Bruno Le Maire annoncera sa candidature aux primaires à Vesoul

Publié le 23/02/2016 - 12:09
Mis à jour le 15/04/2019 - 14:02

Comme nous vous l'annoncions dans un article du 5 février 2016, Bruno Le Maire annoncera sa candidature à la primaire des Républicains à Vesoul ce mardi 23 février 2016 à Vesoul.

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Bruno Le Maire ©dr/page facebook de Bruno Le Maire

C’est officiel !

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A 46 ans, l’ancien ministre de l’Agriculture annoncera dans la soirée sa candidature -un secret de Polichinelle depuis plusieurs mois- depuis Vesoul un territoire « rural », d’une France « discrète », qui ne « fait pas parler d’elle », glisse-t-il. Le FN a frôlé les 40% au second tour des régionales de décembre 2015 dans ce département de l’est de la France.

Celui qui a fait partie des « Mousquetaires » de la droite, ces quadras chiraquiens prometteurs (Baroin, Copé, Jacob, Pécresse, Chatel) aujourd’hui dispersés façon puzzle, sillonne la France depuis des mois.

« Le renouveau, c’est Bruno »

A son compteur, « plus de 320 déplacements », dit-il, et la construction d’un réseau, fruit de « quatre ans de boulot ». Il a récemment publié le soutien d’une centaine d’élus locaux ainsi que celle d’une trentaine de députés et sénateurs, dont Alain Chrétien, député-maire de Vesoul.

Ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin (2006-2007) à Matignon, normalien et scolarisé chez les jésuites, Bruno Le Maire revendique une « organisation militaire ».

Les tee-shirts siglés « Le renouveau, c’est Bruno » sont prêts, de même que son QG parisien, aux allures de loft, situé près de Saint-Germain-des-Près, quartier littéraire et artistique qu’il habite et qu’il affectionne.

Ses presque 30% récoltés à l’élection pour la présidence de l’UMP en novembre 2014 l’ont propulsé parmi les quadras qui comptent, aucun de ses rivaux n’ayant osé défié Nicolas Sarkozy. « Il a pris une longueur d’avance sur tous ceux de sa génération », explique l’ex-ministre Roselyne Bachelot citée dans une biographie récente consacrée à Le Maire.

« Kennedy à la française » ?

Entre deux ex-Premiers ministres (Fillon et Juppé) déjà lancé et un ancien président de la République (Sarkozy) probable candidat, Bruno Le Maire sait toutefois qu’il est un outsider qui part à la « conquête ». « Le seul qui peut bousculer le jeu » actuellement dominé par Juppé dans les sondages, « c’est moi », confie-t-il à l’AFP.

« Remettre la France en marche »

Ce fan de Proust et de Nietzsche, lui-même écrivain publié chez Gallimard, raconte avoir pris conscience de la nécessité de renouveler la classe politique et ses idées depuis 2012. Il veut « remettre la France en marche ».

Et ses partisans y croient dur comme fer. « Il n’y rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue », cette citation de Victor Hugo s’étale en grand sur un tableau du QG. Quant au projet, près de « 300 bénévoles » phosphorent dessus depuis plusieurs semaines.

« Il a un potentiel immense, il peut être un Kennedy à la française! », proclame un parlementaire qui le soutient. Mais, à l’heure de la grande défiance envers les politiques, certains le taxent d’opportuniste. « Rien de ce qu’il dit n’est marquant », lâche même un ancien ministre.

Bruno Le Maire (aussi) sort son livre

Il fait pourtant parfois des propositions tranchantes : expulser les étrangers fichés S, privatiser Pôle Emploi… En 2011, alors chargé du projet à l’UMP, il avait relancé le débat sur la fiscalisation des allocations familiales, aussitôt vertement tancé par sa famille politique. Il a été l’un des rares à droite à s’abstenir lors de la loi sur le mariage homosexuel à l’Assemblée.

Sitôt candidat, Bruno Le Maire entamera la promotion de son livre « Ne vous résignez pas! », manifeste qui sort jeudi en librairie. Ensuite l’ancien ministre de l’Agriculture passera -grand classique façon Chirac- pas moins de trois jours au Salon de l’Agriculture.

(Source : AFP)

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