Besançon : une infirmière condamnée pour avoir commandité l'assassinat de son mari

Publié le 08/02/2024 - 15:07
Mis à jour le 08/02/2024 - 15:07

Une infirmière de 54 ans a été condamnée à Besançon à cinq ans de prison, dont quatre avec sursis, après avoir payé 10.200€ pour faire assassiner son mari, qui finalement n'a pas été tué, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

 © Élodie R.
© Élodie R.

La quinquagénaire, jugée pour "mandat criminel", avait accumulé une "haine terrible" au fil des années contre son mari, père de ses trois enfants, qui la trompait et avec lequel elle était en instance de divorce, après 25 ans de vie commune, selon le procureur Etienne Manteaux. Celui-ci avait requis à l'audience mercredi quatre ans de prison, dont deux ans avec sursis, devant le tribunal correctionnel de Besançon.

L'animateur d'une vingtaine d'années recruté pour commettre l'assassinat a lui été condamné à huit mois de prison ferme. Domicilié dans l'Essone et déjà connu de la justice pour diverses escroqueries, il a affirmé qu'il n'avait jamais eu l'intention d'exécuter ce contrat.

Elle recrute un animateur rencontré en Italie

Les faits remontent au mois d'avril 2019 quand un habitant de Besançon dépose plainte : il explique alors avoir été contacté par une personne affirmant avoir été recrutée par sa femme pour l'assassiner. L'individu lui explique ne pas vouloir le tuer mais lui réclame 15.000 euros, en échange de preuves sur ce qu'il avance, a indiqué à l'AFP Me Jérôme Pichoff, l'avocat du mari.

La mise sur écoute des protagonistes par les enquêteurs de la police judiciaire a confirmé la véracité du scénario. L'infirmière, alors domiciliée à Périgueux, a reconnu avoir recruté un animateur, rencontré dans un centre de vacances près de Naples, en Italie, pour assassiner son mari. "J'étais désespérée, en dépression, j'avais perdu toute lucidité", a-t-elle déclaré mercredi lors de son procès, selon France Bleu Besançon.

Jalousie, haine et argent

"Le moteur de son passage à l'acte, c'est la jalousie, la haine et une préoccupation financière", relève Me Pichoff. "Elle se sent bafouée: son mari s'est séparé d'elle, il est en train de refaire sa vie avec une autre femme et elle a peur de perdre son train de vie", poursuit-il, soulignant qu'elle espérait toucher l'assurance-vie de 150.000 euros de son époux en le faisant tuer avant que leur divorce soit prononcé.

(AFP)

Justice

Lenteur de la justice : un problème d’effectifs pointé par la cour d’appel de Besançon

Si le thème des violences sexuelles est un sujet sensible, il l’est d’autant plus depuis la mort de Lyhanna, collégienne assassinée dans le Gers en juin dernier. Plusieurs mobilisations en France dénoncent la lenteur de la justice. Qu’en est-il exactement ? La cour d’appel de Besançon a souhaité faire un point ce 3 juillet 2026 avec les élus locaux du ressort pour répondre à leurs interrogations à ce sujet.

Chatons torturés et tués dans le Doubs : le mineur reconnu coupable, une décision saluée par la CNDA

Poursuivi pour avoir torturé et mis à mort des chatons avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux , le mineur a été reconnu coupable des faits le 1er juillet 2026 par le tribunal pour enfants de Besançon. Constituée partie civile aux côtés de 17 autres associations de protection animale, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) a pris acte de cette première décision de justice.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Meurtre d’un jeune à Montbéliard : après trois jours de traque, un homme interpellé en Espagne

Paul-Edouard Lallois, procureur de Montbéliard a tenu une conférence de presse ce 29 juin 2026 aux côtés de Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) du Doubs, suite au décès du jeune Ulysse Bihouis Camara survenu la nuit du 13 au 14 juin à Montbéliard.

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Incendie de Crans Montana : demande de charges alourdies visant les co-propriétaires français

Deux avocats ont réclamé aux magistrats suisses une requalification des charges pesant sur le couple de Français co-propriétaires du bar de Crans-Montana incendié en janvier, après la révélation d'échanges de ces derniers avec des employés attestant de leur connaissance d'un risque d'incendie, ont confirmé mercredi 10 juin 2026 une avocate et une magistrate.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 20.44
couvert
le 07/07 à 23h00
Vent
1.66 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
67 %

Sondage