Davos: pandémie, "virus des inégalités" et rebond chinois au menu

Publié le 25/01/2021 - 10:30
Mis à jour le 25/01/2021 - 10:43

Le Forum économique mondial, qui abandonne cette année les neiges de Davos au profit d’un format complètement virtuel, s’est ouvert lundi 25 janvier 2021 avec le discours du président chinois Xi Jinping, dont le pays semble avoir tourné la page du coronavirus, sur le plan économique du moins. Plus tard dans la journée, la présidente de la BCE Christine Lagarde débattra, aux côtés du ministre français de l’Economie Bruno Le Maire, de son homologue allemand Peter Altmaier et du PDG de Goldman Sachs, de la manière de « restaurer la croissance économique ».

C'est, avec la maîtrise d'une pandémie qui continue à tuer partout dans le monde, la question clé pour les officiels, responsables d'entreprises et scientifiques participant à cette semaine de tables rondes virtuelles.

L'optimisme qui a prévalu en novembre quand les vaccins sont devenus une réalité n'est plus de mise en ce début d'année, marqué par l'imposition de nouvelles restrictions et la progression de variants du coronavirus.

Lors de l'édition 2020 du WEF, l'apparition en Chine d'une mystérieuse pneumonie - qui n'était pas encore une pandémie - ne suscitait encore qu'une vague inquiétude.

L'élite économique réunie dans la cossue station alpine était plus intéressée par les passes d'armes entre Donald Trump et Greta Thunberg que par le confinement décrété à Wuhan.

Un an plus tard, alors que le milliardaire républicain vient de quitter à contrecoeur la Maison Blanche, le continent asiatique revient sur le devant de la scène pour cette 51e édition, sur le thème: "Une année cruciale pour rebâtir la confiance".

L'Europe fera acte de présence via le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel ou la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

La toute fraîche administration Biden, qui a entrepris de renouer avec le multilatéralisme, dépêche, elle, l'immunologue Anthony Fauci, conseiller de la présidence sur la pandémie. Ainsi que John Kerry, l'envoyé spécial pour le climat, qui sera certainement bien accueilli après la décision du nouveau président démocrate de faire revenir les Etats-Unis dans l'accord de Paris.

L'Asie sera représentée par les présidents chinois et sud-coréen, et les premiers ministres indien et japonais.

Comme un symbole, après cette première session virtuelle, "Davos" se transportera en mai à Singapour, loin de la station de ski suisse où se déroule habituellement ce symposium créé en 1971 par le professeur allemand Klaus Schwab.

"Virus des inégalités"

La raison invoquée est la "sécurité sanitaire", la cité-Etat, qui n'a eu à déplorer que 29 morts, étant jugée plus sûre que Genève, un temps évoquée comme solution de repli.

Cet accent particulier mis sur l'Asie par les organisateurs du Forum économique mondial fait écho au résultat d'une étude récente de l'assureur-crédit Euler Hermès montrant qu'à la faveur de l'épidémie, le PIB chinois devrait égaler le PIB américain dès 2030, soit deux ans plus tôt qu'anticipé avant la crise.

Seule grande économie à avoir dégagé une croissance en 2020, de 2,3%, la Chine a aussi gagné des parts de marché: son excédent vis-à-vis des Etats-Unis s'est accru de 7% en 2020, signant l'échec de la guerre commerciale menée par Donald Trump.

Un autre grand sujet débattu cette semaine sera celui de la montée des inégalités et du risque que cela fait peser sur la cohésion des sociétés - et ce alors que le nom de Davos symbolise, pour ses critiques, la toute-puissance de l'argent et les dérives de l'ultra-libéralisme. Les organisateurs entendent d'ailleurs "refonder le capitalisme".

Oxfam a appelé à taxer les plus riches pour combattre "le virus des inégalités", selon le titre de son rapport annuel publié lundi, et qui chaque année fait figure de piqûre de rappel pour les participants au Forum économique mondial.

Alors que des millions de personnes ont plongé dans la pauvreté, les milliardaires ont vu leur fortune augmenter de 3.900 milliards de dollars entre le 18 mars et le 31 décembre 2020, a calculé l'ONG.

(AFP)

Politique

Département du Doubs : l’opposition dénonce des “renoncements silencieux” sur le budget et le climat

Dans un communiqué, suite à l'assemblée départementale de ce lundi 22 juin, le groupe d’opposition Doubs Solidaire critique fortement la gestion budgétaire et les choix politiques de la majorité départementale, évoquant notamment des écarts entre les annonces et les réalisations, ainsi qu’un recul des investissements et des politiques climatiques.

Noyades à Besançon : l’opposition demande une réunion en urgence et des lieux de baignade sécurisés

Le groupe des Écologistes, Génération.s et société civile et de la France Insoumise demandent à la municipalité la mise en place de lieux de baignade sécurisés suite au drame survenu ce samedi 20 juin 2026 non loin du barrage Micaud. Une demande partagée par le groupe DSES au Conseil départemental du Doubs.

Précarité alimentaire et grande distribution : la députée Dominique Voynet interpelle les enseignes bisontines

Dans un courrier du 11 juin 2026 adressé aux responsables des principales enseignes de la grande distribution de la ville, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet alerte sur la précarité alimentaire et appelle à une évolution des pratiques autour des collectes solidaires en magasin.

Refus d’obtempérer : le ministre de l’Intérieur reprend une proposition du député du Doubs Laurent Croizier

Le député de la première circonscription du Doubs, Laurent Croizier, affirme que ses propositions visant à renforcer les sanctions contre les refus d’obtempérer ont été reprises dans un projet de loi du gouvernement. Dans un communiqué daté du 18 juin 2026, il salue une évolution législative qu’il attribue à ses démarches auprès du ministère de l’Intérieur.

Saluts nazis à la Citadelle : les gestes délictuels se multiplient au musée de la Résistance

Le conseil municipal de Besançon a été informé juedi 18 juin 2026 d'une augmentation des gestes et comportements délictuels constatés à la Citadelle, en particulier au Musée de la Résistance et de la Déportation. Lors d'une intervention en séance, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, a détaillé les mesures prises par la Ville face à ces incidents en forte augmentation.

Temps de parole, blâmes, arrêt possible de la séance : quelles nouvelles règles à venir au conseil municipal de Besançon ?

Lors de la conférence de presse mensuelle organisée avant le conseil municipal du 18 juin 2026, Ludovic Fagaut, maire de Besançon, a annoncé avoir "toiletté" le règlement intérieur afin d’installer un nouvel article permettant des sanctions lors de troubles à l’assemblée.

Déplacement de palmier sur le Pont Battant : les écologistes défendent “une action symbolique”

Pour une même action, deux camps et donc deux visions s’affrontent une nouvelle fois à Besançon. Samedi 13 juin 2026, quelques personnes ont tenté de déplacer l’un des palmiers récemment installé sur le Pont Battant avant d’être interpellées par la police, alertée par des passants. Si la Ville de Besançon a rapidement qualifié les faits de vol et annoncé son intention de porter plainte. Les Écologistes, par la voix de leur président Anthony Poulin, ont pour leur part défendu une "action symbolique".

Dominique Voynet poursuit sa tournée de “grande écoute” dans le Doubs

La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, poursuit en juin 2026 sa démarche de "grande écoute" engagée à l’automne dernier. Cette initiative vise à rencontrer les habitants de sa circonscription, en particulier ceux résidant dans les secteurs les plus éloignés de sa permanence située à Besançon.

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.14
ciel dégagé
le 24/06 à 05h00
Vent
1.95 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
78 %

Sondage