Corse, déchéance de la nationalité : Chevènement réagit aux sujets chauds de fin d’année

Publié le 30/12/2015 - 10:18
Mis à jour le 30/12/2015 - 10:20

Sur I-Télé, Jean-Pierre Chevènement a jugé mercredi que la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français et condamnés pour terrorisme était une mesure "symbolique" non dissuasive mais importante "du point de vue des valeurs".  Sur le dossier Corse, l'ancien ministre a affirmé que que les républicains devaient "combattre les nationalistes aussi bien que le Front national"

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Jean-Pierre Chevènement ©roman mCi
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« Si on prend la lutte contre le terrorisme, on peut dire qu’elle n’est pas nécessaire, parce qu’effectivement, les gens qui se font sauter au milieu d’une foule innocente ne se laisseront pas dissuader par la perspective du retrait de leur passeport », a déclaré l’ancien ministre de la Défense puis de l’Intérieur sur I-Télé, qualifiant les jihadistes de « sauvageons ».

« Mais si on place dans la perspective de la réussite l’intégration, (…) c’est important pour faire prendre au sérieux la question de la nationalité », a-t-il poursuivi. « C’est une mesure symbolique, qui ne concernera que quelques dizaines de cas, mais les mesures symboliques ont une importance du point de vue des valeurs (…) Être Français, c’est un plébiscite de tous les jours », a-t-il dit, citant le philosophe et historien Ernest Renan, auteur du célèbre discours « Qu’est-ce qu’une nation? »

  • Le projet de réforme constitutionnelle adopté par le Conseil des ministres le 23 décembre, qui prévoit l’inscription de l’état d’urgence et l’élargissement de la déchéance de nationalité aux binationaux nés Français et condamnés pour terrorisme, sera examiné à l’Assemblée à partir du 3 février.

Corse: les républicains doivent « combattre les nationalistes aussi bien que le FN »

Par ailleurs,  Jean-Pierre Chevènement a affirmé que les républicains devaient « combattre les nationalistes aussi bien que le Front national », estimant que ces premiers avaient « toujours porté des mots d’ordre xénophobes », après un week-end marqué par des dérapages racistes à Ajaccio.

« Je pense qu’ils (les nationalistes, NDLR) ont toujours porté des mots d’ordre qui étaient des mots d’ordre xénophobes. Je ne dis pas tous, mais souvent », a déclaré l’ancien ministre de l’Intérieur, interrogé sur l’existence ou non de liens entre le nationalisme corse et les actes xénophobes perpétrés à Ajaccio ce week-end.

M. Chevènement a cité les inscriptions « arabi fora » (« les Arabes dehors ») « écrit(es) sur les murs de l’île depuis fort longtemps ». « Quand on est républicain, on ne l’est pas à moitié, on doit combattre les nationalistes aussi bien que le Front national », a-t-il poursuivi.

Dans une interview à L’Opinion publié lundi, l’ancien ministre a reproché à l’État de n’avoir « jamais fait barrage au nationalisme corse ». L’actuel ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve effectue ce mercredi 30 décembre 2015 une visite à Ajaccio.

  • Depuis les premières violences l’après-midi du 24 décembre (une école saccagée, des incendies de palette…) et le « guet-apens » tendu aux pompiers la nuit de Noël, le quartier populaire des Jardins de l’Empereur a été le théâtre de plusieurs manifestations au cours desquelles ont été proférés des slogans racistes tels que « Arabi fora » (les Arabes dehors).
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