du lendemain, et l'avait accusé d'avoir alors demandé aux collégiens musulmans de se signaler. Le père et la fille étaient allés porter plainte au commissariat contre Samuel Paty le 7 octobre.

Samuel Paty, enseignant de 47 ans, a été décapité le 16 octobre à la sortie du collègue du Bois d'Aulnes à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, un réfugié russe tchétchène de 18 ans, pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors de deux cours début octobre sur la liberté d'expression. Abdoullakh Anzorov, radicalisé depuis plusieurs mois selon sa famille mais inconnu des services de renseignement, avait été abattu par les policiers qu'il attaquait après son crime.

(Source AFP)

samuel paty

La France se souvient de Samuel Paty

Un an après • De nombreuses écoles, ses collègues enseignants et Emmanuel Macron lui rendront hommage. Un an après l’innommable, la France s’apprête à honorer la mémoire de Samuel Paty, dont l’assassinat a causé une vague d’émotion profonde dans tout le pays.
 
 

Le groupe RN demande à Marie-Guite Dufay de donner le nom de Samuel Paty à l’un des lycées de Bourgogne Franche-Comté

Dans une lettre du 22 octobre 2020, Julien Odoul, président du groupe Rassemblement national au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté demande à la présidente de région de donner le nom de Samuel Paty à l’un des 129 lycées de la région et l’organisation d’une exposition des caricatures de Charlie Hebdo à Dijon.
 

Hommage à Samuel Paty au lycée Pergaud de Besancon : “Assassiner un professeur touche le coeur même de notre république, notre démocratie, notre laïcité…”

Enseignants, personnels, élèves, parents. Plus de 250 personnes de l’ensemble de la communauté éducative se sont réunies ce mercredi 21 octobre 2020 dans la cour du lycée Pergaud à Besançon pour rendre hommage au professeur d’histoire-géographie tué vendredi dernier près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine.

Justice

Procès Némésis : un rassemblement contre l’extrême droite et en soutien à Anne Vignot ce mercredi à Besançon

Un rassemblement de soutien à Anne Vignot est organisé à l’appel de plusieurs organisations politiques et syndicales mercredi 27 mai 2026 à 12h45 devant le tribunal judiciaire de Besançon. Celui-ci intervient dans le cadre du procès du collectif identitaire d’extrême droite Némésis prévu le jour même.

La Cour de cassation rejette le recours de Frédéric Péchier sur sa demande de mise en liberté

La Cour de cassation a rejeté mardi 12 mai 2026 le recours de l'anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre à perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, qui réclamait sa remise en liberté pour préparer son procès en appel, a-t-on appris de source judiciaire.

Vols de camions chez des artisans du Haut Doubs : 126 gendarmes mobilisés et 12 personnes interpellées

Mardi 5 mai 2026, une opération judiciaire a été menée simultanément dans les départements du Doubs, de la Côte d’Or et de la Haute-Saône pour des faits de vol avec trois circonstances aggravantes, blanchiment d’argent, escroquerie, travail dissimulé et non-justification de ressources.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 29.88
ciel dégagé
le 27/05 à 15h00
Vent
2.64 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
34 %

Sondage