Bourgogne : le faux gendarme s'en sort avec une amende et du sursis

Publié le 15/02/2020 - 09:14
Mis à jour le 15/02/2020 - 09:14

Il portait la tenue et s’était fait prendre à utiliser un gyrophare: un faux gendarme arrêté dans la Nièvre a écopé ce vendredi 14 février 2020 au tribunal correctionnel de Nevers d’une amende de 200 euros et de quatre mois de prison avec sursis.

 © Succo via Pixabay
© Succo via Pixabay

Cet homme de 51 ans, résidant à la fois en région parisienne et dans la Nièvre, avait été contrôlé une première fois fin septembre près de la capitale, un gardien de la paix ayant remarqué son gyrophare. Il avait alors affirmé son appartenance à la gendarmerie.

Si les fonctionnaires l'avaient laissé partir, des contrôles d'identité et d'immatriculation avaient éventé la supercherie et le quinquagénaire avait finalement été arrêté en décembre par les gendarmes de Château-Chinon (Nièvre).

Un "culte" à la gendarmerie

Les perquisitions de ses deux résidences avaient permis de découvrir une panoplie complète des différentes tenues de gendarmes: cérémonie, intervention, treillis, chemises, tee-shirt... Et les enquêteurs avaient mis la main sur plusieurs décorations, comme la médaille militaire, ainsi que sur des insignes et titres divers.

L'enquête de voisinage, dans la Nièvre, avait aussi révélé que le prévenu avait fait en plusieurs occasions référence à un passé tout à fait imaginaire dans la gendarmerie. Ce dernier a sans doute agi en raison "d'une certaine frustration de n'avoir jamais pu devenir gendarme", a commenté le président du tribunal pendant l'audience.

De fait, cet homme vouait "un culte à la gendarmerie" depuis son service militaire mais avait échoué à l'intégrer, avait indiqué en décembre le parquet de Nevers. L'aspirant gendarme avait acheté tout ce matériel sur internet ce qui, en soi, n'est pas répréhensible, mais il se servait "de cette fausse qualité par  écrit auprès de potentiels employeurs", avait précisé le parquet.

L'homme, qui reconnaissait les faits, risquait jusqu'à trois ans de prison et devait répondre d'usurpation de qualité, de port illégal d'uniforme et de décoration, ainsi que de faux et usage de faux. Le tribunal l'a finalement relaxé de ce dernier chef.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 2.1
couvert
le 22/01 à 21h00
Vent
1.38 m/s
Pression
999 hPa
Humidité
90 %