Eaux minérales : l'Anses recommande "une surveillance renforcée" des sites de Nestlé

Publié le 05/04/2024 - 14:17
Mis à jour le 05/04/2024 - 14:32

Mise en cause supplémentaire pour Nestlé : l'agence sanitaire Anses recommande "une surveillance renforcée" des sites de captage d'eaux du géant suisse de l'agroalimentaire en raison "d'un niveau de confiance insuffisant" pour assurer "la qualité sanitaire" des eaux minérales.

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) prône "la mise en place d'un plan de surveillance renforcé qui contribuera à disposer de mesures microbiologiques et chimiques fiables", dans une note transmise mi-octobre au ministère de la Santé, révélée jeudi matin par Le Monde et franceinfo, dont l'AFP a obtenu une copie.

D'après le courrier de saisine de l'Anses par les agences régionales de santé (ARS) d'Occitanie et du Grand-Est, daté du 28 avril 2023, figurant en annexe de la note, la société mise en cause est Nestlé. Dans le reste du document, toutes les mentions des marques et des sites concernés sont masquées.

L'Anses a confirmé à l'AFP avoir été saisie par ces deux ARS pour "déterminer les conditions d'une surveillance renforcée de filières d'eau conditionnées" et avoir envoyé ses conclusions au ministère de la Santé le 16 octobre 2023, mais précise que "beaucoup d'éléments étant couverts par le secret des affaires, il était convenu que l'expertise ne soit pas rendue publique".

Contactée par l'AFP, Sophie Dubois, directrice générale de Nestlé Waters France assure que cette note "n'a pas été portée à (sa) connaissance" et tient "à réaffirmer haut et fort que (...) toutes les eaux minérales naturelles mises sur le marché en France sous les marques Hépar, Contrex, Vittel ou Perrier peuvent être consommés en toute sécurité".

Hépar, Contrex et Vittel sont embouteillées dans les Vosges, tandis que Perrier est mis en bouteille à Vergèze (Gard).

"Il n'y a pas de sujet sur la sécurité alimentaire", insiste la dirigeante. Elle mentionne la possibilité d'une présence de "traces résiduelles" de pesticides, mais "très significativement inférieures aux normes en vigueur pour les eaux minérales".

De son côté, la CGT de Nestlé Waters Supply Est (NWSE) "a demandé la tenue d’un CSE extraordinaire afin d’avoir au plus vite les explications de la direction".

Contaminations d'origine fécale

Sur la base des données fournies par les deux ARS, l'Anses relève de "multiples constats de contaminations microbiologiques d'origine fécale" au niveau des sources, qui rendent nécessaire "une surveillance renforcée élargie à un panel de paramètres qui permettront de préciser la vulnérabilité des ressources par rapport à une contamination par des virus pathogènes transmissibles par voie hydrique".

Cette note intervient alors qu'une enquête préliminaire pour tromperie est ouverte par le parquet d'Epinal à l'encontre de Nestlé Waters, soupçonné d'avoir eu recours à des traitements illégaux pour purifier ses eaux minérales, à la suite de premières révélations du Monde et de Radio France.

La saisine de l'Anses par les autorités sanitaires intervient "suite à l'identification par les pouvoirs publics sur différents sites d'exploitation de la présence de systèmes de traitement en amont des points de surveillance mis en place à la suite d'une dégradation de la qualité des ressources", souligne l'agence dans sa note.

"La confiance n'y est pas, il faut cesser la commercialisation et rappeler les bouteilles", plaide l'association de défense des consommateurs Foodwatch.

"Concernant les produits finis, eaux embouteillées, aucune recommandation n'est formulée", précise cependant l'Anses, avant d'ajouter que la présence en "valeurs positives" ou "au-delà des seuils réglementaires" d'éléments microbiologiques ou chimiques "autres que ceux constitutifs et caractéristiques de l'eau minérale (...) ne devraient pas conduire à la production d'eaux embouteillées afin de garantir la qualité sanitaire des eaux minérales naturelles produites".

La réglementation concernant les critères de qualité des eaux minérales naturelles est plus stricte celle concernant l’eau du robinet, que ce soit au moment du captage ou une fois en bouteilles.

Un arrêté de 2007 indique ainsi que "à l'émergence et au cours de leur commercialisation, les eaux doivent être exemptes de germes témoins de contamination fécale, de parasites et de microorganismes pathogènes".

Dans ses conclusions, l'Anses renvoie aux ARS d'Occitanie et du Grand-Est la responsabilité de "faire le choix entre les exigences de surveillance qu'elles entendent, selon le cas, suggérer ou prescrire aux exploitants, et les recommandations qu'elles mettront en oeuvre au titre du contrôle sanitaire qu'elles commanditeront".

Contacté par l'AFP, le ministère de la Santé n'a pas répondu aux sollicitations.

(Source AFP)

Santé

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

À Besançon, un rassemblement le 1er juillet pour réclamer des écoles adaptées aux fortes chaleurs

Un rassemblement est organisé mercredi 1er juillet 2026 devant la mairie de Besançon. L'initiative de parents d'élèves vise à sensibiliser aux conséquences des épisodes de chaleur dans les écoles bisontines et à demander la mise en place de mesures d'urgence ainsi que de solutions durables.

Canicule : la CGT du Centre hospitalier de Novillars réclame des mesures durables

Alors que le Doubs est placé en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, la CGT du centre hospitalier de Novillars prend acte des mesures annoncées par la direction à l’issue de la cellule de crise du 25 juin. Brumisateurs, aménagements d’horaires, suspension de certaines activités et adaptations organisationnelles apportent, selon le syndicat, une réponse immédiate à la situation. La CGT rappelle toutefois avoir alerté la direction dès septembre 2025 sur la nécessité d’anticiper des épisodes de fortes chaleurs devenus récurrents.

Canicule à Pontarlier : le CHI de Haute-Comté active le “Plan Bleu” dans ses EHPAD

Face à l'épisode de fortes chaleurs annoncé ces prochains jours, le Centre hospitalier intercommunal (CHI) de Haute-Comté a déclenché le "Plan Bleu" dans l'ensemble de ses établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Objectif : assurer la sécurité, le bien-être et la prise en charge des résidents les plus vulnérables.

Chaleur : les parents de l’école de Bregille interpellent la Ville de Besançon sur les conditions d’accueil

Les parents d'élèves de l'école de Bregille Plateau ont adressé, le 25 juin 2026, une lettre ouverte au maire de Besançon afin d'alerter sur les conditions d'accueil des enfants lors des épisodes de fortes chaleurs. Le courrier, également transmis au préfet du Doubs, au directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN), à l'inspecteur de l'Éducation nationale de Besançon 1 et à la directrice du service Éducation de la Ville, demande la mise en œuvre de mesures d'urgence et d'aménagements durables.

Les produits “spécial été” sont-ils vraiment bons pour la santé ? Valentine Caput répond…

Chaque été, les rayons des supermarchés se remplissent de boissons et desserts présentés comme légers, naturels ou adaptés à une alimentation équilibrée. Mais derrière les promesses marketing, que valent réellement ces produits ? Notre diététicienne bisontine Valentine Caput nous en parle.

Canicule : le Snes-FSU dénonce une absence de consignes globales dans l’académie de Besançon

Alors que l’académie de Besançon est placée en vigilance rouge canicule depuis le 25 juin 2026, le Snes-FSU critique la gestion de la situation par les autorités académiques. Le syndicat estime que les établissements sont contraints de faire face seuls à des conditions de travail et d’enseignement particulièrement difficiles.

Canicule : les 8 départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge à partir de jeudi

Météo-France a placé l’ensemble des huit départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge canicule à compter de la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin 2026. Cette décision intervient dans le cadre d’un épisode de chaleur exceptionnel qui touche une grande partie du territoire national et qui devrait atteindre son paroxysme jeudi. Selon Météo-France, la vigilance rouge correspond à une situation météorologique ”d’intensité exceptionnelle” susceptible d’avoir des impacts sanitaires majeurs sur l’ensemble de la population.

La cancoillotte, le fromage qui pourrait bien détrôner le skyr dans les réfrigérateurs des Français(es)

Longtemps cantonnée aux tables de Franche-Comté, la cancoillotte est en train de vivre une seconde jeunesse. Ce fromage fondu à l'apparence modeste s'impose désormais comme la nouvelle coqueluche des réseaux sociaux, des adeptes de fitness et des consommateurs soucieux de leur alimentation. Au point de menacer le règne du skyr, ce produit laitier venu d'Islande qui occupait jusqu'ici le devant de la scène des aliments riches en protéines.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 30.28
couvert
le 30/06 à 17h00
Vent
3.48 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
47 %

Sondage