LFI dénonce des ”méthodes indignes et irresponsables”
Dans un communiqué intitulé ”Invectiver, censurer, passer en force : la méthode Fagaut”, les élus LFI estiment qu’un nouveau cap aurait été franchi lors de ce conseil municipal, qui a duré près de huit heures. Le groupe affirme que le maire a multiplié les interruptions et les attaques à l’encontre de l’opposition. Selon les élus insoumis, Ludovic Fagaut a notamment ”invectivé, méprisé, coupé les prises de parole de l’opposition” et réglé ses comptes avec l’ancienne maire.
Le communiqué évoque également des propos qualifiés de ”masculinistes” à l’encontre de Séverine Véziès et reproche au maire d’avoir révélé publiquement des informations relatives à son lieu d’habitation. LFI souligne que l’élue est régulièrement menacée par des personnes présentées comme appartenant à l’extrême droite. Les élus insoumis dénoncent ainsi des "méthodes indignes et irresponsables”.
Des désaccords sur l’armement et la vidéosurveillance
Au-delà du déroulement des débats, LFI conteste également les conditions dans lesquelles plusieurs dossiers ont été examinés. Le groupe cite notamment deux rapports inscrits à l’ordre du jour : l’un consacré à une convention entre les polices municipale et nationale concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre portant sur une extension du dispositif de vidéosurveillance, inscrits dans les derniers points à voter dans l'ordre du jour.
Pour les élus LFI, les documents présentés ne fournissaient pas suffisamment d’éléments pour permettre à l’assemblée délibérante de se prononcer en connaissance de cause. Le groupe affirme en particulier qu’un diagnostic préalable de sûreté et de sécurité du territoire serait nécessaire avant toute nouvelle convention entre les polices municipale et nationale.
Le communiqué soutient qu'”un programme électoral ne vaut pas un diagnostic” et présente ce diagnostic comme ”un travail factuel et professionnel d’analyse et concertation”. Les élus insoumis annoncent qu’ils vont examiner ”toutes les options de recours possibles” concernant les points qu’ils contestent. Ils indiquent également avoir participé, le 19 septembre, à une mobilisation avec 36 autres organisations contre la loi dite ”permis de tuer XXL” et contre les réponses qu’ils qualifient d’”exclusivement sécuritaires” de la municipalité.


