Coupure électrique d'un centre de vaccination: pas un acte "politique", assure le suspect

Publié le 22/07/2021 - 19:23
Mis à jour le 22/07/2021 - 19:23

L’adolescent de 17 ans suspecté d’être à l’origine de la coupure d’électricité qui a touché le centre de vaccination d’Audincourt dimanche a assuré n’avoir eu « aucune intention malveillante » ou « politique », a indiqué jeudi le parquet de Montbéliard

 © Luan D
© Luan D

La coupure électrique, qui a duré moins d’une heure et demie grâce à l’intervention des services municipaux, avait « mis en péril les 5.383 doses de vaccins » stockées dans le bâtiment, selon Martial Bouquin, le maire d’Audincourt.

L’élu a précisé qu’une analyse a permis d’établir que les doses étaient « en bon état », et que l’Agence régionale de santé a autorisé leur utilisation.

Ariane Combarel, procureur de la République, décrit dans un communiqué ce qui s'apparente davantage à une bêtise d'adolescent qu'à un acte revendicatif d'un opposant à la vaccination.

Auditionné dans le cadre de l'enquête, le jeune suspect a annoncé s'être approché "par curiosité" du coffret d'alimentation électrique du centre de vaccination, situé à l'extérieur du bâtiment et qui n'était pas verrouillé.

Après avoir touché à certaines commandes, il aurait déclenché une alarme. "Paniqué" il s'est d'abord éloigné, avant de revenir pour manipuler "tous les disjoncteurs, ce qui a fait taire l'alarme". Il a ensuite quitté les lieux.

L'adolescent "affirme n'avoir eu aucune conscience que son geste pouvait mettre en péril les vaccins stockés" et n'avoir pas eu "d'intention malveillante" ou "politique".

Le parquet précise qu'"aucun élément ne relie le mineur à un quelconque mouvement de mise en cause de la vaccination".

Une information judiciaire a cependant été ouverte jeudi pour "tentative de destruction de biens destinés à l'utilité publique", afin "d'approfondir les investigations", a indiqué Mme Combarel. Dans ce cadre, le parquet a requis le placement sous contrôle judiciaire de l'adolescent.

Justice

Une militante de Némésis jugée pour diffamation contre l’ancienne maire de Besançon

Une peine de travail d'intérêt général a été requise mercredi 27 mai 2026 à Besançon à l'encontre d'une militante du collectif d'extrême droite Némésis, jugée pour diffamation envers l'ancienne maire écologiste Anne Vignot. Le tribunal correctionnel de Besançon rendra sa décision le 3 juillet.

Procès Némésis : un rassemblement contre l’extrême droite et en soutien à Anne Vignot ce mercredi à Besançon

Un rassemblement de soutien à Anne Vignot est organisé à l’appel de plusieurs organisations politiques et syndicales mercredi 27 mai 2026 à 12h45 devant le tribunal judiciaire de Besançon. Celui-ci intervient dans le cadre du procès du collectif identitaire d’extrême droite Némésis prévu le jour même.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.87
légère pluie
le 05/06 à 00h00
Vent
4.66 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
98 %

Sondage